Les projets du cursus Fashion Green Business 3

Les projets du cursus Fashion Green Business 3

Candidats FGB

Le premier Cursus FashionGreenBusiness démarre! Les jeunes marques bénéficient d’un accompagnement particulier : une formule à la carte. En effet elles sont lancées et savent quels sont les sujets à renforcer. Nous leurs proposons donc de choisir à la carte parmi les formations et les Expertises des Coachs du cursus Fashion Green Business ainsi qu’un diagnostic stratégique en début de cursus .Elles vont bien sûr bénéficier de tout l’Écosystème Fashiongreenhub : 300 entreprises engagées et solidaires.

Aujourd’hui je vous propose de faire connaissance avec deux des 4 jeunes marques qui intègrent ce cursus : Sondes Jarraya et BEHARE de Paul Grandvillemin.

Plusieurs sont déjà candidates pour la session de septembre

Sondes Jarraya – projet Jarraya

Sondes qui es-tu ?

Je m’appelle Sondès Jarraya, je suis fille et petite fille de couturière et j’ai 55 ans. Après un BEP couture et un DEUG en droit, que j’ai obtenu dans mon pays natal la Tunisie, je suis arrivée en France, fin des années 80 et depuis, je travaille dans la confection du vêtement.
J’ai commencé en intérim par des missions au BON MARCHÉ, en tant que retoucheuse, essayeuse, puis première main dans les plus grandes maisons de couture parisiennes, avant d’intégrer la maison Chanel.

Qu’est-ce que tu aimes ?

J’aime la musique orientale et techno, la danse pour m’évader et faire du vélo. En rapport avec mon métier j’adore préparer des déguisements et me déguiser.

JARRAYA LOUATI_Sondes

 Quel est ton projet ?

Pendant les quelques années passées chez Chanel, j’ai eu l’opportunité de tester et d’apprendre les méthodes de travail haute couture et prêt à porter haute gamme. J’ai aussi fait des formations de perfectionnement toile, coupe à plat et broderie.
Curieuse, méthodique et passionnée de couture, j’aime beaucoup réfléchir à des astuces pour mieux faire et plus vite.
J’ai ensuite voulu comprendre comment on construit un vêtement, comment l’adapter, et tant d’autres problématiques que j’ai voulu résoudre.
En tant que première main, je n’avais pas accès à l’étape du modélisme mais je voulais comprendre la toile, ce qu’est un vêtement d’aplomb, à quoi sert un droit fil, le sens du tissu etc… J’ai donc fait appel à la matière: le tissu. Des nuits blanches comme j’aime m’ont permis de mieux comprendre et d’imaginer d’autres possibilités de conception. C’est ainsi que j’ai créé un procédé de confection d’articles de vêtement. De fil en aiguille j’avais besoin de mesures exactes et j’ai finis par également inventer un instrument de prise de mesures

Mon projet est donc né d’une volonté de comprendre et surtout de vouloir apporter une solution. La vêtement peut ainsi, être adapté à quelqu’un, tout genre et morphologie confondus. De mes origines, j’ai appris à partir de très peu pour créer, en évitant tout gâchis. Autant d’éléments qui font sens dans cette démarche d’une mode éthique.
Le projet, je le porte depuis quelques années. Le temps nécessaire pour moi de tester, de chercher de nouvelles techniques, à mon rythme pour aller jusqu’au bout de ma réflexion.

Qu’attends-tu de ce cursus ?

Depuis quelque temps, je réfléchis à qui pourra m’accompagner pour permettre à ce projet de franchir une étape et pas la moindre, celle du développement. Plus que jamais j’ai besoin d’être accompagnée, et d’avoir accès à d’autres expertises.

Paul Grandvillemin – projet Bahare

Paul qui es tu ?

Issu d’une famille de voyageurs (mes parents étaient professeurs), j’ai grandi en Guyane avant de revenir en Métropole pour mes études. Mes expériences dans le monde de l’entreprise m’ont fait prendre conscience de l’intensité de mon besoin de création. J’ai décidé de développer ma propre marque, en accord avec mes valeurs, en écho de mon histoire métissée et des nouveaux enjeux pour la mode, sa responsabilité à l’égard de notre planète.

Qu’est-ce que tu aimes ?

La nature sous toutes ses formes, la vie. Je suis curieux de toute rencontre, des expériences enrichissantes qui nourrissent mon travail et le portent plus loin. J’aime être entouré d’objets qui font sens et portent une histoire, les objets exotiques, les vieilles photos, les costumes et les folklores. J’aime le temps passé dans l’atelier à glaner les influences diverses qu’il faudra ensuite marier. J’aime l’élégance subtile d’une pièce bien façonnée.

Paul Grandvillemin

 Quel est ton projet ?

Je porte le projet d’un vestiaire féminin et responsable, pour la cliente comme pour la chaîne des acteurs qui ont pris part à son développement. Un vestiaire qui allie le souci d’esthétique et de confort à une exigence éthique, où les matériaux naturels et responsables sont mis en œuvre par des partenaires eux-mêmes respectés dans leur travail. C’est un projet sain, qui se veut bienveillant pour tous et dans sa globalité, avec la mission de tout réaliser au plus proche de nous et de présenter une offre totalement verte.

Qu’attends-tu de ce cursus ?

Un accompagnement optimisé, où chaque aspect de mon projet peut être développé sous le prisme de sa spécialité. D’un coaching bienveillant me permettant d’évaluer la justesse des décisions prises et à prendre. D’un regard extérieur qui va m’aider à ne pas trop dériver et m’orienter quand cela est nécessaire. De nouer des contacts et développer un réseau aux intérêts communs et complémentaires.

 

Au total : 12 projets qui ont emballé les coachs à découvrir ces prochaines jours.

Et un deuxième cursus de formation-coaching prévu en septembre.

Plus d’informations sur : hello@fashiongreenhub.org

 

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Les projets du cursus Fashion Green Business -2

Les projets du cursus Fashion Green Business -2

Formation FGB 12 avril

Deux cursus se tiennent en même temps et démarrent le 12 avril.

    • Le premier pour les porteurs débutants en consolidation de leur projet : 80h de formation ;
    • Le second pour les jeunes marques juste lancées et en lancement : à la carte 20h de formation au choix et 20h de coaching individuel au choix.

Ils partageront certaines formations et visites en commun. Ils suivront également un accompagnement spécial de un an sur les indicateurs durables et leur suivi.

Aujourd’hui je vous présente deux projets débutants menés par des duos très costauds !

Nous comprenons pourquoi les 12 coachs de la formation sont aussi enthousiastes !

Tara & Céleste Dabinovic – projet Reusses (à prononcer en verlan de sœurs)

Qui êtes-vous ?

Tara, 24 ans & Céleste, 32 ans.
Deux sœurs de cultures cosmopolites, complices, élevées à l’air marin du sud de la France et aux courgettes bio (mais sans l’accent).
D’un côté, Tara, c’est l’artiste du binôme. Un temps comédienne, un temps brodeuse entrepreneuse (👉🏻 @monpointdanstonshirt). Maintenant presque couturière, elle apporte ses talents artistiques et sa passion pour la mode éthique.
De l’autre, Céleste, c’est la fonceuse du binôme. Diplômée du Celsa et de l’école des Mines, elle a travaillé 8 ans chez L’Oréal en digital au sein de la division Luxe (en média puis en e-commerce). Elle a décidé de sauter le pas pour vivre une expérience entrepreneuriale en famille et promouvoir l’économie circulaire.

Tara Dabinovic - projet Reusses

Qu’est-ce que vous aimez ?

Le soleil, la socca et la sauce soja (mais pas ensemble !).
On aime les belles expériences, les belles rencontres et les grandes aventures. Tara aime inventer, dessiner, coudre, broder et jouer à la pétanque. Céleste aime la gestion de projet, les techniques de vente et le kitesurf. Et on se passionne toutes les deux pour trouver un moyen de rendre notre planète plus verte.

Quel projet portez-vous ?

On porte le projet Reusses. Un service d’aide à la revente de vêtements de seconde main via une communauté de revendeuses qualifiées.

Céleste Dabinovic - projet Reusses

Nous avons lancé ce projet avec l’ambition de donner de l’ampleur à l’économie circulaire de la seconde main. Un souhait de lier le savoir-faire de notre communauté et une cliente désireuse de se séparer/vendre ses vêtements, le tout dans un périmètre de quelques kilomètres. Nous souhaitons offrir une seconde vie aux vêtements qui en ont le potentiel en remonétisant ces habits.

 

De quoi avez-vous besoin pour le faire aboutir ?

    • D’une oreille (ou plusieurs) pour nous écouter et plusieurs mains pour nous guider ;
    • D’un support pour la création d’entreprise ;
    • D’une formation aux différentes formes de recyclage de vêtement et de trouver les bons prestataires pour nous épauler ;
    • De supports techniques avec des connaissances en affiliation (développeur web) pour nous aider à développer notre plateforme web ;
    • D’une aide juridique pour définir les limites de notre projet ;
    • De la construction d’un réseau de jeunes entrepreneurs et professionnels aux visions écologiques, éthiques et rassurantes !

Et sûrement mille autres compétences/besoins auxquelles nous n’avons même pas encore pensé…

Nous sommes donc très honorée d’intégrer ce premier cursus de Fashion Green Hub et avons hâte de commencer !

 

 

Louise Drieu et Sophie Cambanica – projet Bonjour Dimanche

Louise et Sophie qui êtes-vous ?

Louise est une monteuse audiovisuelle, la directrice artistique mais aussi la force tranquille du projet. Tandis que Sophie est designer de Bonjour Dimanche, à l’énergie redoutable.

 

Qu’est-ce que vous aimez ?

Ce qui a trait à l’univers de la maison : l’architecture, le design, la décoration.
Louise, passionnée de cinéma depuis toujours. Et Sophie adore chiner, faire les poubelles, les brocantes et sublimer ce que personne ne regarde.

 

Sophie Cambanica - projet Dimanche

Quel est votre projet ?

Bonjour Dimanche – vêtement d’intérieur (et d’extérieur), unisexe et éco-responsable.
Notre vision : un vestiaire commun qui gomme les frontières du genre pour tendre à un ultra-confort assumé.

 

De quoi avez-vous besoin pour aboutir votre projet ?

  • De cadre et de structure : des objectifs, des réponses à nos questions et des deadlines ;
  • De valider notre business model et de faire des choix stratégiques sur notre manière de faire de la mode responsable. La durabilité ne doit pas juste être un “argument” mais bel et bien une réflexion à tous les niveaux pour limiter notre empreinte ;
  • D’un accompagnement dans le choix de nos partenaires : matières premières, ateliers de confection, distributeurs… ;
  • D’accompagnement sur la partie financière.
Louise Drieu - projet Dimanche

Nous avons hâte de suivre les projets de ces deux duos !

Les premiers cursus ont lieu d’avril à juillet. Deux autres démarrent en septembre pour en savoir plus hello@fashiongreenhub.org.

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Les projets du cursus Fashion Green Business -1

Les projets du cursus Fashion Green Business -1

Lancez votre entreprise de mode durable en 4 mois - Fashion Green Business

Le premier cursus Fashion Green Business spécialisé Mode durable et mixant formation et coaching démarre le 12 avril. 12 coachs pour faire réussir 12 projets dans toutes les dimensions de l’entrepreneuriat responsable. Et bien sur tout l’écosystème des 300 entreprises engagées dans l’association Fashion Green Hub en soutien.

Nous allons vous les présenter ces prochaines semaines. Cette semaine nous démarrons par Isabelle et Marie Eve.

Isabelle North – projet North

Isabelle qui es-tu ?

Isabelle North ou Isa pour ceux qui le veulent. 41 ans, styliste.
Curieuse, sensible et passionnée, j’ai travaillé dans la mode à Paris pendant 20 ans dans le merchandising et la scénographie. Aujourd’hui, je suis styliste dans un atelier de confection de tuniques professionnelles en Bretagne depuis 5 ans.
J’ai étudié le commerce et le marketing à l’IPAG Paris, la mode à ESMOD et le design produit à Ensaama Olivier de Serres. J’ai appréhendé le modélisme chaussure avec Hugo à Nantes.
Aimant créer, fabriquer, sourcer. Je suis sensible aux odeurs, aux choses vraies et à la nature.

Qu’est-ce que tu aimes ?

Quand on s’amuse. Mes « grumeaux » Oscar et Gustave, 3 ans, rigolos et inspirants. Bien sur, les fils de toutes les couleurs. Les matières douces qui sentent bon. Le confort. Disséquer des chaussures pour comprendre comment elles sont faites. Les objets curieux et drôles. Et pour finir, les nains de jardin.

Isabelle North - projet North

Quel est ton projet ?

Un hybride entre chaussure/chausson/chaussette. Tricoté avec des fibres naturelles. Fun, confortable et végétal. Fabrication locale. Je vise le zéro déchet.
Peut-on être éco-responsable sans forcément faire du vert, beige et marron ? Il y a pleins de couleurs dans la nature et j’aimerais mettre des couleurs aux pieds.

De quoi as-tu besoin pour faire aboutir ton projet ?

Structurer mes 2000 idées à la minute. Aller à l’essentiel. Être concrète. Un tricoteur, un vendeur de fil, des fabricants de semelle français, entre autres…
Bien sur, de la bienveillance et de l’engagement des coachs de Fashion Green Business pour faire avancer sereinement et pertinemment mon projet. Et de tous ceux qui voudraient me soutenir dans cette aventure.

Marie-Eve Nardou – projet Nardou

Marie-Eve qui es tu ?

Marie-Eve Nardou, j’ai deux enfants, je vis à Brive en Corrèze.
J’ai fait le grand saut, il y a deux mois, j’ai cessé mon métier d’architecte pour me consacrer à mon projet.
J’ai découvert le textile en me formant au tissage et au travail du feutre. Au final, cet apprentissage fut une véritable révélation. Les filles du Bauhaus n’avaient pas le droit d’étudier l’architecture, elles exprimaient leur art à travers le tissage. Aujourd’hui, je suis une architecte qui tisse et je pense à elles.

Qu’est-ce que tu aimes ?

J’aime refaire le monde avec des amis autour d’un bon repas, gravir quelques chemins pour découvrir un beau point de vue. Et surtout, j’aime apprendre.

Marie Eve - Nardou

Quel est ton projet ?

Je souhaite créer de beaux tissus les plus éco-responsables possible. Plus précisément, fabriqués en France avec des matières premières que l’on peut trouver à proximité en laines, lin et chanvre …. Ces tissus deviendront habits et textiles pour la décoration d’intérieur. Le design, l’éco-conception et l’artisanat seront les outils de la marque pour penser une mode responsable.

De quoi as-tu besoin pour aboutir ton projet ?

Pour aboutir mon projet j’ai besoin d’identifier et de continuer à sourcer tous les acteurs en France. Ceux qui œuvrent à développer les filières laines lins et chanvre et autres fibres végétales. Je suis ravie d’avoir intégré cette formation et je souhaite que mon projet soit accompagné sur tous les aspects. À la fois la technique comme l’éco-conception, la connaissance des matières textiles et sur tous les aspects qui permettent de créer une entreprise et une marque de mode responsable.
Je me pose de nombreuses questions, j’ai besoin de tous les formateurs, ces quatre mois vont être extrêmement porteur pour moi !

 

Au total : 12 projets qui ont emballé les coachs à découvrir ces prochaines jours.

Et un deuxième cursus de formation-coaching prévu en septembre.

Plus d’informations sur : hello@fashiongreenhub.org

 

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Annick Jehanne : bâtisseuse d’une mode éco-responsable

Annick Jehanne : bâtisseuse d’une mode éco-responsable

annick jehanne pionniere mode durable

Annick Jehanne est, avec son association Fashion Green Hub (ex – Nord Créa), une actrice engagée  incontournable sur l’innovation durable. Elle se bat pour une mode plus éthique et la transformation de l’industrie textile.

Annick Jehanne a le local et la nature ancrés dans son ADN. Rencontre avec cette pionnière d’un(e) mo(n)de meilleur(e).

« J’ai eu la chance de grandir en pleine nature dans l’Aveyron. Ma famille, en particulier mes grands-parents, faisaient tout eux-mêmes ».

Annick Jehanne

Présidente FashionGreenHub

Le parcours d’Annick Jehanne

Elle a été directrice de l’offre et du marketing dans les métiers de la beauté et de la mode au sein de grands groupes, magasins, marques et de vente à distance durant 25 ans. Cela lui a notamment permis d’approcher différentes façons de créer et de commercialiser pour répondre aux besoins clients

La mode, ce sont des idées, une représentation de soi-même. C’est très sociologique finalement. C’est proposer des solutions qui répondent à des besoins et à des rêves.


Par la suite, elle s’est orientée vers la transmission des connaissances pendant une dizaine d’années. Elle a ainsi formé de jeunes étudiants en business de mode et des dirigeants d’usines textiles partout dans le monde (Inde, Chine, Tunisie, Roumanie…). Par ce biais, elle s’est efforcée d’apporter une prise en compte des impacts socio-environnementaux.

En 2010, cette approche était assez marginale. Trouvant que « cela n’allait pas assez vite », l’idée a germé avec d’autres de monter une association pour qui les valeurs éthiques et environnementales sont importantes.

Au début, ils étaient 3 avec Arielle Levy et Jean-Michel Castaing.

equipe fashion green hub

Benoît Frys, Arielle Levy, Majdouline Sbai, Annick Jehanne (de gauche à droite)

On veut trouver des recettes opérationnelles inclusives applicables par tous, petits ou grands. Des actions que tout le monde peut mettre en œuvre. L’association est née en 2015 dans le but de transformer la filière.

Passionnée par le fonctionnement des entreprises de mode, férue d’innovation et d’intérêt commun, Annick Jehanne aime gérer des sujets complexes. Ce qui l’anime est assembler : les gens, les ressources, des idées. Au final, faire en sorte qu’il y ait un « puzzle cohérent efficace et beau qui se forme ».

J’aime bien défricher, aller là où l’on pense que c’est impossible.

Les expériences précédentes d’Annick Jehanne en marketing, réflexion de l’usage des produits, fonctionnement complexe d’un grand magasin sont un formidable atout. 

Roubaix est une ville très inspirante, très débrouille, intelligente et très artistique. C’est un exemple d’innovation frugale quotidien. En 2018, il est alors devenu rapidement évident d’y faire un tiers-lieu pour pouvoir expérimenter ensemble.

tiers-lieu plateau fertile roubaix

Le tiers-lieu Plateau Fertile à Roubaix

Le tiers-lieu Plateau Fertile

L’espace, sur 1000 m2 d’une ancienne usine roubaisienne, a beaucoup accéléré les activités de l’association. Cette initiative a rendu visible tous les projets initiés par l’association et permis à tous de se rencontrer davantage. Petit à petit, l’association et les projets poussent.

Il permet aux entrepreneurs et enseignes de la distribution et de l’habillement de : 

  • réfléchir ensemble,
  • partager outils et compétences ;
  • fabriquer de petites séries de produits éco-conçus ou recyclés ;
  • créer de nouveaux business models : rien ne se jette, tout se transforme !

La volonté de mettre en place des actions et événements sur l’innovation durable

L’association est soutenue par :

  • les collectivités et l’État : ADEME, région Hauts-de-France, Métropole Européenne de Lille et ville de Roubaix,
  • les organisations professionnelles : le Defi, Re-Fashion (ex – Eco TLC), l’Union des industries du textile et de l’habillement (UITH) ou encore l’Alliance du Commerce. 

Si au départ, elle avait des ambitions locales et régionales, l’association d’envergure nationale a aujourd’hui un panel d’actions multiples.

Partager la connaissance

Elle met à disposition de tous ce qu’il y a de plus innovant.

C’est pour cela qu’elle organise 2 événements b2b :

  • les Fashion Tech Days qui ont pour but de connecter les innovateurs et les grands groupes de mode ;
  • les Fashion Green Days qui ont pour ambition de partager les connaissances afin de comprendre la transformation accélérée des marchés. L’objectif est également de trouver des solutions immédiates et rentables pour une mode plus responsable, éthique et circulaire

Transmettre la connaissance

L’association propose des formations pratiques sur-mesure avec son écosystème de spécialistes en production agile et transformation durable :

  • la conception virtuelle (formation 2D et 3D) ;
  • les nouveaux savoir-faire de mode circulaire et d’upcycling : confection responsable et circulaire, accompagnement d’entrepreneurs de mode circulaire ;
  • une nouvelle mode : re-fabrication en France, prototypage virtuel et production éco-responsable ;
  • les porteurs de projets d’entreprise de mode décarbonée et circulaire grâce à la formation Fashion Green Business (lancée cette année !).

Fabriquer local

Cette action est soutenue par l’Atelier de confection (prototypages,mini séries, t-shirts à personnaliser) et d’upcycling à Roubaix.

L’Atelier est d’ailleurs devenu expert sur ce dernier point. C’est un vrai savoir-faire ! Y sont fabriqués de nouveaux vêtements et accessoires ou même des packagings pour des marques de cosmétiques par exemple. 

Réfléchir collectivement et innover

Dans cette idée, l’association met en place des groupes de travail autour de sujets comme le zéro plastique, le lin, l’affichage environnemental ou l’upcycling. Tous les acteurs de la chaîne de valeur et experts pointus se rassemblent et nourissent le sujet en question.

Le collectif est essentiel au fonctionnement des activités de l’association

Il est important de s’entourer d’expertises et de compétences variées afin d’innover et de réinventer la manière de concevoir la mode.

En 2020, le nombre de membres a doublé. Il y a beaucoup d’entraide au travers entre autres :

  • des « cafés fertiles »,
  • des groupes de travail dans différentes villes. Fashion Green Hub s’efforce de travailler en collaboration avec d’autres associations locales. Elle favorise notamment les connexions et les échanges.
formation conception virtuelle 3d

Formation conception virtuelle 3D

Les projets naissent quand ils sont nécessaires. Les différents acteurs viennent en accompagnement de celui qui a l’idée. Le but est de donner plus de force au message et ne pas se mettre inutilement en concurrence. Ça n’aurait pas de sens.

Ensemble on va plus loin

Les projets naissent la plupart du temps des membres ou encore de l’initiative des collectivités. C’est le cas de groupe lin par exemple.  Afin de connecter les acteurs et la chaîne de valeur et faciliter les actions concrètes, la région Hauts-de-France a sollicité l’association

Nous avons tous un même but. Nous travaillons tous pour transformer la matière sur le territoire.

La COVID-19 a mis en exergue et confirme l’importance de ce collectif

production masques avril 2020
fabrication masques fashion green hub

Répondre aux besoins de nos territoires nous est apparu comme une évidence. Nous avons donc mis tous les savoir-faire de l’association pour la production de masques réutilisables, confortables et agréés, au service des collectivités. Nous ne souhaitions cependant pas en faire une activité permanente.

Durant cette période, le travail à distance était à la fois compliqué et très facile.

Pour pallier certains aléas, sur place à Roubaix, Majdouline Sbai (sociologue de l’environnement et vice-présidente de l’association) s’est transformée en chef d’atelier pour maintenir la confection des masques en cours. Tout cela a été rendu possible, dans le respect de strictes conditions sanitaires, grâce à l’implication des couturières et équipes de l’association.

Au départ, Fashion Green Days était un événement b2b généraliste. Puis la crise sanitaire a amené la nécessité de se réinventer. Le besoin d’aller plus loin sur chaque sujet étant là, l’événement s’est déployé sous forme de webinaires réguliers tout au long de l’année. Cette nouveauté permet aussi au plus grand nombre d’y assister.

Dès que cela sera possible, l’association souhaite pouvoir mixer événements en réel et online, toujours dans le but de connecter au maximum les gens.

fashion green days ensait 2017

Les Fashion Green Days 2017 à l’ENSAIT

2021 : Annick Jehanne obtient la Légion d’honnneur

C’est une grande fierté collective de l’association d’avoir pu tout gérer à distance, d’avoir réussi à surpasser les problèmes et à créer autant de choses en 2020 (…). Nous avons refusé que la crise sanitaire soit un frein. Nous nous sommes prouvés à nous même que l’on pouvait faire beaucoup de choses malgré les contraintes et être très agiles. Grâce aussi à l’arrivée de nouveaux membres et bénévoles très experts. Je nous estime très chanceux pour tout cela. Le timing était parfait.

Les initiatives et actions d’Annick et de son association n’ont pas échappé au ministre de l’économie, des finances et de la relance qui l’a nommée chevalier de la Légion d’honneur en ce début 2021.

La légion d’honneur : ça change quoi ?

Je ne m’y attendais pas du tout. J’ai reçu un message du président de la fédération du prêt-à-porter le 1er janvier dans mon lit me félicitant. J’étais complètement hors sol. Ça fait très plaisir, c’est la récompense d’un travail. Il faudrait pouvoir la découper entre tous les membres car c’est la récompense d’un travail collectif. Ce qui est récompensé c’est tout le travail fait par l’association.

L’actualité de Fashion Green Hub

Le principal défi pour 2021 est d’accompagner encore plus les entreprises, de les aider, les nourrir et les formerMieux aider les membres aussi, en écoutant bien leurs besoins comme par exemple monter une tissuthèque éco-responsable.

Enfin, regarder comment l’entraide peut se faire entre membres et partager encore plus de l’amont à l’aval pour mettre en place une nouvelle chaîne de valeur.

Découvrez sans attendre notre nouvelle formation Fashion Green Business qui aide les jeunes créateurs à lancer leur entreprise durable en 4 mois !

Grand merci Annick de porter avec conviction et vision depuis de nombreuses années le combat pour une mode plus responsable, collective, juste et toujours inspirante.

 

Sophie Guittonneau

Sophie Guittonneau

Consultante en direction créative, conception produit et posture de marque

J’accompagne les marques et porteurs de projet avec une approche systémique pour un design durable et pour leur stratégie.
Je suis portée par ce qui a du sens dans les défis actuels de notre façon de consommer et de produire. Je place l’humain, l’environnement et la recherche esthétique au cœur de mes actions.

2020 : une année extraordinaire pour Fashion Green Hub !

2020 : une année extraordinaire pour Fashion Green Hub !

petits fripons armelle pighetti lea viteau fondatrices
Photographe : Chloé Herman Schrevel
Pour la marque Sither & Ambroise

Il y a 1 an, Annick était très inquiète. Elle avait stocké 2 semaines d’autonomie ce qui faisait d’ailleurs beaucoup rire sa famille. En parallèle, la présidente de Fashion Green Hub était en questionnement avec les membres du comité d’administration. Que faire au sein de l’association et surtout au sein de l’Atelier Plateau Fertile ? Interview.

Une inquiétude profonde pour l’association

Ayant vécu quelques mois seulement en Chine a été suffisant pour réaliser la gravité de ce qui se passait là-bas et que cela arriverait bien sûr ici au vu de la non-fermeture du trafic aérien.

Fabriquer des masques en tissus

Dès lors, nous avons commencé à faire des prototypes de masques en tentant de comprendre quels étaient les critères de sécurité.

Sur ce point, nous nous sommes sentis à la fois très très seuls : le mode de certification et normalisation a mis des mois à venir. Et en même temps, très accompagnés par les autres fabricants (sauf quelques tisseurs et fournisseurs de biais – dont nous nous souviendrons – qui ont profité de la demande pour soudain imposer leurs prix et conditions !).

Nous avons alors passé beaucoup de temps à échanger avec des industriels spécialistes des tissus filtrants, un pneumologue, des tisseurs et autres confectionneurs. Tous un peu dans le brouillard mais décidés à protéger, en premier lieu, nos salariés.

L’Atelier a fermé du 17 au 24 mars 2020. Cependant et afin d’aider les collectivités qui avaient un besoin urgent de masques, nos salariés ont décidé de réouvrir et fabriquer uniquement les commandes publiques.

fashion green hub fabrication masque en tissus

Bien que nous ne sachions pas grand chose à ce moment, notre instinct premier a été d’utiliser un filtre industriel Subrenat couplé à un tissu, puis à un tissu recyclé et, également un tissu jacquard des Tissages de Charlieu ; un des premiers tissus agréé DGA.

À l’aide d’ateliers voisins, nous avons donc fabriqué 50 000 masques jusque début juin.

 

Fabriquer des prototypes et mini séries

Par la suite, nous avons finalement décidé de reprendre notre mission d’origine : fabriquer des prototypes et mini séries pour les jeunes marques et projets des enseignes.

En mars, notre vice-président a eu le Covid et notre couturière senior, un AVC. Nous avons vraiment vécu quelques mois terribles et épuisants mais collectivement refusé que ce virus nous stoppe. Nous avons, par voie de conséquence, imposé le masque en permanence à toutes et tous pour respecter les consignes nationales et protéger le tiers-lieu du virus.

Un avancement collectif et des projets innovants

Pendant le confinement, nous avons tenu à préparer et lancer notre premier évènement en ligne. L’objectif ? Mettre en valeur ceux avec qui nous avions échangé entre mars et juin, et qui luttaient – comme nous – et continuaient à bâtir en collectif.

 Nous avons également conçu à distance notre marketplace : une plateforme éthique de créateurs éco-responsables. Puis, les évènements Fashion Green Days de septembre, octobre, novembre, janvier et bientôt « Upcycler la mode » en mars.

D’autres actions ont suivi :

 

  • l’agrandissement du tiers-lieu pour recevoir des résidents entre octobre et janvier ;
  • le projet Atelier agile – un atelier 4.0 de mode à la demande – auquel la Région Hauts-de-France a accordé une subvention PIA FILIERE Industrie du futur ;
  • le groupe de travail zéro plastique,
  • notre participation (masquée !) à Who’s Next impact en septembre ;
  • un pop-up store Fashion Green Christmas à Noël ;
  • les activités upcyling au sein de l’Atelier ;
  • les formations, au ralenti, en conception visuelle et celles à venir dont Fashion Green Business : un cursus de 4 mois pour les porteurs de projets mode durable ;
  • la conception de notre ligne de T-shirts 100 % fabriqués dans les Hauts-de-France ;
  • la mise en place des groupes locaux à Paris, Lyon et Lille ;
  • la prise en main – mention spéciale pour l’accouchement douloureux du premier évènement en Zoom – de nouveaux outils. Nous communiquons désormais via Slack.
fashion green hub projets innovants

En parallèle, l’association a continué d’accueillir de nouveaux membres : 100 depuis 1 an et, une vingtaine de nouveaux pilotes et copilotes pour mener à bien tous les projets, dont 5 jeunes en alternance.

Enfin, nous avons dû nous battre davantage pour que les projets de l’association soient financés. Nous levons actuellement des fonds pour Atelier agile et préparons la création d’une nouvelle entreprise sociale.

 

2021 : une année pleine d’ambitions pour Fashion Green Hub

Oui ! Cette année a été extraordinaire grâce aux 250 incroyables membres de l’association. Certes, nous avons vu autour de nous des projets opportunistes, des communications malhonnêtes, du greenwashing à gogo, des copier-collers de nos actions mais nous n’avons pas d’énergie à perdre pour cela. Nous devons diffuser encore plus de connaissances et d’outils pour que le système – mode – change vraiment et beaucoup plus vite !

Nous préférons nous réjouir de voir certains continuer à se développer malgré tout comme TEKYN, Les Trois Tricoteurs, La Gentle Factory, Les Tissages de Charlieu. Un véritable booster d’énergie ! Nous avons vu les enseignes intensifier leur travail et recréer leur business model plus durable et digital. Nous voyons chaque jour des projets d’entreprises très intéressants se profiler.

Personnellement, je suis très fière de l’équipe dirigeante extrêmement solide car nous pilotons 90 % des activités à distance. Je n’ai hélas pas été à Roubaix depuis 6 mois.

Enfin, nous pilotons une association par nature fragile. Rien n’est jamais acquis et nous pensons que cette habitude de frugalité et d’adaptation agile nous a beaucoup aidé à passer cette année extraordinaire.

J’ai une impatience gigantesque de revoir tous ces acteurs EXTRAORDINAIRES en vrai en 2021 !

 

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub