Umòja, des baskets entièrement végétales et stylées

Umòja, des baskets entièrement végétales et stylées

Umoja Shoes, MMEA chaussure 100% vegetale pour homme et femme

Saviez-vous qu’en France 9 paires de chaussures sur 10 finissent dans les déchets ménagers et donc à l’incinérateur ? Quand elles sont mises au tri (par exemple dans les bornes Le Relais), la plupart sont exportées à l’étranger pour une deuxième vie mais à la fin toujours pas recyclées.

L’histoire de Umòja

Quand Dieuveil NGOUBOU et Lancine KOULIBALY décident de se lancer ensemble dans l’entreprenariat en 2017, c’est d’abord parce qu’ils sont en quête de sens. L’un fait alors des études de droit, l’autre travaille dans les assurances. Tous les deux cherchent à créer un nouveau modèle économique et à changer le mode de consommation en vigueur jusque-là. L’idée leur vient en regardant les pieds des gens : tout le monde porte des baskets ! C’est devenu un produit intergénérationnel et universel, malheureusement fabriqué dans des conditions trop souvent obscures, dans des matériaux polluants et à l’autre bout de la planète.

Les deux amis imaginent donc créer une chaussure responsable à tous points de vue. Mais pas question d’en oublier le style pour autant ! Le meilleur moyen de démocratiser une consommation responsable, c’est faire en sorte que le produit soit beau. Allier éthique et esthétique en somme.

Pour le style Dieuveil et Lancine font appel à Marion Clément. C’est une designer et directrice artistique. Elle va apporter toute sa culture des sneakers (le hip-hop, les années 60-70, la street culture…). Pour cela, elle va puiser son inspiration dans l’observation de paysages, de lignes architecturales, de motifs artisanaux…. C’est elle, avec l’aide de l’autre Marion venue en renfort pour la campagne Ulule et responsable du marketing, qui va notamment imaginer les lookbooks, en cohérence avec les valeurs de la marque. Leur travail sur le stylisme et la direction artistique font qu’en voyant les visuels des baskets « on est d’abord frappé par l’esthétisme, avant de se dire que c’est un produit écolo » plaisante Dieuveil.

Umoja Shoes, Lancine et Dieuveil, fondateurs - Studio ©Charlain

Les valeurs responsables de Umòja

UMOJA sneaker décomposée

Chez Umòja, qui signifie « unité » en langue swahili, la partie éthique est assurée par toute l’équipe. Le tout en n’oubliant aucun des acteurs de la chaîne de production en leur assurant une rémunération juste. Le coton biologique est cultivé et récolté à la main au Burkina Faso par de petits producteurs indépendants, seulement pendant la saison des pluies, car il est gourmand en eau.

La marque s’appuie sur les savoir-faire de l’Afrique sub-saharienne : production, filage, tissage et teinture du coton bio. Il se fait aussi au Portugal où la chaussure est assemblée. Ou encore la France pour la fabrication des lacets en lin par exemple.

Tout est pensé pour que la chaussure Umòja ne pose pas de problème à la nature en fin de vie. En général les chaussures se composent de produits synthétiques ou issus de l’industrie pétrochimique. C’est pourquoi il est si compliqué de les recycler. Quand Dieuveil et Lancine ont commencé leur projet ils ont réalisé toute la difficulté de se passer du plastique. Ils ont donc été obligés de repenser chacun des éléments qui compose une sneaker. Par exemple, la mousse qui lui permet d’être si confortable, le talon, les lacets… Grâce à l’hévéa qui produit un latex naturel, la problématique de la semelle a été résolue, ainsi que celle de la colle.

 

C’est Marion qui trouve la solution pour éviter l’utilisation d’œillets en métal en observant des chaussures de trekking : ils sont remplacés par des passants composés de lacets plats. Les teintures, naturelles, donnent un côté authentique au textile. Ainsi la basket Umòja est entièrement végétale.  

Le futur du projet

La prochaine étape est de la rendre complètement compostable. Lancine et Dieuveil sont en train de développer leurs propres outils pour tester la biodégradabilité des matériaux. Ils travaillent également sur l’imperméabilité de leur basket.

Pendant ce temps, la campagne de crowdfunding sur ULULE commencée fin mars se termine le 12 mai. Elle a permis à Umòja d’être repérée par de grandes enseignes de distribution car elle a dépassé son objectif de 850%. Les précommandes sont lancées et les premières baskets 100% végétales arriveront pile pour les beaux jours.

UMOJA sneaker pliable et responsable
Anne Hory Forest

Anne Hory Forest

La matière comme fil de discussion #épisode1

La matière comme fil de discussion #épisode1

Avant d’être des tee-shirts engagés pour la mode durable, ils étaient matières… Petite histoire d’une conception inédite entre Ch’tis. Un dialogue qui fait bouger les fils. Épisode 1 avec Arielle Levy, pilote de Fashion Green Lab.

 

Ici, pas de dialogue virtuel mais une rencontre bien réelle entre Fashion Green Lab et Manufacture Française de Textile, plus exactement entre Arielle Levy et Karine Blanchot. Des oreilles grandes ouvertes, des yeux pour tout observer, des mains pour toucher, des cerveaux droits et gauches pour phosphorer et trouver la solution. Quelle solution ?  Réaliser un tee-shirt éco-local, un beau produit, made in Nord, à un prix d’entrée de gamme, avec un rapport qualité/prix cohérent et juste.

Pour Arielle, tout a commencé sur le stand MFT (Manufacture Française de Textile) du salon Made in France où elle a pu toucher les différentes matières travaillées par l’entreprise. L’écoute sensible de Karine a permis d’amorcer le dialogue.

Karine a compris où je voulais aller : réaliser un teeshirt cocooning, bien fini, créer du bien-être et le faire localement. Un projet, c’est d’abord une rencontre humaine, comme quand on discute avec son maraîcher des légumes que l’on a envie de cuisiner. C’est un dialogue industriel créatif où l’on part de la matière avec le souci de la transparence et du zéro déchet.

Matière, es-tu là ?

La matière, c’est l’esprit du vêtement, son ADN, son histoire, son identité profonde. « Tout part de la matière » explique Arielle. C’est pourquoi elle a pris le temps d’explorer, de questionner, de tester, toucher, soupeser, modéliser, avec toute l’équipe du Plateau fertile… et bien évidemment en lien étroit avec son fournisseur. Ce cheminement de plusieurs mois, c’est Arielle qui le raconte aujourd’hui et la semaine prochaine, l’équipe de MFT prendra le relais. Lin du nord, tencel, laine, coton bio, viscose recyclée, quel mariage serait le plus heureux?

champ de coton
bobine de fil de laine

Ce dialogue vous a- t- il amené à évoluer ou à innover?

Au début, l’idée était d’utiliser des fins de rouleaux de jersey. Nous avons identifié des fabricants, réalisé des tests et nous avons finalement choisi de produire les matières que nous avons travaillé avec MFT. J’avais le tencel en tête, puis mon choix a évolué vers la viscose recyclée que MFT fabrique dans son usine. Et je voulais une matière naturelle pour l’authenticité, pour voir les fils, les aspérités. Le lin du nord s’est imposé. Et on a intégré un minimum d’élasthanne. Viscose, lin, laine, coton bio : c’est le charme des mélanges qui crée une bonne matière, son toucher, son aspect plus ou moins soyeux, sa douceur…  Ce travail a permis aussi à notre atelier du Plateau Fertile de monter en compétences.

Des difficultés dans cette collaboration?

« Aucune ! » s’exclame « la rieuse designeuse ». C’est le dialogue qui a permis de trouver la bonne matière et de prendre en compte toute la chaîne de valeur. En fonction de la laize, on optimise le placement du tee-shirt pour limiter les pertes. Le modélisme prend en compte les caractéristiques techniques de la matière, comme le rétrécissement du tissu après lavage.  Tout ce travail de design et d’écoconception prend du temps évidemment.

Comment parvenir à un coût final d’entrée de gamme?

Arielle souligne que Fashion Green Lab ne fait pas d’économie sur la matière mais plutôt grâce au modélisme de son plan de collection, en jouant avec les différentes tailles et formes des tee-shirts pour limiter les chutes. Celles-ci sont réutilisées pour les étiquettes et les renforts d’épaules. L’atelier s’est doté de logiciels de modélisation en 2D et 3D et réalise l’impression numérique. Il n’y a pas de finition superflue, les détails sont autant esthétiques qu’utiles.

MFT ne travaille pas sur stock. 

Comme le cuisinier avec les légumes du jour, on va produire en fonction de ce qui rentre, des prix, toujours avec des produits respectueux. Il faut s’adapter rapidement, ce qui nous amène à référencer les matières.

Le calcul de l’impact social et environnemental du tee-shirt est en cours, il sera qualifié de façon précise.

 

Impression numérique FGH

Le chiffre clé?

65 ! C’est le nombre de kilomètres entre la Manufacture et le plateau fertile.

 

Et maintenant, c’est le portrait croisé ! Qu’as-tu envie de dire sur la personnalité de ton interlocutrice chez MFT, Karine Blanchot?

Ce que je retiens, c’est sa disponibilité pour répondre à mes nombreuses questions chaque semaine. Quand on aime ce que l’on fait, le dialogue est riche. C’est aussi sa solidarité et sa créativité pour trouver des solutions. Un projet n’est pas un algorithme. Ce sont les contacts humains qui nous font progresser.

Et demain?

Le textile est le langage du territoire. Le maillage est un enjeu : il faut retrouver le sens du dialogue technique et humain entre artisans, artistes, industriels, créateurs. Ce sont ces rencontres qui vont créer les conditions de création artistique et le modèle économique.

Ariane

Prochaine étape du projet : Fashion Green Hub va tester la mutualisation de la distribution. Le top sera proposé en marque blanche, par exemple à des collectivités ou des créateurs qui veulent porter un message, une identité. D’autres dialogues, d’autres partenariats se tissent!

 

La pépite

Je suis une passeuse de liens, une chercheuse de matières, je sens, je touche, je regarde le textile comme un fruit !

Arielle Levy

Vice-présidente , Fashion Green Hub

Sylvie Bourgougnon

Sylvie Bourgougnon

Je cultive un projet d'upcycling dans la Loire, un territoire riche de savoir-faire textiles, de solidarité et de créativité.

La créativité est une bobine qui se déroule à l’infini, tissant des liens colorés entre nous.

Les projets du cursus Fashion Green Business – 6

Les projets du cursus Fashion Green Business – 6

Candidats FGB

Le cursus Fashion Green Business 1 est en cours et il se déroule d’avril à août. Il comprend 80 heures de formations, coaching et des webinaires utiles de pros.

14 projets ont rejoint la session 1 : 10 jeunes projets et 4 jeunes marques. Ils sont divers par leurs sujets, leurs expériences, ils viennent de plusieurs régions. Un esprit de groupe fort s’est créé entre projets et avec une équipe de formateurs très impliquée. En effet, pour réussir l’accompagnement humain et la compréhension profonde de chaque projet  est aussi important que la technique.

Aujourd’hui je vous présente deux projets en lancement Shopping Care et Irisens. Leur point commun : Être créés par deux mamans !

Ymane Amrane – projet Shopping Care

Ymane, qui es-tu ?

Je suis Ymane Amrane, une citoyenne du monde basée à Paris, passionnée par le fait d’aider à mettre en valeur une mode plus responsable.
Plus jeune, je n’avais pas conscience de l’impact de mes achats mode, je me contentais d’aller vers les offres les plus intéressantes…
Mais à la naissance de mes jumeaux, suite à leurs allergies à cause de la composition de leurs bodies, j’ai réalisé qu’il fallait contribuer à une mode plus respectueuse de l’environnement et des humains.

Qu’est-ce que tu aimes ?

J’aime croire qu’il est possible de changer les choses. J’aime avoir le défi d’aider à améliorer les choses. Je pense que nous sommes nombreux à vouloir consommer la mode de façon responsable. J’aime me dire que nous sommes une communauté fédérée par les enjeux environnementaux et la justice sociale.

Ymane Amrane - Shopping Care

Quel est ton projet ?

Mon projet, c’est Shopping Care, une application mobile qui permet de lever les freins de la consommation mode responsable. Elle crée un lien entre les boutiques responsables qui manquent souvent de visibilité et les consommateurs qui souhaitent modifier leur consommation mode.

La mission de Shopping Care est de faciliter l’accès à une mode responsable pour tous.
Les utilisateurs de l’application mobile peuvent géolocaliser l’ensemble des boutiques mode responsables (boutiques éco-responsables, solidaires et de seconde main). Et collaborer à une plateforme participative et bénéficier d’un Slow Market pour trouver des produits responsables et abordables (déstockages et nouvelles marques).

Qu’attends-tu de ce cursus ?

Pour faire aboutir mon projet, j’ai besoin de vous qui lisez cet article. Le but est de fédérer une communauté “Shopping Care” avec des futurs utilisateurs, des boutiques responsables (Solidaire, Éco-responsables et les Seconde main) et les nouvelles marques mode éco-responsable.

Aurélie Chevalier – projet Irisens

Aurélie, qui es-tu ?

Passionnée par le bien-être et la protection de notre planète depuis toujours, j’ai travaillé dans l’industrie automobile puis plastique pendant une dizaine d’années. Pour être en accord avec mes convictions, j’ai quitté ce milieu pour découvrir le monde agricole. Je souhatais être en accord avec mes convictions en contribuant au développement de la filière biogaz en France.

 Il y a trois ans, j’ai eu des jumeaux et doublé mon nombre d’enfants. J’ai décidé de quitter le biogaz pour être plus proche de ma famille et de développer l’entreprise que j’avais crée trois ans auparavant qui distribue en France des chaussures fabriquées en Allemagne dans lesquelles on se sent comme pieds nus.

 Comme je suis quelqu’un qui va au bout des choses, je souhaite proposer à mes clients des chaussures et des vêtements conformes à mes convictions.

Qu’est-ce que tu aimes ?

Mes enfants, mon mari, la nature, les animaux, le yoga. J’aime aussi les arts martiaux et comme aucun entraînement n’est ouvert depuis mi-octobre, je viens de me mettre au triathlon et j’adore!

 

Aurélie Chevalier - Irisens

Quel est ton projet ?

Des vêtements et des chaussures fabriqués en France dans des matières naturelles cultivées ou fabriquées le plus localement possible, qui respectent le corps et ses mouvements, et si légers qu’on ne les sent pas.

Qu’attends-tu de ce cursus ?

Mon gros souci concerne les chaussures car cette industrie semble avoir quitté la France il y a trente ans. J’ai déjà réussi à rassembler pas mal de pièces de puzzle mais j’ai besoin de trouver un moyen industriel fiable, qualitatif et réaliste économiquement pour fabriquer des chaussures ultra-souples. Le cas échéant je suis prête à investir dans des machines mais trouver des personnes qualifiées semble un challenge à part entière. Reprendre un atelier est aussi une piste. Je suis prête à apporter ma pierre à la réindustrialisation.

Je ne viens pas du milieu de la mode et toute connaissance dans ce domaine est bienvenu. Mon sens de la déco peut être amélioré, notamment pour mettre en avant mes produits. J’ai besoin d’optimiser ma communication. Je suis à la recherche de toutes matières fabriquées en France respectueuses de l’environnement utilisables pour des vêtements et chaussures. Je suis très instinctive mais il faudrait vraiment que je fasse des calculs économiques…

 

 

À propos de Fashion Green Business

Deux systèmes d’accompagnement sont en route :

  • Davantage de coaching pour les projets matures et jeunes marques
  • Davantage de formations pour les jeunes projets 

Le coût est de 1600 €, et 800 € pour les porteurs de projets qui résident dans les Hauts-de-France.

Une deuxième session aura lieu de septembre à décembre 2021.

La prochaine sélection aura lieu début juin.

Découvrez sans plus tarder, les coachs qui aideront à ce que tous ces projets se concrétisent.

Plus d’informations sur : hello@fashiongreenhub.org.

 

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Le t-shirt engagé par Fashion Green Hub : une histoire créative de savoir-faire

Le t-shirt engagé par Fashion Green Hub : une histoire créative de savoir-faire

t-shirt engage fashion green hub

L’association Fashion Green Hub lance une capsule de t-shirts responsables

L’association Fashion Green Hub (FGH) est incontournable dans le paysage de la mode responsable. Avec la conviction que l’industrie de la mode doit rapidement changer et bâtir un business model différent, elle fédère plus de 300 membres (entreprises distributeurs et industriels, startups, créateurs, écoles, chercheurs et étudiants) afin de leur permettre de partager et mutualiser leurs savoir-faire, leurs compétences et leur expérience. Elle est à l’initiative d’événements, de groupes de travail et d’un cursus d’accompagnement de porteurs de projets, Fashion Green Business, autour de l’économie circulaire.

Elle a pour ambition de faire bouger cette industrie sur son impact environnemental et social. C’est pourquoi, elle s’engage dans la transformation de la filière par l’action.

Aujourd’hui, elle lance sa première capsule de t-shirts engagés avec l’ambition de transmettre un message fort et percutant. En effet, ces t-shirts éco-conçus localement vous racontent l’histoire de savoir-faire français. Elle est le fruit d’une étroite collaboration entre créatifs, experts et industriels de tout l’écosystème textile du Nord.

La gènese de ce projet 

Retour sur la genèse de ce projet avec Arielle Levy. Entrepreneuse, designer et femme engagée, elle est, entre autres, pionnière de la mode responsable dans le Nord. Elle est à l’initiative du label artistique UAMEP1. Elle continue à expérimenter les différentes facettes de l’écoconception au travers de sa ligne de produits manifeste « Une autre mode est possible ». Ceci lui permet de continuer à chercher des matières, concevoir des produits. Mais surtout de dialoguer avec des professionnels de manière concrète, en particulier avec l’atelier de l’association. Elle est surtout membre fondatrice et vice-présidente de Fashion Green Hub. La créativité l’anime et elle aime s’exprimer grâce à la matière et au produit. C’est donc tout naturellement qu’elle est en particulier en charge du pôle créatif Fashion Green Lab (FGL) de FGH.

 

Arielle Levy - t-shirt La belle verte

Arielle Levy

Tout part du constat alarmant que l’on connaît tous

Aujourd’hui, après près de 30 ans d’excès, on mesure les méfaits, comme dans la malbouffe, sur la nature et les humains. Le constat général est qu’on est allés trop loin, on s’est déconnecté du métier, de l’amour de faire du textile.

Une industrie de la mode déconnectée

L’industrie de la mode s’est déconnectée de la société dans laquelle on vit :

  • Déconnexion de la matière, à l’exemple du désastre du coton issu de l’agriculture dite « conventionnelle »2;
  • Déconnexion de la vision dans l’économie réelle ;
  • Dégradation des conditions de travail des gens ;
  • Déconnexion du produit au profit d’une lecture de la mode au travers de tableaux Excel.

Il est nécessaire pour une mode durable et responsable d’innover sur toute la chaîne de valeur, de la conception à la mise en vente (matières, design, confection, transports, systèmes de distribution).
D’ailleurs on observe un changement de comportement d’achat des consommateurs. Ils sont en demande de vêtements de meilleure qualité, de transparence et de traçabilité.

Les objectifs de Fashion Green Lab

Fashion Green Lab a pour objectif de :

  • Fédérer les créateurs ;
  • Créer des outils (e-shop, produits) ;
  • Créer un réseau entre créatifs ;
  • Préparer à comment distribuer les produits en propre et des créateurs (sous la houlette de Yolande Klaassen).

L’idée de ce projet est née, pendant le confinement du printemps 2020, d’une volonté de ces créatifs d’être démonstrateurs de solutions concrètes vers de nouveaux modèles économiques.

Parce qu’il est primordial de redonner du sens à la consommation. Le t-shirt n’est pas quelque chose d’anodin, il est le symbole de ce que nous avons perdu : le durable, le produit que l’on chérit, que l’on transmet. En faisant du bien et en protégeant la biodiversité et sa santé morale et physique.

Le saviez-vous ? t-shirt made in france

Pourquoi le t-shirt ?

Le t-shirt est un basique incontournable, effortless, et est présent dans tous nos placards. Il est comme une seconde peau, il touche tout le monde. C’est le produit le plus consommé avec 630 millions de t-shirts importés en France (chiffres 2018) et le plus polluant. C’est aussi un formidable support créatif pour faire passer des messages forts.

Saviez-vous qu’en moyenne un t-shirt en coton conventionnel nécessite plus d’1kg de matière première (soit environ 30 arbustes et 15m2 de terre), plus de 3000 litres d’eau et une décoloration chimique de la fibre ?

C’est donc comme une évidence que s’impose l’idée d’avoir un t-shirt éco-conçu emblématique à l’image des valeurs inclusives, responsables, bienveillantes et collectives que porte l’association.

tee-shirt FGH shooting

Le but :

Faire de ce t-shirt l’ambassadeur d’une mode post-carbone qui rend vers le zéro déchet et qui s’inscrit dans l’économie circulaire.

Au travers de ces t-shirts, l’association souhaite démontrer par l’action qu’une autre façon de concevoir, produire et consommer, le tout localement, est possible.

Le made in France, c’est sérieux : ça a un coût et un style. C’est le cheval de bataille de cette campagne dans laquelle, notre association, engagée pour une mode plus durable, et nos partenaires, nous investissons sans relâche depuis 10 mois.

Le défi :

Concevoir et produire un t-shirt éco-local dans le Nord, dans un rayon de moins de 100km autour de Roubaix. Cela à un prix juste en impliquant tous les acteurs de la chaîne pour recréer de la valeur ajoutée.

carte rayon de fabrication des t-shirts hauts-de-france

C’est avant tout une réflexion sur l’usage : moins mais mieux. Toute la chaîne de valeur (matière, design, industrialisation, formation, optimisation, transparence, transport et distribution) a été passée en revue.

1. La matière

Tout part de la matière. « Malfringue/malbouffe, même combat ». Cela commence en mai 2020 par un dialogue sur la matière avec différents fabricants locaux. Ces derniers travaillent du fil au tricotage du tissu jersey, en particulier avec la Manufacture Française de Textile (à Caudry). L’objectif est d’être en capacité d’être transparents et de tracer la chaîne des tissus utilisés.

La traçabilité 100%, c’est un échange permanent, c’est un échange industriel sur l’usage.

Le choix s’oriente vers la mise en avant de matières naturelles, thermorégulantes et hypoallergéniques : le coton biologique certifié GOTS. Un coup de cœur pour un mélange de viscose recyclée et de lin au toucher souple et doux. Le lin fait à partir de chutes de viscose de l’usine et de lin cultivé dans les Hauts-de-France.

2. La créativité

Ensuite, ce sont ces matières qui guident l’émulation créative collective.  Au départ, Arielle souhaitait que ces produits soient réalisés à partir de chutes de matières. Ce qui n’a pas été possible, car ce principe n’était pas modélisable à grande échelle…pour le moment ! En raison du temps qu’il aurait fallu mais possible et idéal pour des petites séries de collections capsules.

Nous n’avons pas dit notre dernier mot pour travailler sur un process industrialisable !

Néanmoins, les différents essais de formes ont été faits sur le principe d’upcycling avec des fin de rouleaux défectueux. En collaboration avec les modélistes et le bureau d’étude dirigé par Frédérique Aplincourt, une attention a été portée à l’éco-conception. Tout cela, en prenant en compte les points de couture, les points durs, le fil de couture en coton. L’atelier a mené un énorme travail d’optimisation de la coupe dans une logique zéro-déchet. Ainsi, les chutes peuvent être utilisées au maximum, notamment pour les étiquettes de marquage et de composition.

Conception 2D 3D et production tee-shirt

Puis c’est Coline de l’Envers du décor qui s’est vue confier la réalisation des illustrations avec l’ambition de transmettre des messages porteurs de sens. Elle s’est mise au service des valeurs de l’association avec virtuosité et un sens de l’humour engagé. Elle a pour cela collaboré avec l’équipe de designers maison pilotée par Arielle.

Illustration de Coline pour les t-shirts
Les couturièr(e)s de l’Atelier Agile à Roubaix

Les couturier(e)s de l’Atelier Agile à Roubaix

Les membres de l’association ont été impliqués dans le choix des illustrations et messages retenus. Ils ont participé aux  essayages afin de s’assurer de l’inclusivité des formes choisies. Aussi, les t-shirts ont été présentés au salon IMPACT à Paris en octobre (le seul salon qui ait été maintenu fin 2020). Le but était de prendre en compte les avis des professionnels et réseau de Fashion Green Hub. Le stand n’a pas désempli.

 

3. La production

Toute la production sera effectuée par les couturier(e)s de l’Atelier Agile de Fashion Green Hub. L’impression digitale des illustrations se fera « à la demande » selon le choix du consommateur avec des encres éco-responsables.

Afin de limiter l’impact carbone, outre le bénéfice réalisé par une production locale, cette capsule de t-shirts est disponible en précommande uniquement dans de justes quantités : ni surstocks, ni pertes.

4. La distribution

L’emballage des produits reprendra les idées ayant émergées du groupe de travail « zéro plastique ». Pour la livraison, le choix du transport s’est orienté vers des entreprises qui reversent une partie de leurs bénéfices à des associations et, selon les possibilités, des points de collecte seront mis en place. Le sujet transport est un chantier qui sera aussi abordé sur la durée.

Il est temps de retrouver le chemin de nos métiers, en particulier le respect de chaque savoir-faire qui compose un produit aussi simple d’apparence qu’un t-shirt.

La campagne de crowdfunding KissKissBankBank

Cette campagne a pour objectif de soutenir les activités de l’association FGH comme les formations de couturier(e)s et le savoir-faire d’upcycling. Elle permettra d’investir au sein de l’Atelier, de former et de créer de l’emploi. Trouver la façon de faire des t-shirts en France, à l’échelle locale, confectionnés dans des conditions de production équitables, en circuit court et à un prix juste et abordable sera nécessairement un travail collaboratif.

C’est aussi rentrer par le produit pour faire prendre conscience au consommateur de ce qu’il y a derrière du Made in France.

t-shirt FGH répartition prix
pourquoi acheter les t-shirts FGH

Porter un t-shirt Fashion Green Hub, c’est s’engager en consommant durablement :

  • Soutenir la volonté de réindustrialiser une partie de la production textile en France sans refaire des ateliers à l’identique. Avec l’ambition de réduire les coûts là où c’est possible afin de créer de la valeur ajoutée sur la qualité et l’usage.
  • Avoir la garantie que chaque acteur de la chaîne de valeur a travaillé dans de bonnes conditions et a été rémunéré justement.

Les contreparties sont sous forme de packs (solo, duo, trio etc) pour que le plus grand nombre de gens puissent s’y retrouver et puissent choisir la taille, la matière et sélectionner leurs illustrations préférées ainsi que leur placement (discret ou assumé). Les t-shirts sont proposés à un prix préférentiel de lancement et 3% des ventes seront reversées au Secours Populaire de Roubaix.

Conclusion

Un projet collaboratif

L’association FGH promeut l’innovation écologique dans la filière mode et habillement, l’effort collectif et des projets collaboratifs vers la transition de celle-ci. En ce sens, elle souhaite être un épicentre et montrer la voie par l’action. Ainsi elle donne l’exemple d’une économie qui se réinvente et se régénère.

Grâce à ce projet, elle montre tout ce qu’il est possible de faire. Elle présente toutes les compétences présentes au sein de l’association. FGH montre tout ce qui peut être mis à disposition des créateurs et des marques à l’Atelier Agile de FGH à Roubaix. Ce projet ouvre des sourcing de matière, des solutions de packaging et marquage zéro déchet qui feront gagner du temps et de la transparence aux consommateurs. Ce projet de t-shirts éco-locaux démontre ce qu’est le « made in France ». Il a fait aussi monter en compétences le bureau d’étude sur le sujet de l’upcycling et la réflexion autour de l’étiquetage (griffe et vignette de composition) des produits. Le but est que tout ce travail mené serve à l’écosystème de FGH et ce, de manière auto-financée. Il a en outre été le prétexte à la formation d’étudiants et à l’embauche de personnes qualifiées.

C’est un cheminement d’amélioration continue. Le t-shirt sera, entre autres, étudié dans le groupe de travail « mesurer la mode ». Il a aussi d’ores et déjà donné naissance à la mise en œuvre d’une tissuthèque éco-responsable au Plateau Fertile à Roubaix. Il ouvre aussi l’idée de proposer ces t-shirts en marque blanche pour les créateurs ou marques qui souhaiteraient s’approprier ces valeurs (détaillants, créateurs, associations, grands groupes, fondations etc).

équipe Fashion Green Hub

Les membres fondateurs : Benoît Frys, Arielle Levy, Majdouline Sbai et Annick Jehanne

Remerciements

Les membres fondateurs et dirigeants de l’association, Annick Jehanne, présidente, Majdouline Sbai, Arielle Levy et Benoît Frys, vice-président(e)s de l’association Fashion Green Hub, tiennent à remercier ceux qui ont rendu ce projet collectif réel :

  • Le pôle créatif Fashion Green Lab : Anne-Laure Eustache, responsable direction artistique et visuelle, Flavia Redouin Innecco, designer et experte éco-conception, Marine Bingo et Coline Salmon, illustratrices, Frédérique Aplincourt, responsable du pôle production et du bureau d’étude et Elena Drevon, modéliste;
  • Le pôle communication : Maria-Angela Bravo, responsable communication et événementiel et son équipe, Clotilde Achille, assistante community manager, Alexandre Grabar, chargé de communication;
  • Yolande Klaassen, pilote Fashion Green Room;
  • Hernan Ameijeiras, vidéaste;
  • L’ensemble des membres de l’atelier de fabrication;
  • Et bien sûr Manufacture Française de Textile.

Affichez vos convictions et portez un t-shirt éco-conçu en circuit court et dans un rayon de 65km dans les Hauts de France !

Fashion Green Hub lance sa première campagne de crowdfunding afin de démontrer qu’un t-shirt 100% éco-local au juste prix est possible.

Je remercie Arielle Levy pour cet échange passionné et passionnant.

 

1 UAMEP : Une Autre Mode Est Possible. C’est un collectif associatif et artistique d’entrepreneurs et de designers textile qui incarnent la mode libre.

2 Le coton issu de l’agriculture conventionnelle qui avec à peine 3% d’utilisation des sols agricoles nécessite une consommation d’eau astronomique. Il demande plus de 3000 litres d’eau pour cultiver 1kg de coton et l’utilisation de pesticides (dont plus de 16% de tous les insecticides utilisés dans le monde).  Le coton biologique est produit avec des engrais naturels avec jusqu’à 80% d’eau nécessaire en moins. Il garantit une innocuité pour la santé des habitants aux environs, des producteurs et du consommateur final.

Sophie Guittonneau

Sophie Guittonneau

Consultante mode et styliste freelance. Direction créative, conception produit et posture de marque.

J’accompagne les marques et porteurs de projet avec une approche systémique pour un design durable et pour leur stratégie.
Je suis portée par ce qui a du sens dans les défis actuels de notre façon de consommer et de produire. Je place l’humain, l’environnement et la recherche esthétique au cœur de mes actions.

Relocalisation et Made in France attention au Frenchwashing !

Relocalisation et Made in France attention au Frenchwashing !

On parle énormément de relocalisation et Made in France en ce moment.

Le Made in France c’est ce que beaucoup de français veulent mais est-ce bien ce qu’ils achètent ?

Made in France selon les consommateurs

J’ai l’impression que le faux Made in France à grand renfort de déco bleu blanc rouge se multiplie avec un développement du “Frenchwashing” une utilisation détournée du made in France.

Le Frenchwashing c’est surfer sur les attentes croissantes de fabrication locale en proposant du faux Made in France ou parfois du Made in France dans des conditions non transparentes.

Il y a quelques jours, je reçois une offre provenant d’une start-up récente qui communique intensément. Elle se positionne comme intermédiaire de fabrication en Made in France.

Un t-shirt Made in France à 5€ !

Mon sang s’est mis à bouillir. Je ne sais pas comment cela est possible.

Depuis trois ans, l’association Fashion Green Hub pilote son propre atelier à Roubaix. Nous savons donc très bien le prix de chaque étape.

1- De quel made in France parle-t-on ?

T-Shirt Made in France - Made in Roubaix

La notion de Made in France se fait du tort à elle-même et n’est absolument pas claire pour les consommateurs que nous sommes. Nous pensons que tout est Français dans un produit Made in France. Hélas non !

La réglementation du Made in France

La réglementation est elle-même complexe car elle dépend des produits. Le critère peut-être :

  • Un changement de position douanière (un tissu indien devient une chemise de nuit Made in France) ;
  • Un % de la valeur ajoutée du produit fini ;

Vous voyez donc que si ma matière coûte très peu cher venant de loin, la part de la confection sera facilement 50% du prix du produit. Et hop la maille du Bangladesh devient un t-shirt Made in France !

  • Une opération spécifique (une partie définie du produit doit être faite en France).

Bref si l’on veut savoir si on peut prétendre au Made in France mieux vaut demander à la douane.

Des labels Made in France

Des labels existent et garantissent un Made in France « partiel », néanmoins ils sont payants.

Plusieurs critères doivent être respectés afin de bénéficier de ces labels :

  • La fabrication, le montage ou l’assemblage doivent être effectués en France ;
  • Au moins, la moitié de la valeur du produit doit venir d’un travail réalisé en France ;
  • La matière première ou le produit agricole majoritairement employé dans la fabrication doit provenir de France.1, 2, 3 
  1. Il faut interdire le marketing à base de coq gaulois – Le parisien ;
  2. Comment obtenir la certification – Origine France Garantie ;
  3. Les succès croissant du made in France dans les entreprises ne rime pas forcément avec RSE.
Le_label Origine France Garantie

Si elles en éprouvent l’utilité, cette marque de certification peut être demandée par les entreprises à l’association Pro France. La démarche est payante (de mille à plusieurs milliers d’euros en fonction de la taille, des ressources de l’entreprise en cours de certification ainsi que du nombre de produits à identifier) et prend plusieurs mois.

Le label de la fabrication française - France terre textile
  •  Au minimum 75% des étapes de fabrication sont effectuées dans les Berceaux Textiles Français (AGR) au sein d’entreprises agréées ;
  • Un Haut degré de Qualité ;
  • Une production respectueuse de l’Environnement.

Le meilleur label est peut-être la connaissance précise de quelles usines fabriquent et ou : une vraie transparence de bout en bout. Dire d’où vient chaque composant du produit et être transparent sur le coût de chaque étape.

 

2- Le mystère de la matière

La matière de base maille ou chaine et trame est le plus souvent importée et de très loin : Chine, Turquie, Inde, Bangladesh. Évidemment le salaire chargé est de 80€ par mois au Bangladesh au lieu de 1800€ en France.

Souvent les marques restent très silencieuses sur l’origine de la matière et affichent des matières GOTS sans dire la provenance. Un t-shirt est en général en coton, ou dans un mélange coton polyester (hélas le mélange le rend non recyclable en nouveau fil).  Le coton ne pousse pas en France mais en Inde, en Chine (1 million de Ouïghours sont dans des camps en travail forcé dans le Xinjiang principale région du coton), en Turquie ou aux USA.

transport douane

Si le coton est bio c’est mieux ! Mais cela ne dit rien sur les conditions de production, ni même de ses conditions d’irrigation.

Le coton arrive donc en bobines chez un tricoteur. Par exemple chez Manufacture Française de Textile qui sélectionne le teint et le tricote. La matière tricotée est vendue entre 4 et 10€ le mètre en France pour un poids correct de minimum 160g.  Il faut environ 1m pour faire un t-shirt (moins pour les petites tailles plus pour les grandes). Donc si l’on utilise une matière française la seule matière du t-shirt coûte 4€ minimum.

Donc chère start-up comment fais-tu ? D’où vient la matière que tu utilises ? Du Bangladesh ?

3- Confectionner un T-shirt en France

Le prix de confection

Le coût de la confection, c’est tout d’abord du temps. Pour calculer un prix, on multiplie le coût minute par le temps de réalisation. Le coût minute est le coût des salaires de l’atelier divisé par le nombre de minutes payées. En France il est normalement de 50 à 60 centimes la minute. Si c’est en dessous, y a un loup. Et même un loup avec des grandes dents.

C’est du faux made in France ou bien de la confection fait par des ateliers clandestins (oui il y en a encore beaucoup qui emploient des réfugiés chinois ou autres). Ce prix est celui d’ateliers professionnels où les employés n’ont pas été embauchés hier avec zéro expérience. Où la qualité est régulière et garantie.

Pour faire un t-shirt il faut environ 10mn  (de 8 à 12mn). Il faut couper la matière, confectionner, repasser, emballer et souvent poser étiquettes et tags.  Donc 6€ minimum de confection pour 10mn à 60 centimes la minute. L’usine doit également gérer, former, investir.  Donc à besoin d’au minimum 20% en plus pour les frais généraux et marge. Disons 1€50 !

Ce t-shirt ne peut donc pas être confectionné à moins de 9€. Et si l’on y ajoute les 4€ minimum de matière, cela revient entre 10 et 13€. Si on souhaite imprimer un motif selon la taille il faut ajouter 1 à 3 €.

Logo ESAT

Des prix plus bas grâce aux ESATs ?

En termes de prix se pose la question des ESATs (Établissement et Service d’Aide par le Travail) : des entreprises d’insertion. Ils proposent des tarifs beaucoup plus bas car leurs salariés sont pris en charge à 50% par l’État. Leurs salariés sont en théorie moins performants donc mettent plus de temps pour produire un article. Les prix devraient donc être proches au final.

En pratique, la flambée de production des masques a attiré beaucoup d’ESATs vers le textile de manière opportuniste. Mais le masque est un produit très facile contrairement à des vêtements. Il faut maintenant conserver les emplois des ateliers montés très vite et donc possiblement vendre à prix bas. Ce phénomène déstabilise le marché des ateliers fonctionnant normalement à certains endroits.

En résumé :

Chère start-up nous ne voyons pas comment peux-tu proposer un t-shirt made in France à 5€.

Ou bien tu as un filon du côté d’Aubervilliers. Ou bien tu as une matière lointaine. Tu achètes à des ateliers qui vendent à perte ou sponsorisés. Ou bien les trois ?

Les t-shirts Fashion Green Hub

Nos t-shirts créés et fabriqués à Plateau Fertile sont en circuit court local. Ils sont produits en minimisant les transports, tout est dans un rayon de 65 km. Très soucieux de faire vivre la fabrication locale. Ils intègrent également les derniers développements de fils à base de coton ou viscose recyclés.

Vous pourrez les acheter en précommande dès le 15 avril sur Kisskissbankbank.

t-shirt made in france la belle verte

4-Ouvrez l’œil et refusez les offres miraculeuses forcément douteuses

Plusieurs marques se sont exprimées sur le sujet :

Si vous avez d’autres exemples ou sources :

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Les projets du cursus Fashion Green Business – 5

Les projets du cursus Fashion Green Business – 5

Candidats FGB

La suite des présentations des porteurs de projet engagés pour 4 mois dans le cursus Fashion Green Business : un mix de Formation-Echanges avec 12 experts et de séances de coaching individuel ainsi que l’entraide de tout le réseau Fashiongreenhub. Nous sommes maintenant 270 entreprises engagées.

Se lancer dans un projet d’entrepreneuriat c’est un cap parfois difficile et courageux : changer de position de salarié(e) à chef d’entreprise est une métamorphose à la fois compliquée et incroyablement formatrice.

Émilie – Son identité sera bientôt révélée

Qu’est-ce que tu aimes ?

Le tricot, la laine et autres fibres animales, tricotables bien entendu.
Marcher à la campagne, en ville, en France ou ailleurs, en plaine, en montagne et par extension, voyager.
Capter ce qui se passe dans ce monde (et notamment ce qui va dans le bon sens).
Sinon lire, écrire, écouter de la musique ou des podcasts aussi, regarder des séries et documentaires, les making-of ou “how-to”, tenter des trucs que j’ai imaginés ou trouvés, apprendre des choses, savourer la cuisine du monde

Avatar Emilie

Quel est ton projet ?

Imaginer des accessoires textiles pour supportrices sur de grands évènements sportifs.
Développer et montrer la visibilité et la singularité des supportrices aux côtés des supporters et refléter la beauté de leur enthousiasme, de leur passion et de leur joie de vivre l’évènement.
Donner à l’accessoire de supportrice une vie plus durable et responsable de sa conception en passant par sa fabrication et son utilisation.
Lui offrir une seconde vie sous sa forme ou sous une autre. L’éloigner de la fast fashion et de l’image de mauvais goût (qui lui colle souvent à la peau).

Qu’attends-tu de ce cursus ?

Etre accompagnée pour :

  • Clarifier mes interrogations et structurer mon projet, optimiser mes choix que ce soit en terme de stratégie, vision, stylisme, marketing, com, finance, CRS… pour que mon projet soit viable et que je le sois aussi en tant qu’entrepreneuse. Etre cadrée, avoir une écoute, des échanges, bénéficier d’un soutien des profesionnels et experts.
  • Acquérir les compétences et connaissances nécessaires.
  • M’éclater

Sophie Faura – projet LABIFELOM

Sophie qui es tu ?

Étudiante en MBA à 47 ans et demandeur d’emploi dans l’intervalle. 

J’ai démissionné de la fonction publique pour réaliser un rêve : créer une entreprise dans la mode éthique. Je suis particulièrement sensible à l’environnement et particulièrement aux déchets mais n’y connais rien en stylisme et matières textiles.

Qu’est-ce que tu aimes ?

J’aime la vie et profite chaque jour de tous les petits plaisirs qu’elle m’offre au quotidien. Je suis curieuse de presque tout mais mon esprit vagabond me joue des tours. J’ai du mal à me fixer sur un objectif précis et parfois me perd dans les détails.

sophie faura portrait

Quel est ton projet ?

Un Tiers lieu dans lequel on pourrait consommer une mode durable depuis la seconde main et de créations jusqu’à la création de cousettes personnelles du type “DIY”. Mon objectif est que “rien ne se perde que tout se transforme” pour optimiser la réutilisation de vêtements et de matières afin de limiter les déchets textiles au maximum.

Qu’attends-tu de ce cursus ?

J’attends de bien connaître le consommateur, d’identifier les compétences qui me manquent pour avancer, d’échanger sur les lancements d’opérations concrètes que j’ai déjà identifiées et qui demandent peu d’investissement pour tester le consommateur et faire des choix d’investissements rentables et impactant. Trouver le modèle économique du Tiers Lieu.

 

 

Au total : 12 projets qui ont emballé les coachs à découvrir ces prochaines jours.

Et un deuxième cursus de formation-coaching prévu en septembre.

Découvrez sans plus tarder, les coachs qui aideront à ce que tous ces projets se concrétisent.

Plus d’informations sur : hello@fashiongreenhub.org

 

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub