Les projets du cursus Fashion Green Business -4

Les projets du cursus Fashion Green Business -4

Julien dubois, Loïc Debradander

Au commencement était la matière 

Un des enjeux pressants de la Mode est de remplacer deux matières polluantes et ou trop consommatrices d’eau : le coton et le polyester.

La nécessité de réduire l’élevage afin de baisser la production de CO2 et le sujet de la maltraitance animale entraînent recherche et solutions nouvelles.

Deux des projets entrant dans le cursus Fashion Green Business sont centrés sur la matière.

Julien Dubois – projet Pholcus (le lin)

Qui es-tu Julien ?

Je suis Julien Dubois, urbaniste de formation et je suis fonctionnaire territorial en disponibilité.

Après avoir été adjoint au maire de Lille, j’ai pu comprendre que si l’action politique est nécessaire, elle ne suffit pas à changer le monde. De plus, après plusieurs expériences professionnelles et militantes, j’ai aussi besoin “d’entreprendre”. Cette réelle envie de créer une entreprise et d’installer une activité économique pour m’accomplir personnellement. Pourtant je n’ai pas fait d’école de commerce, ni d’école d’ingénieur textile.

 

 

Julien Dubois - projet Pholcus

Qu’est-ce que tu aimes ?

J’aime les gens… mais pas la foule. J’apprécie ma ville mais je me désole de la voir peu à peu se dévitaliser économiquement. Et surtout, j’aime l’idée que les habitants consomment et produisent localement afin de devenir plus autonomes et plus prospères.

Quel est ton projet ?

Je porte un projet d’une marque-fabricante en circuit-court : Pholcus.

Je souhaite mettre en place une unité de production de proximité qui pourra tricoter, couper et confectionner des tee-shirts en lin à Lille.

Les consommateurs pourront acquérir un vêtement écologique, beau et abordable tout en contribuant à la création d’emplois locaux. Pour adapter la production aux besoins des clients et pour promouvoir les savoir-faire des acteurs de la filière du lin, les ateliers seront situés en ville et seront ouverts au public.

Qu’attends-tu de ce cursus ?

Pour réussir ce projet industriel et commercial, je n’y arriverai pas tout seul et j’aurai besoin  :

    • de m’entourer en mobilisant une communauté de citoyens-consommateurs dans la perspective de créer la coopérative Pholcus ;
    • de constituer une équipe salariée pour combler toutes les compétences que je n’ai pas. Par exemple : stylistes, couturiers, conducteurs de métier à tricoter, marketeurs, etc ;
    • d’explications sur certaines étapes du processus de fabrication du jersey lin et de la confection de vêtements à partir de ce matériau ;
    • de me constituer un réseau pour boucler enfin le budget de mon étude-action FIDESS. Et pour trouver les bonnes personnes de la future équipe salariée, pour l’acquisition des machines, pour faire connaitre le projet.

 

Loïc Debrabander – projet Vegskin

Qui es-tu Loïc ?

Je me présente Loïc, après avoir gravi quelques strates de postes commerciaux, un burn out, c’est finalement un licenciement économique qui aura été l’élément déclencheur de ma volonté d’entreprendre refrénée depuis des années.

Qu’est-ce que tu aimes ?

Je veux trouver des solutions et essayer.
J’aime m’évader de longues heures durant à vélo pour prendre du recul et réfléchir.
J’apprécie faire découvrir les beautés de la nature à ma fille de 3 ans et demi.

Loic Debrabandere - projet Vegskin

Quel est ton projet ?

Je porte avec ma compagne un projet : Vegskin est une solution végétale low-tech alternative au cuir. Cette matière nouvelle est issue de la valorisation de fruits impropres à la consommation. Nous pouvons lui adosser un backing de Lin ou de coton sans aucuns solvants.

 

Qu’attends-tu de ce cursus ?

    • Continuer à trouver des solutions, techniques essentiellement ;
    • Acquérir des compétences dans ces domaines pour fabriquer des produits sur mesure en fonction des cahiers des charges. N’étant pas issue de l’univers textile ou cuir, ni chimiste ;
    • Me faire aider sur la structuration et d’autres petites astuces.

Tous les projets de la formation FASHION GREEN BUSINESS sont accompagnés par 12 coachs entrepreneurs et experts des différents métiers indispensables.

Un accompagnement spécifique de 1 an est mis en place sur leurs indicateurs durables.

Nous souhaitons à Julien et Loïc de progresser intensément durant ces 4 mois de formation et coaching.

Une deuxième session démarre en septembre.

Pour obtenir des infos : hello@fashiongreenhub.org.

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Re-industrialiser ?

Re-industrialiser ?

Atelier Plateau Fertile

Nous lisons et voyons en ce moment beaucoup d’échanges et d’histoires fantasmées sur la relocalisation de la confection textile.

Voici notre point de vue :

La comparaison de prix est mortifère

Non un article fabriqué en France ne coûtera pas le même prix qu’un article fabriqué en Chine ou en Moldavie en coût de confection. Parce que le salaire mensuel chargé est trois à cinq fois plus élevé. Ni en coût d’exploitation (loyers, charges…).

Il est donc mortifère de tenter d’obtenir ce « même prix » sur le territoire. Cela ne peut conduire qu’à des ateliers misérabilistes aux conditions de sécurité dangereuses.

Oui il faut l’assumer, la production française sera plus chère. Non le coût minute n’est pas de 25€ par heure : le coût minute (prix de la minute vendue à un client) doit comprendre l’intégralité des coûts de l’usine loyer, encadrement, charges, formation, investissements, développement de produits (gradations voire patronages). Il est de 50 à 60 centimes la minute donc 30 à 36€ de l’heure avec des équipes professionnelles dans un atelier aux normes (pas de tas de cartons ou tissus et un système électrique sécurisé).

La production française sera plus chère. De 30% à 300% pour des articles usuels t-shirts chemises ou robes selon le temps nécessaire. Elle sera peut-être de qualité équivalente mais elle sera là. Idéalement répartie sur tout le territoire au plus près des marchés, sans risques de transport ou de guerre géopolitique, sans risque d’exploitation.

Elle sera à proximité capable de travailler en « circuit court »  ce qui donne un avantage « zéro risque » très fort dans les années à venir.  La proximité permet également de créer plus vite et à moindre coût de meilleurs produits.

Quand les têtes et les mains sont ensemble, les produits sont mieux pensés et conçus jusqu’au bout.

Co-création Plateau Fertile

Le volume est mortifère

Il est tout aussi mortifère de tenter de faire des productions à grand volume. Notamment « remplir » des ateliers avec beaucoup de salariés et donc décrocher des subventions à l’emploi. C’est une vue court-termiste qui transforme des personnes sans qualification en robots et met en comparaison forcément défavorable par rapport à l’Europe de l’Est.

La recherche de volume est une stratégie du passé qui conduit à la surproduction, à la démarque de produits à peine portés et encombrants entrepôts et circuits de déchets municipaux. On le voit bien avec le développement des ateliers de la honte à Leicester.

L’avenir est aux productions mieux adaptées à la demande en continu, donc aux ateliers experts agiles capables de fabriquer plusieurs produits et de répondre vite aux demandes (prix, industrialisation, circuit de production). L’avenir est à la formation experte et sur les lieux de production de couturiers polyvalents, à l’utilisation des outils de production numériques.

Il faut changer la répartition de marges et l’expliquer au consommateur

Il faut cesser de multiplier les prix de production par 5 à 10 pour démarquer ensuite 30 à 50% du stock à 50%. Si un T-shirt coûte 10€, vendons le 30€ toute l’année et expliquons toute la chaîne de valeur.

Dépensons moins en coûts inutiles comme de trop grands magasins surstockés ou des organisations compliquées.

Il faut des ateliers répartis experts et créatifs

Créons davantage : les petites séries permettent de prendre plus de petits risques.

La mode de demain est frugale souple et inventive, elle est répartie et en réseau sur tout le territoire. Elle :

    • Intégrera des technologies déjà matures et efficaces de conception coupe et impression numérique ;
    • Offrira un lieu de travail évolutif au travail varié, des possibilités créatives et de création de son propre business ;
    • S’adapter sans peine à toutes conditions de marchés.

Un système à tisser

Les entreprises et les collectivités doivent ensemble bâtir avec les industriels existants. En collaboration avec les fablabs, les tiers lieux, les associations, il faut bâtir un système humain et éco-responsable comme éco-rentable. Il ne faut pas faire revenir les « Sweatshops » sur le territoire. Nous ne devons pas produire du Made in France vendeur dans des conditions au rabais.

Tiers lieu animation 1

Affichez vos convictions et portez un t-shirt éco-conçu en circuit court et dans un rayon de 65km dans les Hauts de France!
FashionGreenHub lance sa première campagne de crowdfunding afin de démontrer qu’un t-shirt 100% éco-local au juste prix est possible.
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Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

10  qualités pour être un bon entrepreneur de mode éco-responsable

10 qualités pour être un bon entrepreneur de mode éco-responsable

À la veille de démarrer le cursus coaching Fashion Green Business et après avoir échangé avec pas mal de porteurs de projet candidats mais surtout avec une bonne centaine de membres porteurs de projet de Fashion Green Hub depuis cinq ans, j’avais envie de refaire un point sur les qualités d’un porteur de projet, celles qui vont favoriser sa réussite.

C’est-à-dire mettre en œuvre une entreprise suffisamment rentable pour au moins assurer son propre emploi et le plus souvent en créer d’autres, mais surtout être heureux et rendre heureux son entourage !

Tempérance

Une qualité peut-être un peu désuète mais la fréquentation assidue des réseaux sociaux nous entraine plus à réagir fortement sur le coup de l’émotion. Souvent de manière disproportionnée.

Attendre pour réagir est souvent la meilleure chose à faire.

Décider et assumer

Oui il faut sans cesse décider. Penser les risques et les possibilités.

Assumer ses décisions et s’y tenir !

Rien de pire qu’une girouette.

Fiabilité

Oui le business se fait dans la confiance et une des qualités clé, c’est de tenir ses engagements !

Promettre ce que l’on est certain de tenir. Réfléchir avant de s’engager. Donc savoir jauger le temps nécessaire pour accomplir toutes les taches nécessaires.

Se laisser de la marge, et donc au final respecter sa parole !

fiabilité - make a plan

Responsabilité

C’est parfois la qualité la plus difficile à développer lorsqu’on sort du salariat. La responsabilité finale est celle de l’entrepreneur. Il faut accepter aussi dans les mauvais moments.

Simplicité

Dire et faire simple.

Cela économise tellement de temps, permet de se faire comprendre, tant d’erreurs et dysfonctionnements  sont dues à un défaut de compréhension

On ne peut pas tout simplifier mais on peut faire au mieux ! Et se rappeler que ce qui est simple pour nous ne l’est peut-être pas pour tous 

conviction - there is no planet B

Conviction

La Mode responsable est viable si elle est assise sur des convictions profondes et stables. Ce n’est pas une tendance.

Il doit y avoir une cohérence entre sa vie et son entreprise dans la volonté de réduire son empreinte CO2. Polluer le moins possible, réduire sa consommation de ressources neuves et s’engager dans des actions communes.

Franchise

S’exprimer sans rien cacher. Dire ce qui va et ne va pas. Avec respect bien sûr. Demander aux autres ce qu’ils pensent.

La franchise permet de faire moins d’erreurs. D’exprimer ses doutes ou ses enthousiasmes et d’attirer des alliés dans l’aventure de l’entreprise.

Prendre le temps de bien faire

C’est une qualité capitale. La mode durable repose sur des fondations bien bâties, il y a un long travail de mise en place car les ressources sont moins faciles à trouver.

L’entreprise et les produits doivent être pensés pour durer et cela prend du temps. Du temps de préparation et du temps d’exécution.

Doser ses efforts

Il n’est pas efficace de trop travailler, cela nous abime et nous empêche de progresser en pensant et en développant notre réflexion sur nous même et notre entreprise. 

50H par semaine c’est déjà beaucoup !

Se laisser du temps inoccupé dans son planning pour sortir marcher ou appeler un ami, faire un jeu de société avec ses enfants ou lire.

doser ses efforts

Se décentrer

Il n’y a pas que notre projet.  Il faut aussi s’intéresser a ceux des autres, prendre le temps de donner de son temps précieux. Le mono centrage continu sur notre projet nous assèche et souvent nous angoisse.

Faire autre chose nous fait relativiser et relance notre créativité. Apprendre non stop et s’en donner le temps !

Les idées viennent souvent de mix entre des choses connues et des choses nouvelles (que ce soit une recette de cuisine ou un article sur une nouvelle technologie, ou une discussion avec un jeune enfant).

 

Toutes ces qualités se cultivent bien sûr. Aucun entrepreneur n’est parfait au démarrage, c’est une des formidables apports de l’entrepreneuriat : la transformation continue de soi.

L’important c’est de cultiver sans cesse cette progression, parfois invisible, parfois lente et de se faire confiance !

Chacun a son chemin il n’y a aucune recette.

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Les projets du cursus Fashion Green Business -3

Les projets du cursus Fashion Green Business -3

Candidats FGB

Le premier Cursus Fashion Green Business démarre ! Les jeunes marques bénéficient d’un accompagnement particulier : une formule à la carte. En effet elles sont lancées et savent quels sont les sujets à renforcer. Nous leurs proposons donc de choisir à la carte parmi les formations et les Expertises des Coachs du cursus Fashion Green Business ainsi qu’un diagnostic stratégique en début de cursus.Elles vont bien sûr bénéficier de tout l’Écosystème Fashion Green Hub : 300 entreprises engagées et solidaires.

Aujourd’hui je vous propose de faire connaissance avec deux des 4 jeunes marques qui intègrent ce cursus : Sondes Jarraya et BEHARE de Paul Grandvillemin.

Plusieurs sont déjà candidates pour la session de septembre.

Sondes Jarraya – projet Jarraya

Sondes qui es-tu ?

Je m’appelle Sondès Jarraya, je suis fille et petite fille de couturière et j’ai 55 ans. Après un BEP couture et un DEUG en droit, que j’ai obtenu dans mon pays natal la Tunisie, je suis arrivée en France, fin des années 80 et depuis, je travaille dans la confection du vêtement.
J’ai commencé en intérim par des missions au BON MARCHÉ, en tant que retoucheuse, essayeuse, puis première main dans les plus grandes maisons de couture parisiennes, avant d’intégrer la maison Chanel.

Qu’est-ce que tu aimes ?

J’aime la musique orientale et techno, la danse pour m’évader et faire du vélo. En rapport avec mon métier j’adore préparer des déguisements et me déguiser.

JARRAYA LOUATI_Sondes

Quel est ton projet ?

Pendant les quelques années passées chez Chanel, j’ai eu l’opportunité de tester et d’apprendre les méthodes de travail haute couture et prêt à porter haute gamme. J’ai aussi fait des formations de perfectionnement toile, coupe à plat et broderie.
Curieuse, méthodique et passionnée de couture, j’aime beaucoup réfléchir à des astuces pour mieux faire et plus vite.
J’ai ensuite voulu comprendre comment on construit un vêtement, comment l’adapter, et tant d’autres problématiques que j’ai voulu résoudre.
En tant que première main, je n’avais pas accès à l’étape du modélisme mais je voulais comprendre la toile, ce qu’est un vêtement d’aplomb, à quoi sert un droit fil, le sens du tissu etc… J’ai donc fait appel à la matière : le tissu. Des nuits blanches comme j’aime m’ont permis de mieux comprendre et d’imaginer d’autres possibilités de conception. C’est ainsi que j’ai créé un procédé de confection d’articles de vêtement. De fil en aiguille j’avais besoin de mesures exactes et j’ai fini par également inventer un instrument de prise de mesures.

Mon projet est donc né d’une volonté de comprendre et surtout de vouloir apporter une solution. La vêtement peut ainsi, être adapté à quelqu’un, tout genre et morphologie confondus. De mes origines, j’ai appris à partir de très peu pour créer, en évitant tout gâchis. Autant d’éléments qui font sens dans cette démarche d’une mode éthique.
Le projet, je le porte depuis quelques années. Le temps nécessaire pour moi de tester, de chercher de nouvelles techniques, à mon rythme pour aller jusqu’au bout de ma réflexion.

Qu’attends-tu de ce cursus ?

Depuis quelque temps, je réfléchis à qui pourra m’accompagner pour permettre à ce projet de franchir une étape et pas la moindre, celle du développement. Plus que jamais j’ai besoin d’être accompagnée, et d’avoir accès à d’autres expertises.

Paul Grandvillemin – projet Bahare

Paul qui es tu ?

Issu d’une famille de voyageurs (mes parents étaient professeurs), j’ai grandi en Guyane avant de revenir en Métropole pour mes études. Mes expériences dans le monde de l’entreprise m’ont fait prendre conscience de l’intensité de mon besoin de création. J’ai décidé de développer ma propre marque, en accord avec mes valeurs, en écho de mon histoire métissée et des nouveaux enjeux pour la mode, sa responsabilité à l’égard de notre planète.

Qu’est-ce que tu aimes ?

La nature sous toutes ses formes, la vie. Je suis curieux de toute rencontre, des expériences enrichissantes qui nourrissent mon travail et le portent plus loin. J’aime être entouré d’objets qui font sens et portent une histoire, les objets exotiques, les vieilles photos, les costumes et les folklores. J’aime le temps passé dans l’atelier à glaner les influences diverses qu’il faudra ensuite marier. J’apprécie l’élégance subtile d’une pièce bien façonnée.

Paul Grandvillemin

 Quel est ton projet ?

Je porte le projet d’un vestiaire féminin et responsable, pour la cliente comme pour la chaîne des acteurs qui ont pris part à son développement. Un vestiaire qui allie le souci d’esthétique et de confort à une exigence éthique. Une éthique où les matériaux naturels et responsables sont mis en œuvre par des partenaires eux-mêmes respectés dans leur travail. C’est un projet sain, qui se veut bienveillant pour tous et dans sa globalité, avec la mission de tout réaliser au plus proche de nous et de présenter une offre totalement verte.

Qu’attends-tu de ce cursus ?

Un accompagnement optimisé, où chaque aspect de mon projet peut être développé sous le prisme de sa spécialité. D’un coaching bienveillant me permettant d’évaluer la justesse des décisions prises et à prendre. D’un regard extérieur qui va m’aider à ne pas trop dériver et m’orienter quand cela est nécessaire. De nouer des contacts et développer un réseau aux intérêts communs et complémentaires.

 

Au total : 12 projets qui ont emballé les coachs à découvrir ces prochaines jours.

Et un deuxième cursus de formation-coaching prévu en septembre.

Découvrez sans plus tarder, les coachs qui aideront à ce que tous ces projets se concrétisent.

Plus d’informations sur : hello@fashiongreenhub.org

 

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Les projets du cursus Fashion Green Business -2

Les projets du cursus Fashion Green Business -2

 Louise Sophie du projet Bonjour Dimanche et Tara et Céleste du projet Reusses

Deux cursus se tiennent en même temps et démarrent le 12 avril 2021.

    • Le premier pour les porteurs débutants en consolidation de leur projet : 80h de formation ;
    • Le second pour les jeunes marques juste lancées et en lancement : à la carte 20h de formation au choix et 20h de coaching individuel au choix.

Ils partageront certaines formations et visites en commun. Ils suivront également un accompagnement spécial de un an sur les indicateurs durables et leur suivi.

Aujourd’hui je vous présente deux projets débutants menés par des duos très costauds !

Nous comprenons pourquoi les 12 coachs de la formation sont aussi enthousiastes !

Tara & Céleste Dabinovic – projet Reusses (à prononcer en verlan de sœurs)

Qui êtes-vous ?

Tara, 24 ans & Céleste, 32 ans : deux sœurs de cultures cosmopolites, complices. Tout les deux élevées à l’air marin du sud de la France et aux courgettes bio (mais sans l’accent).
D’un côté, Tara, c’est l’artiste du binôme. Un temps comédienne, un temps brodeuse entrepreneuse (👉🏻 @monpointdanstonshirt). Maintenant presque couturière, elle apporte ses talents artistiques et sa passion pour la mode éthique.
De l’autre, Céleste, c’est la fonceuse du duo. Diplômée du Celsa et de l’école des Mines, elle a travaillé 8 ans chez L’Oréal en digital au sein de la division Luxe (en média puis en e-commerce). Elle a décidé de sauter le pas pour vivre une expérience entrepreneuriale en famille et promouvoir l’économie circulaire.

Tara Dabinovic - projet Reusses

Qu’est-ce que vous aimez ?

Nous aimons le soleil, la socca et la sauce soja (mais pas ensemble !). On aime les belles expériences, les belles rencontres et les grandes aventures.

Tara aime inventer, dessiner, coudre, broder et jouer à la pétanque. Céleste aime la gestion de projet, les techniques de vente et le kitesurf. Et on se passionne toutes les deux pour trouver un moyen de rendre notre planète plus verte.

Quel projet portez-vous ?

On porte le projet Reusses. C’est un service d’aide à la revente de vêtements de seconde main via une communauté de revendeuses qualifiées.

Céleste Dabinovic - projet Reusses

Nous avons lancé ce projet avec l’ambition de donner de l’ampleur à l’économie circulaire de la seconde main. Un souhait de lier le savoir-faire de notre communauté et une cliente désireuse de se séparer/vendre ses vêtements. Le tout dans un périmètre de quelques kilomètres. Nous souhaitons offrir une seconde vie aux vêtements qui en ont le potentiel en remonétisant ces habits.

 

De quoi avez-vous besoin pour le faire aboutir ?

    • Une oreille (ou plusieurs) pour nous écouter et plusieurs mains pour nous guider ;
    • Un support pour la création d’entreprise ;
    • Une formation aux différentes formes de recyclage de vêtement et de trouver les bons prestataires pour nous épauler ;
    • Des supports techniques avec des connaissances en affiliation (développeur web) pour nous aider à développer notre plateforme web ;
    • Une aide juridique pour définir les limites de notre projet ;
    • La construction d’un réseau de jeunes entrepreneurs et professionnels aux visions écologiques, éthiques et rassurantes !

Et sûrement mille autres compétences/besoins auxquelles nous n’avons même pas encore pensé…

Nous sommes donc très honorées d’intégrer ce premier cursus de Fashion Green Hub et avons hâte de commencer !

 

Louise Drieu et Sophie Cambianica – projet Bonjour Dimanche

Louise et Sophie qui êtes-vous ?

Louise est une monteuse audiovisuelle, la directrice artistique mais aussi la force tranquille du projet. Tandis que Sophie est designer de Bonjour Dimanche, à l’énergie redoutable.

Qu’est-ce que vous aimez ?

Toutes les deux apprécient ce qui a trait à l’univers de la maison : l’architecture, le design, la décoration.
Louise, passionnée de cinéma depuis toujours. Et Sophie adore chiner, faire les poubelles, les brocantes et sublimer ce que personne ne regarde.

 

Sophie Cambanica - projet Dimanche

Quel est votre projet ?

Bonjour Dimanche – vêtement d’intérieur (et d’extérieur), unisexe et éco-responsable.
Notre vision : un vestiaire commun qui gomme les frontières du genre pour tendre à un ultra-confort assumé.

 

De quoi avez-vous besoin pour aboutir votre projet ?

  • Un cadre et de structure : des objectifs, des réponses à nos questions et des deadlines ;
  • La validation de notre business model et de faire des choix stratégiques sur notre manière de faire de la mode responsable. La durabilité ne doit pas juste être un “argument” mais bel et bien une réflexion à tous les niveaux pour limiter notre empreinte ;
  • Un accompagnement dans le choix de nos partenaires : matières premières, ateliers de confection, distributeurs… ;
  • Un accompagnement sur la partie financière.
Louise Drieu - projet Dimanche

Nous avons hâte de suivre les projets de ces deux duos !

Les premiers cursus ont lieu d’avril à juillet. Deux autres démarrent en septembre pour en savoir plus hello@fashiongreenhub.org.

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Les projets du cursus Fashion Green Business -1

Les projets du cursus Fashion Green Business -1

Isabelle North et Marie Eve Nardou

Le premier cursus Fashion Green Business spécialisé Mode durable et mixant formation et coaching démarre le 12 avril. 12 coachs pour faire réussir 12 projets dans toutes les dimensions de l’entrepreneuriat responsable. Et bien sur tout l’écosystème des 300 entreprises engagées dans l’association Fashion Green Hub en soutien.

Nous allons vous les présenter ces prochaines semaines. Cette semaine nous démarrons par Isabelle et Marie Eve.

Isabelle North – projet North

Isabelle qui es-tu ?

Isabelle North ou Isa pour ceux qui le veulent. 41 ans, styliste.
Curieuse, sensible et passionnée, j’ai travaillé dans la mode à Paris pendant 20 ans dans le merchandising et la scénographie. Aujourd’hui, je suis styliste dans un atelier de confection de tuniques professionnelles en Bretagne depuis 5 ans.
J’ai étudié le commerce et le marketing à l’IPAG Paris, la mode à ESMOD et le design produit à Ensaama Olivier de Serres. J’ai appréhendé le modélisme chaussure avec Hugo à Nantes.
J’aime créer, fabriquer, sourcer. Je suis sensible aux odeurs, aux choses vraies et à la nature.

Qu’est-ce que tu aimes ?

J’aime beaucoup de choses : 

    • quand on s’amuse ;
    • mes « grumeaux » Oscar et Gustave, 3 ans, rigolos et inspirants ;
    • les fils de toutes les couleurs ;
    • les matières douces qui sentent bon ;
    • disséquer des chaussures pour comprendre comment elles sont faites ;
    • les objets curieux et drôles ;
    • le confort ;
    • et pour finir, les nains de jardin.
Isabelle North - projet North

Quel est ton projet ?

Un hybride entre chaussure/chausson/chaussette. Tricoté avec des fibres naturelles, les produits sont funs, confortables et végétaux. Je fabrique localement et je vise le zéro déchet. Peut-on être éco-responsable sans forcément faire du vert, beige et marron ? Il y a pleins de couleurs dans la nature et j’aimerais mettre des couleurs aux pieds.

De quoi as-tu besoin pour faire aboutir ton projet ?

    • Structurer mes 2000 idées à la minute ;
    • Aller à l’essentiel ; 
    • Être concrète ;
    • Un tricoteur, un vendeur de fil, des fabricants de semelle français, entre autres ;
    • De la bienveillance et de l’engagement des coachs de Fashion Green Business ;
    • Avancer sereinement et pertinemment mon projet ;
    • Du soutien pour cette aventure.

Marie-Eve Nardou – projet Nardou

Marie-Eve qui es tu ?

Marie-Eve Nardou, j’ai deux enfants et je vis à Brive en Corrèze.
Il y a deux mois, j’ai fait le grand saut, j’ai cessé mon métier d’architecte pour me consacrer à mon projet.
J’ai découvert le textile en me formant au tissage et au travail du feutre. Au final, cet apprentissage fut une véritable révélation. Les filles du Bauhaus n’avaient pas le droit d’étudier l’architecture, elles exprimaient leur art à travers le tissage. Aujourd’hui, je suis une architecte qui tisse et je pense à elles.

Qu’est-ce que tu aimes ?

J’aime refaire le monde avec des amis autour d’un bon repas, gravir quelques chemins pour découvrir un beau point de vue. Et surtout, j’aime apprendre.

Marie Eve - Nardou

Quel est ton projet ?

Je souhaite créer de beaux tissus les plus éco-responsables possible. Plus précisément, fabriqués en France avec des matières premières que l’on peut trouver à proximité en laines, lin et chanvre …. Ces tissus deviendront habits et textiles pour la décoration d’intérieur. Le design, l’éco-conception et l’artisanat seront les outils de la marque pour penser une mode responsable.

De quoi as-tu besoin pour aboutir ton projet ?

Pour aboutir mon projet j’ai besoin d’identifier et de continuer à sourcer tous les acteurs en France. Ceux qui œuvrent à développer les filières laines lins et chanvre et autres fibres végétales. Je suis ravie d’avoir intégré cette formation et je souhaite que mon projet soit accompagné sur tous les aspects. À la fois la technique comme l’éco-conception, la connaissance des matières textiles et sur tous les aspects qui permettent de créer une entreprise et une marque de mode responsable.
Je me pose de nombreuses questions, j’ai besoin de tous les formateurs, ces quatre mois vont être extrêmement porteur pour moi !

 

Au total : 12 projets qui ont emballé les coachs à découvrir ces prochaines jours.

Et un deuxième cursus de formation-coaching prévu en septembre.

Plus d’informations sur : hello@fashiongreenhub.org

 

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub