« CULTIVER LA VIE DANS LES CHAÎNES DE VALEUR AVEC EARTHWORM »

« CULTIVER LA VIE DANS LES CHAÎNES DE VALEUR AVEC EARTHWORM »

Earthworm est une fondation internationale à but non lucratif qui agit sur tous les continents. Sa raison d’être : transformer les chaînes de valeur vers des chaînes plus durables sur le plan environnemental et social.

Cette raison d’être s’appuie sur une conviction : ce que nous consommons a un impact sur la planète, et c’est en changeant nos manières de faire que nous pouvons réduire cet impact.

A la genèse de Earthworm

C’est Scott Poynton, forestier australien, qui pose les bases de Earthworm. Il fonde la Tropical Trust Forest en 1999, suite à la diffusion d’un rapport sur le bois coupé illégalement pour fabriquer l’offre de fabricants de meubles en Angleterre. Scott Poynton interpellera ces fabricants avec cette question qui structure toutes les actions de Earthworm : connaissez-vous l’origine des matières mises en œuvre dans vos meubles ?

C’est le peu de mobilisation des fabricants autour de cette question et leur réponse qui le convaincront de passer à l’action. Et pour engager l’action en faveur du changement, il est convaincu qu’il faut commencer par être curieux de savoir d’où proviennent les matières.

Photo Scott Poyton

La fondation, axée au départ sur la régénération et la préservation des forêts tropicales, va élargir son action à la régénération des sols au fil des ans. Elle va ainsi accompagner des projets de transformation de la chaîne de valeur sur d’autres filières : le charbon, le soja, le cacao, l’huile de palme, la pâte à papier,  mais aussi le coton etc.

Photo Earthworm

Earthworm : transformer & régénérer

Quand on choisit le ver de terre -earthworm- pour incarner son nom, on affiche aussi son adn :  « Le ver de terre est un agent de vie. (…). Il transforme la matière organique morte de la biosphère en une terre vivante et fertile. ». Tout l’adn de Earthworm est dans ce nom : transformer & régénérer.

L’expertise de Earthworm est d’aider à analyser les chaînes de valeur. Sur base de leur audit, des solutions de transformation sont proposées pour réduire leur impact. Avec toujours cette vision de la supply idéale : « on sait d’où viennent toutes les matières sans exception », c’est quand on sait d’où proviennent les matières que « l’on peut commencer à faire évoluer les pratiques d’approvisionnement et de production ».

Cette phase d’audit et de recherche de solutions passe par un travail de vérification et de traçabilité opéré sur le terrain. L’action sur le terrain est l’autre pilier de Earthworm. 80% des équipes de la fondation sont d’ailleurs engagées sur le terrain et ce sur tous les continents.

Un « pont entre la société civile et l’entreprise » pour avoir un impact en local : c’est ainsi que se définit Earthworm. L’impact terrain est bien l’objectif final via une approche qui mêle le consulting à un adn d’ONG. Earthworm ne fournit pas des outils de traçabilité mais une aide méthodologique et experte sur le terrain pour engager la transformation

Un exemple dans les hauts de France : le programme Sols vivants

Nos systèmes productifs doivent s’appuyer sur des sols en bonne santé. Les régénérer est donc au cœur de la transition agricole et alimentaire

C’est pour développer des bonnes pratiques d’agriculture régénérative qu’a été engagé le programme sols vivants en 2018. Agriculteurs, entreprises de l’agro alimentaire et distributeurs sont réunis pour les mettre en place. Earthworm accompagne les agriculteurs dans la recherche et la mesure de solutions durables et viables économiquement

A l’échelle du textile, le coton a fait l’objet d’accompagnement pour mettre au point une agriculture de régénération sur les plantations de coton. Des réflexions sont par ailleurs en cours sur le lin et le chanvre. 

Toutes ces actions sont articulées autour d’un point clé : la prise en compte de la qualité de le terre.

Earthworm x FGH

Le mot de la fin

« Si vous voulez des matières premières responsables, il faut vous engager sur le terrain. Ayez une réelle volonté de changement et pas seulement une volonté de communiquer. Ne vous cachez pas derrière les labels, décortiquez toutes les étapes de votre chaîne d’approvisionnement ».

C’est le message porté par Yohan Smal, Sibylle Bourguignat et Auxence Almeras-Vaillant, membres de Earthworm, lors d’un talk organisé par Fashion Green Days sur le thème Impact & preuves.

Pour en savoir plus sur les actions d’Earthworm

Caroline MULLER

Caroline MULLER

Fondatrice et Dirigeante d'Imaye

Imaye est une marque de pulls qui veut œuvrer au développement d’une mode belle au-delà des apparences. En plaçant la qualité, les choix plus durables et la valorisation des savoir faire dans les territoires à la hauteur des exigences de style.

Lien vers le site internet : https://imaye-mode.com/

Lien vers le Instagram : https://instagram.com/imaye_mode?igshid=YmMyMTA2M2Y=

« Durabilité des vêtements : Comment agir ? »

« Durabilité des vêtements : Comment agir ? »

Le cabinet Deloitte a créé une équipe Sustainability pour accompagner ses clients sur les enjeux de transformation durable

Au sein de celle-ci, la cellule Fashion Shift intervient sur les problématiques liées à la filière Mode : achats responsables, traçabilité de la filière, gestion de la fin de vie des produits, etc. 

Le cabinet intervient auprès des acteurs de la filière tels que ReFashion, l’Alliance du commerce, Paris Good Fashion, etc.

Il mène également des travaux de recherche.

C’est dans ce cadre, en collaboration avec l’Alliance du commerce, que sont nés les “Cahiers de la mode durable”, qui ont vocation à partager des éclairages et des expérimentations

Après les Cahiers N°1 sur la production agile, les Cahiers N°2 sur la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement, ces Cahiers N°3 se penchent sur la durabilité des produitsChloé Lamberger et Clémence Hulet, membres du cabinet Deloitte, interviendront à la table ronde “Durabilité”. 

Pour réduire l’empreinte environnementale du secteur de la mode, allonger la durée de vie des produits est un axe majeurC’est aussi une demande des consommateurs et consommatrices, conscient.e.s des impacts de la mode éphémère.

Image cahiers de la mode durable n°3

La Durabilité

Il convient d’abord de définir ce qu’est la durabilité d’un produit. 

Deloitte propose une définition selon 3 axes, et va ainsi plus loin que la définition à laquelle on pense spontanément :

  • La durabilité physique, soit la robustesse d’un produit et sa capacité à durer dans le temps
  • La durabilité d’usage, c’est à dire la capacité d’un produit à s’adapter à l’évolution des besoins
  • La durabilité émotionnelle, c’est à dire sa capacité à générer de l’attachement

Comment peut-on mesurer la durabilité d’un produit ?

Photo jeans

Plusieurs expérimentations sont en cours pour standardiser les méthodologies de mesure. 

Des initiatives s’attèlent à la mesure de la durabilité physique et non physique (durabilité d’usage, durabilité émotionnelle). 

Une démarche intéressante qui prend en compte dans le score de durabilité la fréquence et l’intensité des promotions, ou à l’inverse l’incitation à la réparation d’un vêtement par exemple. 

Cette proposition vise à encourager une transformation vers des modèles fondés sur l’usage plutôt que sur le volume.

Une multitude de solutions

Conception, fabrication, commercialisation, usage et fin de vie : pour augmenter la durabilité des produits, des actions peuvent être mises en place à chaque étape du cycle de vie. 

Mais ici pas de solution miracle, c’est à chaque marque d’imaginer celles qui répondent à ses priorités. 

Découvrez des exemples concrets chez LOOM, Patagonia, Petit Bateau… Ce sujet sur la durabilité est vaste et complexe

La lecture de ces Cahiers de la mode N°3 sur la durabilité vous donnera des éléments pour vous aider à  tirer le meilleur des FashionGreenDays “Impacts & Preuves”.

Chloé Lamberger est Manager Sustainability chez Deloitte France, spécialisée sur les secteurs mode & cosmétiques. 

Elle a à son actif des missions dans plusieurs cabinets de conseil, et la création d’une marque de bijoux socialement responsable.

Clémence Hulet est Senior Manager Sustainability chez Deloitte France, spécialisée en mode durable. 

Elle a un parcours de consultante en communication publique et RSE.

Clothilde Gaumy

Clothilde Gaumy

Je mets en place des initiatives pour aider un maximum de personnes à passer à un mode de vie respectueux du vivant. Dans cet objectif, je suis en train de créer une marque de chaussures naturelles et respectueuses du vivant, UMUS.

«Focus sur l’industrie textile dans l’agenda environnemental mondial de l’ONU»

«Focus sur l’industrie textile dans l’agenda environnemental mondial de l’ONU»

Lors de la table-ronde portant sur la thématique “Impacts mondiaux et leviers stratégiques pour agir”, Maëlys Nizan présentera les travaux relatifs au secteur textile réalisés dans le cadre du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE)

Ce programme est l’autorité mondiale qui définit l’agenda environnemental, promeut la mise en œuvre cohérente de la dimension environnementale du développement durable au sein du système des Nations Unies et fait autorité en tant que défenseur de l’environnement mondial. Le PNUE a par exemple comme objectif de promouvoir l’agenda 2030, l’Accord de Paris et travaille sur les 17 objectifs de développement durable.

Photos ONU

Une équipe dédiée au secteur textile

Le focus sur le textile est un sujet récent pour cet organisme. Il était traité, sans équipe dédiée, plutôt en rapport avec le plastique, la pollution, l’usage de produits chimiques, la sensibilisation à de nouveaux modes de consommation. 

Depuis 2019, une équipe de 4 personnes est dédiée au textile au vu de l’intérêt croissant sur le sujet

A Paris, 3 personnes travaillent spécifiquement sur le textile au sein de l’unité Consommation et Production Responsable qui est focalisée sur l’objectif de développement durable numéro 12.

La division communication basée à Nairobi travaille plus particulièrement sur les sujets du marketing et du greenwashing dans le secteur du textile et de la mode circulaire.

Les travaux de l’équipe dédiée au textile

Les deux premières étapes se sont déroulées sur deux ans.

  • La méthode “analyse de la chaîne de valeur”: une analyse scientifique , de la recherche 
  • Le résultat : une étude publiée il y a deux ans , mettant en exergue les acteurs impliqués, les points d’impact pour faire des leviers, les initiatives existantes.

Les étapes 3 et 4 sont sur le point d’aboutir.

  • La méthode : des consultations pendant 2 ans avec plus de  120 experts du secteur du textile sur toute la chaîne de valeur : marques, communicants, producteurs, recycleurs, banques…
  • Le résultat :  la formulation de recommandations au sein une feuille de route globale qui sera publiée à horizon mi-décembre/janvier.

Les recommandations prennent en compte l’industrie textile dans l’intégralité de sa chaîne de valeur. Elles s’adressent aux représentants des gouvernements, autorités locales, marques, financeurs, banques, unités de production et de travail de la matière première, acteurs gérant la fin de vie, le recyclage, l’upcycling …

Plus d’information sur les activités textile de l’ONU ici

Maëlys Nizan va dévoiler quelques-unes de ces recommandations pendant son intervention, axées autour de 3 points clef :

  • plus de collaboration et de transparence (cadre réglementaire incitatif pour toutes les entreprises, accès à la finance plus verte…).
  • accompagner le changement du comportement des consommateurs, mais sans les culpabiliser “on peut travailler dans la mode circulaire et aimer la mode”.
  • favoriser l’accès à des informations claires et transparentes pour  aider les consommateurs à faire les bons choix, notamment sur les matières et leur entretien.

Sur ces sujets, l’équipe a pu noter des avancées intéressantes en France, notamment avec la loi AGEC, qui sont mises en avant lors de discussions avec d’autres gouvernements. 

Autre livrable très attendu dont la parution est imminente : un playbook pour les communicants qui pratiquent le marketing et communication dans le secteur de la mode et du textile

Pour en savoir plus sur la concrétisation du travail mené ces 4 dernières années par l’équipe dédiée au textile au sein du programme environnement de l’ONU, ne ratez pas l’intervention de Maëlys Nizan lors de la table ronde du jeudi 17 novembre à 9H !

Glynnis MAKOUNDOU

Glynnis MAKOUNDOU

Avocate d’affaires passionnée de mode et de digital Glynnis Makoundou est avocate au barreau de Lyon. Forte de 10 ans d’expérience en tant que juriste e-commerce, créatrice de marque d’accessoires et blogueuse mode, elle a créé en 2022 un cabinet dédié aux entrepreneurs et professionnels du secteur de la mode, qu’elle conseille et représente en droit des affaires, du numérique et de la propriété intellectuelle.

Retrouvez ces services sur son site makoundou-avocat.fr.

« L’esprit des lois : Evolution réglementaire française et européenne »

« L’esprit des lois : Evolution réglementaire française et européenne »

Photo Glynnis

Glynnis Makoundou, avocate et fondatrice du cabinet “Le Droit à la Mode”

Glynnis Makoundou est avocate au barreau de Lyon et membre de Fashion Green Hub depuis février 2022. Elle pratique le droit de la mode à travers un accompagnement juridique à 360° des entrepreneurs du secteur. 

Après plusieurs années d’exercice de la profession de juriste d’entreprise dans le secteur du numérique, elle crée sa propre marque de textile. En réalisant sur le terrain la diversité des problématiques juridiques que rencontre un entrepreneur dans la mode, elle décide d’ouvrir son propre cabinet d’avocat. Forte de ses expériences et passionnée par le domaine de la mode, elle se spécialise dans l’accompagnement juridique d’entrepreneur.es du domaine textile. Ses quatres principales expertises sont le conseil en propriété intellectuelle, le droit commercial, le droit du numérique et le droit de l’environnement. 

Lors des prochains Fashion Green Days Impact et Preuves les 16 & 17 novembre 2022, Glynnis décortiquera les évolutions réglementaires nationales et européennes dans le domaine de la mode. 

Voici un petit aperçu pour vous mettre l’eau à la bouche.

Lois en cours et à venir  

Vous avez peut-être entendu parler de la loi AGEC et de la loi Climat. Si vous êtes créateurs textiles et selon votre taille d’entreprise, vous allez être concernés sous peu. 

Ces lois répondent aux nouveaux défis sociaux et environnementaux en incitant les entreprises à un maximum de transparence, pour que le consommateur choisisse de manière consciente sa façon de consommer. L’objectif final :  réduire l’impact de l’industrie textile qui est, rappelons-le, l’une des industries les plus polluantes de la planète. 

La première disposition de la loi AGEC déjà en vigueur depuis le 1er janvier 2022 interdit la destruction des invendus textiles. Cela amène les entreprises à repenser leur chaîne d’approvisionnement, la fabrication et la commercialisation afin de réduire le surplus de production. Les invendus doivent être recyclés, réutilisés ou réemployés. 

Une autre disposition légale déjà applicable à toutes les marques de mode impose que les étiquettes guident l’acheteur sur la façon de recycler le vêtement. 

Bientôt, la mention de la localisation des trois étapes principales de fabrication d’un vêtement devra également apparaître sur les étiquettes. 

Des expérimentations à l’échelle française mais aussi européenne sont en cours pour déterminer la meilleure manière d’afficher l’impact environnemental des produits textiles. Vous le savez peut-être déjà, l’association Fashion Green Hub organise des groupes de travail. L’un d’eux, « Mesurer la Mode » encadré par Sarah Wielfaert se trouve au cœur de ces réflexions. Il a pour but de mesurer l’impact environnemental des entreprises du monde de la mode. 

Ces obligations concerneront toutes les entreprises du textile mais seront appliquées par pallier, d’abord pour les plus grosses entreprises puis jusqu’au plus petit créateur. 

Il est également interdit aux marques de prêt-à-porter d’utiliser certains termes pour vanter leur éco-responsabilité à tort et à travers et ainsi éviter le greenwashing. Par exemple, il est proscrit de mettre en avant qu’un produit neuf est “respectueux de l’environnement” car la production d’un vêtement à forcément un impact environnemental.

Pour résumer, ces réglementations s’inscrivent dans une démarche d’incitation plutôt que de sanction.  Elles ont pour but de faciliter l’accès du consommateur à toutes les informations nécessaires pour qu’il soit acteur et décisionnaire de sa consommation en toute conscience. 

Est-ce-que ces nouvelles réglementations vont permettre de changer les habitudes de consommation dans le domaine textile et éviter la communication trompeuse de certaines marques ?

Pour essayer de répondre à cette question et avoir plus de détails sur ces nouvelles lois, rendez-vous au Talk du 17 novembre à 11h15 lors de l’événement « Impacts & Preuves » organisé par l’association Fashion Green Hub à L’ENSAIT de Roubaix.

Glynnis Makoundou Avocate Paris

Natacha Varez Herblot

Designer produit

Je crée un objet textile sensoriel et modulable qui accompagne des exercices de psychomotricité pour les personnes en situation de handicap.

« J’aime que mon métier invite l’Humain à se rencontrer et se comprendre »

« Ce n’est pas juste une étiquette »

« Ce n’est pas juste une étiquette »

« Pour nous, l’éco-conception et la RSE ne sont pas des contraintes, ce sont de nouveaux enjeux stratégiques » m’explique Sylvain RIVOIRE, directeur Marketing de NEYRET, au début de notre échange. 

NEYRET, une entreprise industrielle séculaire tournée vers l’avenir 

NEYRET est une entreprise industrielle familiale qui existe depuis 1823. Elle a traversé les époques grâce à sa capacité à se remettre en question et à rester à l’écoute des attentes de ses clients, avec respect et humilité. En 2022 elle est devenue éclaireur coq vert, le réseau des entrepreneurs engagés pour le climat.

L’entreprise est basée à Saint-Etienne en région Rhône-Alpes.  Aujourd’hui, son activité se répartit en plusieurs offres : 

  • Une offre de rubans, nœuds et ornements pour le packaging de luxe
  • Une offre d’étiquettes, composants haut de gamme & solutions numériques de traçabilité pour le marché de la mode et de la confection
  • Une offre historique de décorations civiles ou militaires pour les honneurs

En effet, tournée vers l’innovation, l’entreprise titulaire de nombreuses certifications (ISO 9001, ISO 14001, GOTS pour le coton biologique, GRS pour le polyester recyclé, FSC pour les matières premières à base de cellulose, OEKOTEX, ECOVADIS Silver… ) se réinvente sans cesse, sans se reposer sur ses acquis.

 

Une forte demande d’innovation liée aux enjeux du secteur de la mode 

Aujourd’hui, une forte demande d’innovation est présente dans le secteur de la mode. Elle s’est d’abord manifestée sur la recherche de nouvelles matières premières plus éco-conçues. Désormais, c’est la mise en place de la traçabilité des vêtements et de la transparence de la chaîne de valeur qui occupe l’ensemble des marques de mode et maisons de luxe.  

Sylvain Rivoire a une vue globale du marché de la mode. « Au-delà des réglementations récemment entrées en vigueur en France comme la loi AGEC et de celles à venir, notamment concernant un éco-label européen, ce sont les changements de comportement des consommateurs de vêtements qui appellent à plus de transparence. »

Et NEYRET propose une solution. 

 

L’étiquette, un vecteur de communication sur le vêtement

L’un des tous derniers projets mis en place par NEYRET et déjà testé par de nombreux clients est une étiquette dotée d’un QR-Code capable de contenir et de rendre accessible au consommateur final une quantité quasi-infinie d’informations. 

Tout a été pensé jusqu’au moindre détail pour que l’étiquette atteigne son objectif : fournir des informations au consommateur chaque fois qu’il en a besoin à chaque étape de la vie du produit

 

De la collecte des informations sur le vêtement …

En amont, NEYRET a mis en place des outils et un accompagnement afin de faire remonter les données jusqu’au QR CODE. La marque peut fournir du contenu enrichi en amont de la fabrication. Le suivi des étapes de fabrication est facilité et mis à disposition du consommateur à travers le QR Code, un support accessible au plus grand nombre grâce à un simple smartphone

 

… à leur mise à disposition durable 

Pour s’assurer que l’étiquette ne soit pas retirée du vêtement après achat, il est prévu que les marques communiquent sur l’utilité et la valeur des informations accessibles grâce au QR-Code. NEYRET de son côté fait aussi le nécessaire pour que l’étiquette se fasse oublier lors du port du vêtement : un format compact et surtout un tissage jacquard haute définition de l’étiquette au lieu d’une impression sur un textile peu qualitatif. L’étiquette, de la même qualité que le vêtement, s’intègre parfaitement à celui-ci et assure un confort optimal

 

Favoriser le recyclage et la seconde main grâce à une étiquette augmentée

Enfin, l’apport non négligeable de cette étiquette intelligente est de faciliter les opérations de recyclage. À tout moment, il sera possible de savoir de quelles fibres le vêtement est composé, afin de le trier correctement et de le recycler de la manière la plus adaptée. 

Dans le cadre d’une économie circulaire, les vêtements et accessoires d’une forte valeur sur le marché de la seconde main se verront dotés d’un outil permettant de vérifier leur authenticité et d’obtenir des informations sur leur vie. Ont-ils fait l’objet d’une réparation ? Combien de personnes en ont été propriétaires auparavant ? Autant d’informations intégrables dans le QR Code placé sur l’étiquette. 

 

La participation de NEYRET aux Fashion Green Days :  ouverture vers de nouvelles perspectives

De sa participation aux Fashion Green Days de Lyon, Sylvain Rivoire retient les échanges enrichissants avec un écosystème intéressé par les mêmes problématiques. Il y a aussi vu l’occasion de communiquer plus largement sur le résultat de 3 ans de travaux de R&D ayant abouti à une solution puissante, concrète et pragmatique pour répondre aux enjeux actuels et futurs de l’industrie de la mode. 

La mise en place de cette solution se matérialise à travers de nombreux projets en cours et à venir, réunissant au sein des marques et maisons des équipes pluridisciplinaires à la croisée de la logistique, de la RSE et du marketing

Nul doute que l’étiquette conçue par NEYRET s’inscrira durablement dans l’écosystème de la mode circulaire et éco-conçue ! 

Glynnis Makoundou Avocate Paris

Glynnis Makoundou

Avocate d’affaires passionnée de mode et de digital

Glynnis Makoundou est avocate au barreau de Lyon. Forte de 10 ans d’expérience en tant que juriste e-commerce, créatrice de marque d’accessoires et blogueuse mode, elle a créé en 2022 un cabinet dédié aux entrepreneurs et professionnels du secteur de la mode, qu’elle conseille et représente en droit des affaires, du numérique et de la propriété intellectuelle.

Retrouvez ces services sur son site makoundou-avocat.fr.

«THE GOOD GOODS : UNIS POUR CHANGER DE MODE»

«THE GOOD GOODS : UNIS POUR CHANGER DE MODE»

Le LAB by IFTH à la Caserne Paris

Dans le contexte géopolitique actuel, avec la flambée du prix des matières premières ainsi que les nombreux points d’alerte et préconisations du GiEC pour limiter le réchauffement climatique, l’Industrie de la Mode et du Textile entame sa transformation.

 

Photo de Victoire et Thibault

Fondé par Victoire et Thibault Satto, The Good Goods est le premier média digital français et agence de communication sur la mode et le lifestyle éco-responsable et engagé.
Le projet est né avec pour volonté d’éclairer le grand public pour mener sa transition écologique mode et l’ambition de fédérer.

 

Partageant les mêmes valeurs et convictions concernant l’industrie textile, c’est tout naturellement que les chemins de The Good Goods et Fashiongreenhub étaient amenés à se croiser à l’occasion des Fashion Green Days de juillet se tenant pour la première fois à Lyon. Une ambition commune: donner les moyens aux marques de changer leur manière de produire et commercialiser la mode, les accompagner et leur donner de la visibilité.

L’occasion d’échanger avec Thibault Satto sur l’évolution de The Good Goods depuis sa création en 2017.

Photo de Thibault

Victoire et Thibault Satto, frère et sœur à la ville, sont originaires du sud de la France.  Victoire est dans sa première vie pro médecin radiologue. Rien à voir avec la mode pour laquelle elle nourrit pourtant une passion depuis toute petite. C’est ainsi qu’elle écrit en parallèle de son travail des contenus de mode et de société pour différents médias digitaux.
Après un parcours Business management et création d’entreprise et une carrière en entreprises à rôle social ou humanitaire, Thibault est animé par l’envie de répondre à des problématiques sociales et environnementales.


Lors de l’écriture d’un sujet sur la mode, Victoire a une forte prise de conscience de l’urgence climatique et de l’impact considérable de la mode sur l’environnement. Elle partage ce constat à Thibault qui de son côté a dans l’idée de créer une entreprise à impact. Aussi, ils remarquent que de plus en plus de créateurs proposent de la conception responsable.  Il n’en faut pas plus pour qu’ils décident d’allier leurs envies et compétences pour informer le grand public et mettre en avant les marques éthiques. C’est le début de l’aventure The Good Goods. 

Ils ne connaissent à l’époque pas très bien les modèles économiques des marques de mode. Avec beaucoup d’envie et d’audace, ils partent explorer les salons professionnels pour comprendre ce secteur et qui en sont les acteurs les plus innovants et inspirants. Première version du site web en poche, ils commencent à partager des contenus. Très vite ils créent le podcast « le sapping » (qui deviendra (on)ward fashion) pour « raconter des histoires de vêtements ». Ils souhaitent “mettre en lumière le fait qu’il est possible d’allier engagement social et réussite financière au travers de la désirabilité du vêtement”

Sur le chemin, en 2019, ils se rendent compte qu’ils ont une forte audience de professionnels. Qu’à cela ne tienne, ils ajustent leur ligne éditoriale afin d’être un média omnicanal hybride qui s’adresse autant au b2c qu’en b2b. Avec une approche centrée sur leurs lecteurs, ils s’efforcent de répondre à leurs divers besoins, sans jamais être moralisateur

The Good Goods, basé à la Caserne (1er accélérateur européen de mode durable),
c’est  aujourd’hui une équipe de 7 personnes et une dizaine de freelances autour pour la création de contenu.
“C’est un endroit qui nous ressemble et qui est à l’épicentre de la mode responsable. Cela facilite le réseau, les synergies collectives de part la proximité entre les diverses entreprises et marques présentes dans le lieu. C’est aussi une source d’infos grâce notamment aux meetups qui y sont organisés.”

Photo de l'équipe The GOOD GOODS

L’équipe The Good Goods

Un Média Omnicanal

Très créatifs, ils s’expriment au travers de plusieurs supports média avec la volonté d’inciter les gens à consommer moins voir pas du tout, en informant le consommateur des impacts sociétaux et environnementaux des produits :

Site Internet The GOOD GOODS

* Le site web The Good Goods entièrement refondu et éco-optimisé qui propose:
– Des contenus apprenants qui s’appuient sur une veille constante des tendances marchés et de consommation et des innovations en matière d’éco-responsabilité.
– Un annuaire accompagné d’une carte interactive, régulièrement mis à jour, qui répertorient les marques éthiques et engagées avec leurs points de vente ainsi que les boutiques de seconde main pour inspirer et guider les consommateurs.

Podcast The GOOD GOODS

* Le podcast On (ward) fashion conçu comme une boîte à outils business de solutions pour accélérer la transition sociale et environnementale de la mode.

* Une newsletter qui propose chaque semaine une revue de presse de leurs articles, videos et podcasts ainsi que des informations exclusives.

* L’édition de guides comme la Bible du Vintage ou la Bible de la réparation. Ces ouvrages sont conçus pour guider les consommateurs vers une mode plus circulaire et ainsi mieux la consommer.

Le saviez-vous?

The Good Goods propose une offre de services B2B pour accompagner les marques de toutes tailles sincèrement engagées: campagnes de communication, création de contenus en marque blanche, podcasts, workshops, conseil sur mesure, modération de conférences B2B et B2C etc…
En outre, ils travaillent avec un pool de personnalités sincèrement engagées en tant qu’agence d’influence éthique.

Mondial Tissus – Les arts créatifs, levier vers une économie de service Marine Nagel – Lacroix

Podcast enregistré lors des Fashion Green Days à Lyon les 7 et 8 juillet 2022 dont Mondial Tissus était le partenaire.

Les recommandations lecture de Thibault:


– La 25ème heure, de Bao Dinh, Guillaume Declair et Jérôme Dumont

– Le pouvoir de l’instant présent, de Eckhart Tolle

– La Bible du Vintage, de The Good Goods

– La face cachée des étiquettes, de Eloïse Moigno et Thomas Ebélé (lien vers article de Caroline M sur la sortie du livre et site sloweare)

– Être un chêne, de Laurent Tillon

La bible de la réparation

Actualité The Good Goods

Après “La Bible du Vintage”, The Good Goods publie son 2ème magazine papier “La Bible de la réparation”. Plus de 130 pages pour comprendre les bénéfices multiples de la réparation de nos vêtements et accessoires de mode. C’est aussi un outil pour passer à l’action avec de nombreux tutoriels.

Photo Sophie Guittonneau

Sophie Guittonneau

Consultante mode et styliste engagée pour plus de bon sens, de collectif, d’inclusivité et d’éthique dans l’industrie de la mode et du textile.