Ligne de Côte : l’initiative d’une campagne Ulule

Ligne de Côte : l’initiative d’une campagne Ulule

Ligne de Côte Trousses de toilette

Je veux mettre en lumière ces villes du Littoral que j’aime tant, le Dunkerque de mes grands-parents, le Calais qui a vu naître mon papa, Wimereux et mes souvenirs de vacances, Boulogne ma ville d’adoption, et toutes les autres aux paysages sublimes et à la lumière si belle et envoûtante.

Ligne de Côte, l’envie de mettre en valeur la Côte d’Opale

C’est avec l’envie de mettre en valeur le littoral de la Côte d’Opale que Ligne de Côte a vu le jour, il y a maintenant plus d’un an. En alliant broderie et graphisme, Anne-Lise Duriez représente les petits détails qu’elle aime des villes des Hauts-de-France, région qu’elle aime tant.

C’est durant le premier confinement qu’Anne-Lise Duriez s’est lancée dans cette aventure. Lors des heures d’école à distance de ses enfants, elle se met à dessiner les différents paysages qu’elle aime. Ces derniers sont tracés en une ligne et captent alors l’ensemble des détails qui font l’identité de ces villes. La créatrice s’inspire et renoue avec un courant né avec Picasso dans les années 50. Ses créations racontent ce que représentent les villes qu’aiment ses clients et dans lesquelles elle aime se balader et passer du temps.

Postés sur les réseaux sociaux, ses dessins connaissent un certain succès. Cependant, cela n’était pas la première vocation d’Anne-Lise Duriez. En effet, c’est après la naissance de son second enfant que la créatrice décide de prendre un nouveau tournant dans sa vie professionnelle. Alors qu’elle travaillait jusque-là dans la finance, elle a fait le souhait de se diriger vers une carrière plus artistique. Dès 2013, elle commence alors deux ans de formation en stylisme et modélisme à Esmod Paris.

Lancement de la création en 2020

Encouragée, elle se lance en 2020 dans la création de son entreprise : naît alors Ligne de Côte. Anne-Lise Duriez a pour objectif de mettre en avant sa région en créant des produits locaux, respectueux de l’environnement. Elle créait de manière transparente en parcourant le moins de kilomètres possible. Elle se tourne alors vers le lin. C’est une matière première locale très économe en ressources naturelles et récoltée dans des conditions dignes.

En plus, les producteurs sont présents en nombre sur la Côte d’Opale, en Normandie et en Belgique.

Ligne de Côte Créatrice

Toutes ses créations sont alors confectionnées et produites localement. Plus particulièrment dans les Hauts de France, à partir de tissus créés pour 80% d’entre eux dans la région. Ligne de Côte tend également vers le zéro carbone et souhaite avoir un impact positif sur l’environnement. Au niveau de la transparence, c’est l’étiquette qui vous renseigne. De la même façon que sont réalisés les dessins, les logos renseignent sur les matières premières et leurs impacts sur l’environnement, le lieu de transformation de ces matières ainsi que son lieu d’assemblage et d’impression.

Des créations à l’image des villes

Anne-Lise Duriez brode alors ces différents dessins, représentant tous un élément distinctif d’une ville des Hauts-de-France, sur des sacs, des toiles de transat et des housses de coussin. Sont également disponibles des cartes postales, des affiches et existe même la possibilité de la création sur-mesure dun dessin. Ils sortent totalement de votre imagination ou d’une ville d’autres régions que les Hauts-de-France.

Ligne de Côte Le T-shirt 100% Hauts de France

Une campagne Ulule pour garantir son développement

C’est pour continuer à produire localement qu’Anne-Lise Duriez a mis en place sa campagne Ulule. En effet, celle-ci avait pour but d’aider à la poursuite du bon développement de Ligne de Côte et plus précisément à financer, en partie, une nouvelle brodeuse. À cette occasion, trois nouveaux produits ont été disponibles en préventes  : trousses de toilette, t-shirts et chiliennes. C’est à Boulogne sur Mer que leur graphisme a été dessiné et leur broderie réalisée. Tous ont été confectionnés dans les Hauts de France. Les t-shirts, en lin et viscose recyclés, ont eux été conçus directement par Fashion Green Hub à Roubaix. Les lignes disponibles sont Malo, Boulogne, Wissant, Wimereux, Le Touquet et Hardelot.

Cette campagne a été une véritable réussite. En effet, Anne-Lise Duriez a réussi à atteindre son objectif, ce qui lui permet alors de subvenir, en partie, à l’achat de cette nouvelle brodeuse.

De plus, cela lui a permis de gagner en visibilité. Elle propose désormais ses différentes gammes chez différents commerçants de la région. Elle lui a également permis d’assurer quelques ventes, lui assurant alors un avenir favorable et son bon développement. En plus, à cette occasion, elle a pu se rendre compte du soutien des consommateurs. En effet, de plus en plus de personnes trouvent du sens à ce projet, le soutiennent et s’attachent à lui.

Ligne de Côte La trousse de toilette, disponible pour les lignes Wimereux, Wissant, Le Touquet et Hardelot

Les actualités de Ligne de Côte

La marque ne cesse de se réinventer et de faire évoluer son offre. Ainsi elle proposera, à la suite de sa campagne Ulule, trousses de toilette, chiliennes et t-shirts sur son e-shop.

En janvier 2022, Ligne de côte sera mise à l’honneur dans l’émission “Des Racines et des Ailes”.

Océane Pouplier

Océane Pouplier

Actuellement étudiante à l’école ISEFAC Bachelor de Lille.

Comment développer sa marque en ligne via les marketplaces  dédiées à la mode éthique ?

Comment développer sa marque en ligne via les marketplaces dédiées à la mode éthique ?

Il est parfois difficile pour les jeunes marques d’intégrer un réseau de boutiques physiques, faute de marge suffisante. Devant, cette contrainte, les marketplaces peuvent être une solution pour développer ses ventes autant que sa notoriété et sa visibilité.
Le principe des marketplaces est de faire le lien entre vos produits et les consommateur.ice.s.

Les marketplaces éthiques sont de plus en plus nombreuses. Nous vous dressons dans cet article une liste non exhaustive des marketplaces à la recherche de vêtements éthiques et éco-responsables.
À la différence de la boutique physique les marketplaces n’achètent pas de stock et fonctionnent souvent en “drop shipping”. Cela signifie que le client passe la commande sur le site de la marketplace. Et c’est ensuite la marque qui se charge de l’envoi au client de la marketplace.
La plupart des marketplaces prennent une commission comprise entre 20% et 30%. Chaque marketplace a sa propre spécificité, certaines propose aussi des prestations d’accompagnement.

groupe de 3 personnes travaillant sur leur ordinateur

Quels sont les points à vérifier avant de se lancer dans la vente sur les marketplaces?

Ci-dessous, quelques points à vérifier pour garantir un partenariat gagnant – gagnant.

La mise à jour des stocks, peut-elle être synchronisée par la connexion entre les sites internet de votre marque et de la marketplace?

La difficulté d’une marketplace est d’avoir les stocks à jour par rapport à l’état des stocks réels de la marque. Si le site de la marque et le site de la marketplace ne sont pas connectés de façon informatique, il y a un risque qu’un client commande sur la marketplace un produit qui n’est plus en stock pour la marque. Pour que la vente soit moins chronophage et que la gestion des stocks ne soit pas faite manuellement, le plus simple est de ne vendre que sur les marketplaces où les systèmes informatiques sont compatibles.
Il est important de soulever dès le départ la question technologique. Les systèmes les plus courants comme Shopify ou Woocommerce seront souvent avantagés par rapport aux systèmes indépendants. En effet, la connexion entre les deux sites étant facilité.

L’augmentation du volume de vente, est-elle compatible avec les ressources en temps et en personne dont votre marque dispose?


L’objectif d’intégrer une marketplace est bien entendu de vendre sur d’autres canaux de distribution que le sien. En tant que créateur, c’est évidemment un objectif à atteindre. Néanmoins, il faut prendre en compte l’impact de la charge éventuelle que représente la multiplication des commandes et la gestion de celles-ci. En vous associant à des marketplaces, votre marque s’engage à respecter les délais de livraison annoncés par le site à ses clients. Il est donc indispensable de vous assurer d’avoir les ressources nécessaires à la préparation et l’envoi de colis.

QuI s’occupe de l’intégration des produits, des photos, des descriptifs et présentation de marque?


Proposer sa marque en vente à des marketplaces signifie l’intégration de vos produits, de leur description et la présentation de votre marque. Là encore, avant de vous lancer, il est utile de ne pas négliger le temps passé à inclure vos produits, surtout si ce sont des pièces uniques issues de collections upcyclées. Chaque marketplace a son propre fonctionnement. Certaines prennent en charge cette partie, et la commission de la marketplace peut varier en fonction de ce paramètre.

Quelle est la politique de solde des marketplaces?


Lors de vos premiers échanges avec les marketplaces, il est important de demander à votre interlocuteur sa stratégie vis-à-vis des soldes. Certaines en proposent, en accord avec les créateurs individuellement. D’autres peuvent avoir une politique plus globale. En cas de soldes, il est important de définir en amont, comment évolue la marge pendant cette période. Mais aussi, il faut savoir qui de la marketplace ou de la marque prend le coût des soldes.

Qui prend en charge le coût de la livraison et des retours éventuels, notamment en cas de livraison à l’international?


Encore une fois, chaque marketplace aura des conditions différentes. L’intégration du coût de livraison ou non conditionne aussi le prix de la commission prise par la marketplace.
Il est important de définir qui prend en charge le coût des livraisons. Mais aussi, les coûts liés aux retours, aux échanges et du surcoût international éventuel.

Où vendre ses vêtements éthiques?

Chaque marketplace a sa propre spécificité, avec des critères de sélection variés en fonction de son positionnement. Ci-dessous une liste non exhaustive de marketplace à checker. Toutes affichent en bas de page, leur condition générale de vente et souvent un lien dédié pour les créateurs et les marques indiquant leur critère de sélection, leur fonctionnement et leur contact.

  • We Dress Fair : la marketplace de vêtements éthique « historique ». Elle propose une sélection de vêtements éthique et de chaussures pour tous les genres. We Dress Fair a également lancé sa propre boutique physique.
  • Team Dream Act :  plateforme pionnière de la consommation responsable. La marketplace Team Dream Act se caractérise par son très large choix de produits :  vêtements, hommes, femmes, enfants, bébés. Mais aussi des jouets, de la déco et produits de beauté ou zéro déchet… Sur Team Dream Act, les marques ont accès au back office de la marketplace pour intégrer elles même leur produit.
  • Tina : nouvelle venue des marketplace éthiques. Tina déniche des marques éthiques, encore peu connues du grand public.
  • By Ethics : marketplace dédiée à la mode éthique pour tous les genres.
  • Echoppe Sauvage : la marketplace dédié à la mode éthique homme met l’accent sur le style outdoor.
  • Farytale :  marketplace dédiée à la mode éthique femme. Farytale a un fonctionnement mixte, entre achat et drop shipping.
  • Upcy’chic donne de la visibilité et revend les créations réalisées par des étudiants de mode, pendant leur travaux d’école ou fraîchement sortis d’école. Basée en Belgique, ce positionnement original met en avant des pièces uniques et singulières.

Les marketplaces dédiées à l’upcycling:

  • Seva : marketplace dédiée à la mode éthique et l’upcycling pour tous les genres.
  • Reiner Upcycling est spécialisé dans la vente de marques de vêtements et accessoires upcyclés pour tous les genres. Elle propose aussi un service d’accompagnement aux créateurs pour mutualiser le sourcing de tissus de seconde main et la communication via un studio dédié pour les shooting photo ou vidéo pour les créateurs.
Nina Helleboid

Nina Helleboid

Rédactrice et consultante communication

Les projets du cursus Fashion Green Business – 7

Les projets du cursus Fashion Green Business – 7

La formation + le coaching Fashion Green Business continuent en juin et juillet. Les 14 porteurs partagent énormément d’informations entre eux un groupe se crée et s’entraide.

 Les porteurs de projets sont concentrés sur la rédaction de leurs business models et sur la préparation de la colonne vertébrale d’une bonne communication. Plusieurs webinaires de pros sont organisés suivant leurs besoins.

Les rencontres en présentiel reprennent avec une première journée matières prévue à Plateau Fertile le 29 juin.

Nous préparons déjà la session de septembre avec un nouvel appel à candidatures en juin et une sélection des 10 à 14 porteurs de projets à venir d’ici fin juin.

Aujourd’hui on vous présente Marie-Adeline !

Marie-Adeline lance sa ligne de chaussure

Qui es-tu Marie-Adeline ?

Originaire du Nord, je suis issue d’une lignée d’entrepreneurs en confection textile que l’on croyait presque éteinte. Faire du stylisme était un rêve d’enfant, je dessinais d’improbables modèles tout le temps. Au lycée, j’ai réalisé que je n’avais pas autant de talent que mes copines.

 Elles ont intégré ESMOD tandis que je m’orientais vers l’École des Beaux Arts. 

Après avoir étudié les arts, la photographie et la gestion de projet multimédia, j’ai fait de la communication et de l’événementiel.

Rattrapée par mon envie de créer, j’ai fondé en 2015 une association à but non lucratif: Calesitango. Son but : organiser des événements internationaux de tango argentin. Ses moyens: l’autofinancement, via des ateliers de personnalisation de vos futures chaussures de ville ou de danse. Durables, hyper confortables et réalisées à la demande en Europe, j’étais déjà dans une démarche slow-fashion.

Avatar Emilie

Qu’est ce que tu aimes ?

J’aime mes racines et j’en suis fière, bien « qu’expatriée » à Paris, je n’oublie pas d’où je viens ni ceux qui croient en moi. 

J’aime voyager, côtoyer des cultures inconnues et apprendre d’elles. Raconter des histoires à travers mon corps en dansant, car c’est un langage universel. J’ai découvert le tango argentin en 2009. Au-delà de la danse et de la vaste palette d’émotions qu’il permet d’interpréter, c’est un véritable microcosme de notre société. C’est la connaissance pointue de ce milieu qui a orienté mon projet.

Quel est ton projet ?

De ligne de chaussures et de vêtements féminins, éco-durables et chics, qui s’inspirent du tango argentin, tout en répondant à ses contraintes techniques et de confort dans le mouvement. 

La ligne de vêtements a la particularité d’être inclusive, que votre morphologie soit en marge des standards ou pas. 

L’idée est que chacun·e puisse trouver un vêtement qui lui plaît et met en valeur sa silhouette. Enfin, elle affine la taille, tout en permettant de bouger et de respirer librement.
L’un de mes objectifs est de valoriser les savoir-faire français en termes de confection textile. Mais aussi de favoriser l’emploi local, notamment auprès des personnes évoluant en milieu adapté, en faisant appel à des ESAT qualifiés.
Pour certains modèles, je prévois également de revaloriser des stocks dormants de tissus, en particulier de dentelle de Calais, aujourd’hui encore fleuron de ma région d’origine.

De quoi as-tu besoin pour aboutir ton projet ?

J’ai besoin :

  • D’un accompagnement pour le sourcing des matériaux éco-durables.
  • De déterminer quels matériaux pourront être mis en œuvre tout en assurant un impact environnemental minime.
  • D’identifier les professionnels qui sauront m’accompagner dans les phases de création et de fabrication.

J’ai confiance dans l’accompagnement de Fashion Green Hub pour répondre à ces besoins.

Par la suite, j’aurai besoin de l’appui d’un réseau engagé vers des pratiques plus durables et éthiques. Autrement dit, de vous !

 

Au total : 12 projets qui ont emballé les coachs à découvrir ces prochaines jours.

Et un deuxième cursus de formation-coaching prévu en septembre.

Découvrez sans plus tarder, les coachs qui aideront à ce que tous ces projets se concrétisent.

Plus d’informations sur : hello@fashiongreenhub.org.

 

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Elsa Chassagnette : Une passionnée des matériaux cuir

Elsa Chassagnette : Une passionnée des matériaux cuir

Elsa Chassagnette

Elsa Chassagnette est diplômée de l’École Supérieure d’Art et de Design d’Orléans, master design produit. Passionnée et spécialiste des matériaux cuir, on peut dire que le luxe, l’artisanat d’art et le cuir sont les fils « rouges » de son parcours. Cela a débuté en freelance pendant ses études et qui s’est poursuivi chez Minuit Moins 7. Un atelier cordonnerie de la marque Christian Louboutin*, qu’elle a rejoint deux après son ouverture et largement contribué à développer.

L’aventure de Elsa Chassagnette chez Minuit Moins 7

Si Elsa a le projet aujourd’hui de lancer son activité de conseil en Care & Repair auprès de grandes ou petites entreprises, elle parle volontiers et avec enthousiasme de cette aventure où elle fait face à d’importants enjeux managériaux, économiques et technologiques. Passer d’une activité artisanale à semi-industrielle, diriger et former artisans et administratifs ont fait partie des challenges. Elle les a relevés pendant 9 ans en supervisant cette structure présente au cœur du Paris historique (*) depuis 2009. Mais présente aussi à Londres, avec l’ouverture d’une deuxième boutique quelques années plus tard.

La problématique de cette activité, c’est la main d’œuvre. Les formations sont peu nombreuses. Le turn-over est important, peu d’artisans aiment vivre à Paris…

Elsa Chassagnette

Les artisans y perpétuent un savoir-faire traditionnel tout en s’adaptant aux techniques modernes de fabrication et aux matières innovantes. Les prestations de la cordonnerie vont du changement d’embouts de talons, au ressemelage, des conseils d’entretien à la réfection complète de chaussures, non seulement de la marque aux célèbres semelles rouges mais de toutes marques, homme ou femme.

Peu d’entreprises proposent un vrai SAV avec un vrai service client, le service se limite souvent aux produits défectueux.

Elsa Chassagnette

La filière cuir matière à débat

La filière cuir est une filière complexe aux enjeux multiples. Matière à actions de lobbying et à débat idéologique : le cuir est-il une matière responsable ? Les entreprises du cuir ont-elles une responsabilité morale envers le consommateur ? Certaines se sont engagées à tester et à contrôler leurs produits dans le respect des animaux selon des règles restrictives. C’est le cas, notamment aussi en matière de sécurité chimique (lors du tannage à base de chrome vs tannage végétal). Mais faut-il préférer un similicuir ou un cuir vegan ?

Les alternatives végétales durables et innovantes fleurissent, en liège ou à partir de feuilles d’ananas et font l’objet d’une importante couverture médiatique. La société Pinatex, par exemple, fabrique cette matière écologique. De plus, elle ne produirait que 5% de déchets contre 25% pour le cuir traditionnel, et est 100% recyclable…

L’actualité de Elsa Chassagnette

Temporairement éloignée de tous ces enjeux, mais fondamentalement attachée à une mode durable, Elsa mûrit son projet à Lomé. Elle s’est envolée quelques semaines pour aider une amie créatrice de vêtements – fait main en collaboration avec des artisans togolais – dans son sourcing et le lancement de sa marque sur commande. Au terme de cette « jachère intellectuelle » où elle aura nourri son esprit aux couleurs du batik traditionnel et des rencontres, elle reviendra sur nos rivages où nous l’attendons de pied ferme pour prendre soin de nos souliers !

 

(*) : Accueil Passage Véro-Dodat (75001) dans le quartier des Halles et Atelier dans le 11ème arrondissement. 163-165 Whitecross Street à Londres.

Véronique Juillet

Véronique Juillet

Créatrice porteuse de projet, Groupe Animation Café fertile Paris

Engagée et exigeante, Véronique Juillet souhaite bientôt nous proposer, avec sa marque Marthe Paris, une robe sur commande, en semi-mesure, éco-conçue et surtout faite pour durer. Elle est en parallèle animatrice des cafés fertiles Paris / Ile de France  de Fashion Green Hub.

Lin d’min coin ou comment redynamiser une filière locale

Lin d’min coin ou comment redynamiser une filière locale

Savez-vous que le lin est la fibre la plus ancienne au monde ? Des fragments de cette matière naturelle ont été retrouvés il y a plus de 36 000 ans avant J-C. Lin d’min coin va revaloriser cette fibre.

Perrine Dereux souhaitait redynamiser une filière locale… c’est maintenant chose faite avec la création de Lin d’min coin, des produits éco-responsables, 100 % lin  de nos régions.

Perrine a travaillé en tant que consultante pour des industriels qui mettent en place des structures de traitement des déchets. Elle s’est vite rendu compte de la quantité importante de ces derniers et a souhaité trouver des solutions pour en ralentir la concentration.

Son ambition était claire : créer des produits zéro déchets avec des entreprises transparentes sur leur démarche, qui ont la volonté de produire localement. Elle ouvre ainsi sa boutique EthiCs en 2016. Elle s’est ensuite intéressée au lin, à ses vertus et aux nombreuses choses que l’on pouvait en faire. Dans la même démarche de production locale, transparente et 0 déchets. Lin d’min coin est alors né.

Perrine Dereux - Fondatrice de Lin d'min coin

Lin d’min coin : des produits éco-responsables 100 % lin des Hauts-de-France

La marque propose des produits tels que des coussinets d’allaitement, des filtres à thé, des lingettes démaquillantes, des pochettes imperméables et des protections hygiéniques lavables. Tous ces produits sont éco-responsables et confectionnés à moins de 50 km de Lille. Perrine Dereux choisit avec soin ses collaborateurs, partageant les mêmes valeurs qu’elle, afin de proposer des produits qualitatifs et respectueux de la planète, et également pour faire perdurer les savoir-faire locaux.

Lin d'min Coin bleu
Lin d'min Coin blanc

Mois de juin ? Mois du lin !

Le mois du lin est lancé, cette année,  pour la deuxième fois. Il consiste à mettre en avant cette matière naturelle végétale, ses propriétés et son utilisation. Cette période promet un grand nombre d’activités durant lesquelles le lin est le maître mot. Cette fibre ne sert qu’à fabriquer des vêtements ? Loin de là. C’est ce que cette initiative souhaite démontrer.

Au programme :  ateliers de fabrication de crèmes et soins à base de lin, découverte de la façon dont on peut le cuisiner avec une naturopathe, ateliers pédagogiques pour expliquer comment il se cultive, lancement des T-shirt réalisés en collaboration avec Fashion Green Hub, promenade dans les champs de lin suivie d’un pique-nique et d’une dégustation de bière à base de lin. Ce mois du lin a également pour ambition de créer du lien social. Ainsi, les commerçants de l’Avenue de Dunkerque à Lambersart seront habillés aux couleurs de cette fibre et sont invités à la mettre en avant tout au long de cette période.

L’engagement enthousiaste de la marque Lin d’min coin au sein de Fashion Green Hub

Je suis très contente de pouvoir collaborer de manière proactive avec Fashion Green Hub, qui m’a beaucoup apporté. C’est une manière de se dire qu’on se met en avant l’un et l’autre et ça c’est super

Perrine Dereux

Fondatrice, Lin d'min coin

Perrine est devenue membre de Fashion Green Hub le jour où elle a créé Lin d’min coin.

Je cherchais des partenaires sur le textile parce que quand tu t’y connais pas et bien tu as besoin de personnes qui s’y connaissent mieux que toi. Et c’était génial de se dire que cette association existe, tu rencontres des gens, vous discutez…

La jeune femme a ainsi pu rencontrer différents collaborateurs avec qui elle travaille aujourd’hui. Elle collabore également avec l’association avec le lancement des T-shirts éco-responsables, en mélange viscose recyclé et lin.

Ce partenariat avec Fashion Green Hub me fait du bien, je me dis que cela permet de partager des bons moments, basés sur des valeurs communes  – conclut-elle.

Durant le mois de juin, retrouvez son actualité sur l’Instagram de Lin d’min coin.

Melina Koleskas

Melina Koleskas

Étudiante à l’EDHEC Business School

Je m’intéresse à la mode, au bien-être, au développement durable et à l’innovation. Ces domaines m’animent et me motivent lors de projets.

Interview Véronique Juillet

Interview Véronique Juillet

Véronique Juillet

Engagée et exigeante, Véronique Juillet souhaite bientôt nous proposer, avec sa marque Marthe Paris, une robe sur commande, en semi-mesure, éco-conçue et surtout faite pour durer. Elle est en parallèle animatrice des cafés fertiles Paris / Ile de France  de Fashion Green hub.

Qui est Véronique Juillet ? 

Après une école d’information-communication, Véronique commence sa carrière dans un cabinet de chasseurs de têtes. Puis, elle rejoint le groupe Prisma Presse (devenu Prisma Media). Elle y monte un service de documentation, véritable pôle de ressources pour les journalistes. C’est une période dynamique et heureuse, mais Véronique décide après 18 ans passés dans l’entreprise, d’arrêter de travailler quelques années pour s’occuper de sa fille. Durant cette période, elle s’engage dans diverses activités bénévoles. Notamment avec la rédaction du journal “Les P’tits Curieux”, magazine d’actualité pour les enfants de 9 à 12 ans en milieu scolaire. Elle décide ensuite de suivre une formation diplômante en théologie, en parallèle d’une mission bénévole au Diocèse de Paris. Elle y occupera ensuite pendant deux ans un poste de chargée de communication jusqu’en septembre 2020.

La naissance de Marthe Paris

Insatisfaite du marché de la mode et avec l’envie de se lancer dans une aventure entrepreneuriale, Véronique donne vie à Marthe Paris au cours de l’année 2020 et s’y consacre désormais à temps plein. 

Voici le constat : Véronique a des difficultés à trouver, dans les grandes enseignes, des robes qu’elle aime. Celles-ci sont trop courtes, les détails ne lui plaisent pas et il y a très peu de produits en matière naturelle. Elle prend également conscience de l’impact négatif de la fast fashion et veut prendre part à la mode durable

Le concept ? Une robe urbaine conçue sur commande et en semi-mesure. Deux modèles proposés et un choix de longueur de robe et de manches, d’encolures et de finitions. Véronique veut sublimer la femme en proposant une coupe minimaliste alliant élégance et confort, tout en ayant un impact écologique le plus faible possible.

L’écoconception et la démarche sociale

Véronique veut proposer la meilleure qualité possible à sa clientèle et un produit qui s’inscrive dans une mode durable et responsable. Et cela commence par les matières. La créatrice est catégorique ! Elle ne veut pas de matières qui utilisent trop d’eau, qui soient composées d’éléments polluants, voyagent trop et ne durent pas dans le temps. La laine s’impose comme la matière idéale puis le chanvre et le lin, matières plus légères pour l’été, viennent compléter cette offre. Ce choix vise aussi à favoriser la relocalisation de ces différentes filières textiles en France.

Brebis adoptée

Brebis adoptée par Véronique Juillet

Ensuite la production. Véronique veut privilégier une production solidaire en faisant appel à un atelier de réinsertion professionnelle ou bien à des couturières indépendantes formées dans l’un de ces ateliers. Le fait que les robes soient disponibles sur commande permet d’éviter la surproduction et les stocks dormants.

Et enfin la distribution. Toujours dans l’évidence de proposer une écoconception globale, Véronique veut également avoir un œil sur l’impact de la distribution de ses produits. Elle pense à un emballage qui limite l’impact environnemental comme un emballage recyclable et/ou consigné.

L’engagement de Véronique Juillet dans l’association Fashion Green Hub

Après avoir participé à des Fashion Green Days (événements qui donnent la parole aux professionnels de la mode éthique et experts sur un sujet en particulier), Véronique adhère à Fashion Green Hub en octobre 2020. L’association propose des cafés fertiles mensuels par région. Ce sont des moments pour s’informer des actualités de l’association, pour débattre de sujets liés à l’entreprenariat, au monde de la mode et de la conception durable ou encore partager les nouvelles des membres.  

C’est donc lors d’un café fertile à Paris que Véronique s’engage auprès d’Arielle Levy et rejoint le groupe Animation. Être animatrice des cafés fertiles, c’est faire le relais et créer du lien entre les membres, accueillir, informer. L’animation, c’est aussi mettre en place des formules qui favorisent les interactions et les échanges en proposant des thèmes de discussion et de débat ainsi que des interventions extérieures. Riche de sa formation, elle est très à l’aise dans la proposition de contenu et l’écriture. L’animation est une nouvelle compétence qu’elle apprend sur le tas et sur le tard, qui ajoute encore une corde à son arc

Natacha Varez-Herblot

Natacha Varez-Herblot

Designer

Jeune designer, je crée un vêtement modulable et sensoriel qui accompagne des exercices de psychomotricité pour les personnes en situation de handicap.

« J’aime que mon métier invite l’Humain à se rencontrer et se comprendre »