Marine Bigo de Minirine

Marine Bigo de Minirine

Découvrez dans cet article Marine Bigo, fondatrice de la marque Minirine, une marque de vêtements qui propose des graphismes innovants, des couleurs accrocheuses et des matières qui épousent les lignes et courbes du corps tout en confort.⠀

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Marine Bigo, mon nom d’artiste et celui de ma marque est Minirine. Je suis designer textile depuis une dizaine d’années. En effet, après avoir travaillé dans le textile pour des grandes et plus petites enseignes, je me suis lancée sur mes propres créations.

J’ai un parcours assez sinueux puisque j’ai été modéliste, styliste et même enseignante. Mais je suis toujours restée autour de la création et du textile. 

Sur les vêtements Minirine, je dessine les imprimés. Effectivement, ma première source d’expression est le dessin, la peinture et la photo. Je m’inspire de toutes les formes : la rue, la musique, les voyages ou les personnes que je croise. Je les rassemble et les interprète sur le support textile. J’utilise ainsi le corps comme un support pour faire vivre cet art. C’est pourquoi le graphisme est très important dans mon travail. Le vêtement n’est qu’une forme d’expression parmi tant d’autres. 

De plus, je suis aussi très attirée par le théâtre, la danse et la musique. J’aime représenter le corps en mouvement. Par conséquent, la notion de confort est très importante et j’utilise par exemple des matières stretchs pour donner cette idée de seconde peau.

Peux-tu me parler de Minirine ?

J’ai commencé à utiliser le nom de Minirine très tôt lorsque j’avais 20 ans. En effet, je l’ai utilisé alors que je commençais à faire des performances avec mes propres costumes.

C’est donc devenu mon tampon de marque fabrique quand j’ai créé mon concept de vêtements multifonctions, que vous pouvez retrouver aujourd’hui sur mon site.

C’est en 2014 que Minirine est apparu en tant que concept de vêtements.  En effet, je me suis inscrite en tant qu’auto entrepreneur afin de pouvoir exposer dans des salons et aussi pour vendre mes gammes de vêtements.

Quelles matières utilisez-vous pour vos produits ?

Lorsque j’étais à Shanghai, je travaillais avec des usines et j’étais fascinée par leurs machines d’impressions. J’y suis donc retournée pour tester mes projets personnels. A cette période, je n’avais pas encore la notion d’écologie, j’étais surtout fascinée par le débordement de possibilité et d’expérimentation possible. Ainsi, j’ai collaboré avec un petit atelier qui m’a développé des prototypes avec des matières stretch. J’ai choisi cette matière pour sa douceur, sa légèreté, sa transparence parfois comme à l’inverse son opacité. J’ai d’abord créé ces produits pour moi car je faisais de la scène et je n’étais pas assez à l’aise dans mes vêtements pour bouger. Je me suis créé mes propres tenues et je me suis amusée à imprimer les photos que j’avais prises de Shanghai. 

Ensuite, je suis revenue en France, à Roubaix. J’ai ouvert mon atelier boutique pour travailler et vendre. Ainsi j‘ai rejoint durant quatre ans Maisons de mode. Puis, j’ai souhaité travailler localement. Je suis alors retournée à ma première passion :  fabriquer des vêtements. Pour l’impression, je collabore avec U EXIST, installé juste à côté de mon atelier boutique. Tout est donc faisable rapidement sans générer de pollution.

Enfin je garde toutes les chutes de matières pour les utiliser lors de workshops ou pour faire des brassières par exemple.

 

Pourquoi participer à la campagne Fashion Green Christmas ?

Je  suis membre depuis le début de Fashion Green Hub anciennement Nordcréa et je suis à 100% pour les projets qu’ils font. Selon moi, cela a du sens et je trouve cela très bien de proposer une plateforme avec des produits green. Cela peut faciliter les achats des personnes qui aimeraient faire des cadeaux éthiques. De plus, ce n’est pas forcément pratique ni rassurant en ces temps de crise sanitaire d’aller physiquement dans les boutiques. 

Qu’est-ce que vous prévoyez pour le futur de Minirine ?

Je me suis installée depuis mai dernier dans un laboratoire qui me permet de travailler avec des personnes dans des domaines artistiques assez divers, ce qui me plait beaucoup. De plus, je me forme à animer des ateliers art et philosophie pour enfants pour pouvoir transmettre ma version créative de Minirine et développer le lâcher prise au travers de l’expression artistique. Cela me tient à cœur car plus proche de l’humain. Je suis donc plus inspirée par la transmission de mes passions que par la production seule. 

Retrouvez Marine et ses produits lors de notre rendez-vous créateurs le samedi 19 décembre au 139 rue des arts à Roubaix. Inscrivez-vous gratuitement ICI 

 Vous pouvez aussi lire notre article sur forESTIME  ICI

Paké, l’emballage cadeau éthique pour faire de Noël un moment de partage écoresponsable

Paké, l’emballage cadeau éthique pour faire de Noël un moment de partage écoresponsable

Qui se cache derrière la marque d’emballage cadeau Paké ? 

Paké vient de l’amitié entre trois amis de longue date : Benoit, Alice, Antoine. Suite à leurs études chacun dans des domaines différents, ils se sont rejoints sur un même projet, et dans le même désir d’offrir des alternatives plus écologiques à nos habitudes de consommation. 

Grâce leurs profils complémentaires, chacun apporte des éléments cruciaux pour le bon fonctionnement de la marque Paké et son développement. Benoit au pôle expertise commerciale, Alice au pôle créatif & digital et Antoine au pôle marketing & développement produit. Experts dans leurs domaines, ils ont pu créer Paké. 

La genèse de l’emballage cadeau Paké

Le concept de Paké est l’idée d’Antoine. Suite à un Noël l’ayant particulièrement marqué et lui ayant laissé un goût doux-amer. En effet ces fêtes de fin d’année, qu’enfants comme adultes attendent avec impatience, provoquent énormément de gaspillage, notamment avec l’utilisation de papier-cadeau souvent faits en matériaux non recyclables et à utilisation unique. Antoine, a décidé de remédier à cela avec Alice et Benoit dans l’aventure. Il a partagé avec ses associés son idée du furoshiki éthique à la française, adaptant une tradition japonaise plus que millénaire. Cette coutume consiste à emballer des cadeaux ou des objets dans des morceaux de tissus avec différentes formes de pliage possibles. C’est un peu « l’origami du tissu ».

cadeau

D’où vient votre engagement ? 

L’envie de se lancer dans l’entreprenariat s’est développé progressivement tout au long de leurs premières années de carrière. Ils se sont donc tous les trois retrouvés des années après leurs études pour se lancer ensemble dans ce fabuleux projet. La force et l’harmonie de ce trio résident dans leurs complémentarités. Ils répondent à eux trois au besoin du bon fonctionnement d’une entreprise et s’enrichissent les uns les autres. Ces entrepreneurs ont toujours désiré s’investir dans un projet éthique et responsable. Durant plusieurs années ils ont muri et grandi, pour aujourd’hui s’investir dans un projet différent, qui ne reproduit pas les schémas classiques de l’industrie textile. Paké représente la positivé des moments partagés avec nos proches, comme durant Noël et avec en plus l’ambition d’ajouter une touche d’écoresponsabilité à nos fêtes. Le furoshiki est aussi une activité amusante qui pourrait animer vos repas de fêtes. Ainsi, vous pourrez partager et essayer diverses techniques de pliages ou trouver une autre utilité au tissu. 

taille cadeau

Découvrons plus l’emballage cadeau Paké 

La marque est lancée en novembre 2019. Elle popularise le furoshiki en France, qui jusque-là était cantonné aux magasins très spécialisés. Paké s’inspire des traditions japonaises du furoshiki, en les actualisant et les modernisant, tout en leurs apportant l’aspect éthique cher à la marque. Benoit, Antoine et Alice ont perfectionné le concept en poussant l’éthique à son maximum, avec une démarche Zéro Déchets. Paké fait la fierté de ses créateurs, grâce trois valeurs principales :

 

  • L’utilisation de matières recyclées, ce qui engendre une réduction de l’empreinte CO2.
  • Le Made in France, qui réduit l’impact carbone, tout est fabriqué dans un rayon de 50km. L’émission liée aux transports est donc fortement réduite. De plus il y a l’assurance de la qualité française. 
  • Le respect des animaux, il est important pour la marque de ne pas utiliser de matières dérivées d’animaux, du tissu à l’encre. 

Paké propose trois tailles différentes de tissus pour emballer un maximum de cadeau ou d’objet : 50 x 50 cm ; 75 x 75 cm ; 100 x 100 cm. Le design du packaging est très important. En effet nous y retrouvons le concept expliqué, les idées d’objets à y emballer et des techniques de pliage. De plus, nous y avons un QR Code nous permettant d’accéder à une chaine YouTube avec pleins de possibilités de pliage du plus simple au plus complexe. 

 

Le principal défi pour Paké 

Le défi de taille que rencontre la marque est la méconnaissance du concept par le grand public. C’est pour cela que la mission de Paké réside principalement dans la diffusion à plus grande échelle de l’art du furoshiki. Par ailleurs les seuls points de vente étaient jusque-là les boutiques très spécialisées. Paké a aujourd’hui l’ambition d’étendre les lieux de vente, tant physiques que digitaux aux concept stores, magasins design, magasins vrac et zéro déchet. Le défi est d’assurer la présence de Paké, au bon endroit, au bon moment, c’est-à-dire là où les cadeaux se font. D’autre part, ce type de produit est un pas en avant pour les habitudes de consommations vers un modèle plus éthique. Il est donc nécessaire d’aider les consommateurs à aller vers l’emballage réutilisable plutôt que le papier cadeau classique. 

Paké x FGH 

L’association FGH offre un écosystème qui partage les mêmes valeurs que Paké. Une ambiance de partage et d’apprentissage règne et FGH permet d’échanger avec des acteurs de différentes catégories. Le networking dans l’association, est enrichissant et permet de tisser des liens forts. 

Le désir de l’équipe de Paké est d’offrir la possibilité de consommer différemment, et surtout d’impulser des discussions intergénérationnelles sur l’écologie, et sur des impératifs actuels. En bref soyez sûr si cette année au pied de votre sapin se trouve un emballage Paké, il risque de causer plus de discussion que le cadeau en lui-même !

Imane Azahoum

Étudiante à l’EFAP, école de communication

“Dans la vie il n’y a pas de solutions, il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions suivent”, Antoine de Saint-Exupéry.

Il est nécessaire pour notre futur d’être “une force en marche”.

Transparence et mode, une histoire contrariée

Transparence et mode, une histoire contrariée

Un article écrit par Fabrice Jonas de Myfashiontech.

Selon la Changing Markets Foundation (CMF), 72% des consommateurs estiment que les marques sont responsables de ce qui se passe durant la production. Cette prise de conscience incite plus en plus de marques à s’engager sur la voie de la transparence. Ainsi, elles tentent d’expliquer leur manière de produire. Par exemple, d’où vient la matière première et dans quelle usine votre pull est fabriquée.

Dès lors comment peut-on précisément définir la transparence ?

A la place de transparence, j’évoquerais plutôt le terme d’éthique de travail. En effet, être transparent signifie tout simplement expliquer ce que l’on réalise (plus ou moins en détail mais j’y reviendrai). Tandis que la notion d’éthique renvoie à la manière de le faire. En d’autres termes, le consommateur souhaite uniquement qu’on prenne en compte ses aspirations au-delà du marketing de la marque. Ainsi, la transparence s’inscrit plutôt comme une démarche de communication.

La transparence comme modèle d’évangélisation auprès de son client.

Lorsqu’on évoque le principe de transparence, il convient bien évidemment de savoir jusqu’où on va dans la communication.

A titre d’exemple, je suis un grand fan de Buffer, la plateforme de partage sur les réseaux sociaux. En effet depuis sa création, elle a toujours mis en avant son exemplarité en matière de transparence. C’est pourquoi, sur son site vous pouvez trouver les :

  • Salaires de tous les membres de l’équipe,
  • Revenues de Buffer,
  • Emails pour l’ensemble de l’équipe (uniquement en interne),
  • Répartitions des capitaux propres,
  • Détails des levées de fonds et sa valorisation.

Pour résumer, cette démarche, au-delà de l’aspect communication, permet de développer un écosystème sain et durable pour leurs employés, collaborateurs, clients et investisseurs. A cet égard, ils ne sont pas juste « une startup » mais une entreprise qui souhaite avoir un impact sociétal. En outre, ils s’inscrivent sur la durée, notamment grâce à une croissance maitrisée.

Pour la petite histoire, en interne, il y a eu une divergence de points de vue concernant cette fameuse croissance. En effet, d’un côté, Joel Gascoigne, le CEO, voulait une croissance gérable tandis que les deux autres cofondateurs plaidaient pour une croissance beaucoup plus rapide. Finalement, ils ont évoqué le sujet avec l’ensemble des employés. Et, par une décision collégiale, ils ont décidé de suivre le chemin de leur CEO. Ce qui a conduit au départ des autres cofondateurs.

Un autre exemple de leur démarche de transparence concerne leur prix. Ainsi, ci-dessous, vous pouvez découvrir le détail du coût de leur produit et combien il est vendu :

Au niveau mode, je vous invite également à jeter un coup d’oeil à celui de la société Everlane, créée en 2010 et qui a réalisé 40 millions de revenue en 2017. A l’origine, la startup californienne s’est développée uniquement sur le web. Puis a commencé à ouvrir des magasins physiques, le premier en 2017 à New-York puis à San Francisco.

Ces deux méthodes de communication similaires ont un même objectif : créer un lien de confiance avec son consommateur.Ainsi, ce dernier se sent impliqué dans la vie de l’entreprise et développe un sentiment affinitaire. Et, il n’est plus seulement un consommateur mais une partie prenante.

Cependant une question, à la limite philosophique, se pose « a-t-on le droit de tout dire ? » ou plutôt « doit-on tout dire ? ».

Quelle limite a la transparence ?

Un certain Georges Orwell, l’auteur britannique du roman 1984, serait dubitatif sur ce principe de transparence. A force de vouloir tout dévoiler, nous rentrons dans une ère de la surveillance. Et, il devient alors suspect de ne pas montrer ou de se montrer. En d’autres termes, le principe de transparence devient un idéal vers lequel chaque marque doit tendre. Ainsi, les réseaux sociaux en sont le parfait exemple. Aujourd’hui, il s’y joue une guerre de l’image où il devient plus simple de regarder un défilé sur Instagram qu’assis au premier rang selon Alexandre de Betak(dans le podcast Fashion No Filter), qui a organisé plus de 1 500 défilés en 25 ans de carrière.

Cette surabondance des images, notamment des coulisses et aftershows, appauvrie les récits car ceux-ci sont avant tout basés sur l’imaginaire. En d’autres termes, si tout le monde accès à tout, cela n’a plus de valeur.

Dorénavant, le mystère ou le secret n’a plus sa place. En novembre dernier, lors des Fashion Talks, auxquels j’assistais, Raf Simons regrettait cette intrusion permanente. En effet, il revenait sur le fait que les journalistes et influenceurs voulaient de manière systématique avoir accès à son travail en cours. Et, lui voulait simplement travailler.

 

Dès lors une marque de mode peut-elle se construire dans une démarche d’une transparence limitée ?

 

Cela renvoie à mon article précédent sur le minimalisme que vous pouvez lire ici. Ainsi, se concentrer sur l’essentiel devient vitale dans une société maximaliste (trop plein d’images, de communication, d’informations, de loisirs…). Montrer juste ce qui s’avère nécessaire procure bien plus de valeur. En outre, si vous réalisez des produits qui selon vos standards respectent la planète, vous n’avez pas forcément besoin d’en parler tout le temps. Bref, expliquer ne signifie pas se justifier. Ainsi, je vous recommande de regarder la vidéo de Bonne Gueule « Ethique et Environnement ». Dans laquelle Geoffrey explique concrètement ce qu’ils ont réalisé et tout le chemin qu’ils leur restent à parcourir.

 

Dans ce sens, le compte instagram de l’artiste italien Maurizio Cattelan est également un modèle du genre en matière d’essentiel. En effet, il publie une image par jour qu’il remplace le jour suivant par une autre (The single post instagram). Bref, une seule et unique image : Less is beautiful.

 

Enfin, il me semble possible que le principe de transparence invite les marques de mode à s’interroger sur leurs pratiques (délocalisation, volume par les coûts…) et à une certaine retenue. Cela permettra de réintroduire de la valeur pour le produit en lui-même et non plus pour le système marketing qui l’entoure. Et, donc de réallouer les budgets sur ce qui fait le coeur de la mode : le vêtement.

 

Article écrit le 20 janvier 2019.

 

#Myfashiontech #Fashiontech

 

Pour en savoir plus sur ce sujet, je vous recommande les articles suivants :

 

 

Vous pouvez lire notre dernier article sur Hubert Motte, le fondateur de La vie est Belt ICI

 

 

 

Interview Hubert – La vie est Belt

Interview Hubert – La vie est Belt

Pouvez-vous nous présenter La vie est Belt ?

Positivité et sourire sont les mots d’ordre d’Hubert, fondateur de La vie est Belt ! Avec un nom de marque comme celui-ci, fallait-il sûrement s’attendre à tomber sur cet homme et son équipe déterminés à participer à une Mode différente avec entrain et bonne humeur !

Membre des Fashion Green Hub depuis plusieurs années, Hubert a participé au premier évènement des Fashion Green Days.

Rétrospective sur la vie d’Hubert

Durant ces études en école d’ingénieur Hubert part à l’étranger, en Colombie. Il vit une expérience à Bogota qui le touche et change profondément. En effet entouré par la misère il a pu découvrir comment les locaux réutiliser les déchets au quotidien. Le détournement des déchets pour en faire des objets du quotidien est un procédé astucieux et très écologique. De retour en France, Hubert a le désir et la détermination de s’impliquer dans un projet qui a du sens. De ce fait, il lance son projet de La vie est Belt, dont le jeu de mots amène instantanément un sourire aux lèvres lorsqu’on le dit et crée sa marque. Il a 23 ans, en coloc’ et a une seule envie créer quelque chose de différent, de durable.

mouchoir

 Le projet de La vie est Belt

La vie est Belt est une marque soucieuse de l’environnement et de l’humain. Le concept est de récupérer des pneus de vélo et de voitures usagés et des lances à incendie pour utiliser ces matières afin de produire des objets. Hubert a mis en place un circuit et une logistique de collecte pour les pneus de vélo, à partir desquels il crée ses ceintures. La vie est Belt vous propose de nombreux produits qui sont tous fabriqués à partir de matières existantes à Tourcoing. Des ceintures, des laisses pour chiens et des portes clés à base de pneus usées & des caleçons et des chouchous à base de linge de maison et des nœuds papillons à base de chambre à air. La vie est Belt a réussi à sauver 5 tonnes de caoutchouc et 1 tonne de coton depuis ses débuts.

Hubert a noué un partenariat avec la marque Blancheporte, Blancheporte met à disposition les fins de séries plutôt que de les vendre ou de les détruire. Hubert utilise ce linge de maison pour fabriquer ses caleçons au Plateau Fertile.

 

La team de La vie est Belt

Hubert est le fondateur de La vie est Belt, à ses côtés nous trouvons :

  • Hélène travaille sur la production & la logistique
  • Robin gère les réseaux sociaux
  • Mathilde s’occupe de l’e-commerce et de la communication
  • Chloé qui bichonne vos commandes

Pour compléter sa team, Hubert permet la création de 4 emplois à des personnes en situation d’handicap en partenariat avec l’entreprise adaptée AlterEos à Tourcoing. Et n’oublions pas l’équipe du Plateau Fertile qui travaille sur les caleçons.

La vie est Belt pense à vous coincer chez vous et ils proposent en open source notre parton de caleçon afin de vous permettre de recycler vous-mêmes votre linge de maison. Faites ainsi partie de la solution vers une économie circulaire et responsable.

 

Consultez le site web : La vie est Belt

Suivez-les sur les réseaux : Instagram de La vie est Belt

 Imane Azahoum

Étudiante à l’EFAP, école de communication

 

“Dans la vie il n’y a pas de solutions, il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions suivent”, Antoine de Saint-Exupéry.

Il est nécessaire pour notre futur d’être “une force en marche”.

Caroline Forest de forESTIME

Caroline Forest de forESTIME

Découvrez dans cet article, Caroline Forest, fondatrice de la marque forESTIME. Elle propose des vêtements élégants et pratiques adaptés aux séniors.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Caroline Forest et j’ai 25 ans d’expérience en distribution textile dans des centrales d’achats. À l’origine, j’ai commencé chez Kiabi, ensuite Phildar, pour finir enfin par Auchan. Ainsi j’ai eu l’avantage de tourner dans des métiers autour du produit, de construire des collections, de les mettre en avant sur tous les canaux et de savoir les vendre. Cela m’a donné un tour d’horizon global.

J’ai toujours recherché dans mon métier à répondre au mieux au besoin du client en l’anticipant. C’est pourquoi j’ai souhaité créer par la suite ma société pour donner plus de sens à ce que je faisais, et je me suis tourné vers les seniors.

Pourquoi avoir choisi de se tourner vers les seniors ?

Cela remonte à longtemps. En effet, j’ai été marquée par une discussion avec mon grand-père. Il m’exprimait la difficulté de cette étape de la vie, d’être considéré comme un bébé lorsque l’on a encore toute sa tête. Cette conversation m’a émue.

C’est ainsi que j’ai souhaité créer un premier projet déjà autour des seniors mais celui-ci était trop vaste. Pour autant, cela m’a permis de rencontrer une directrice d’Ehpad qui m’a expliqué la difficulté des résidents et de leurs familles à trouver des vêtements qui soient à la fois élégants et pratiques. Par conséquent, j’ai eu l’idée de mettre mon expérience textile au profit des seniors. Cela m’inspire d’autant plus que nous serons tous amené à vieillir, l’idée de garder sa dignité et son estime de soi en partie grâce à mes vêtements m’a paru alors essentielle.

Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur votre marque ?

J’ai fondé ma marque ForEstime en décembre 2019. La crise sanitaire a compliqué les choses. En effet, je devais faire le shooting photo des articles fin mars en compagnie de seniors. C’est très important pour moi de montrer une belle image de seniors. Cela m’aurait permis de vendre en Ehpad à partir d’avril.

Avec le confinement, tout cela a été reporté. Je n’avais donc rien à proposer, mon site n’étant pas à jour. De plus, je ne me voyais pas communiquer auprès d’Ehpad, durement touché pendant cette période.  Pour me sentir utile, j’ai alors fait du bénévolat en confectionnant des masques et des sur-blouses.

Finalement, j’ai pu récupérer mes échantillons et faire mon shooting en août. Ma marque a réellement pu débuter en septembre.

Et comment avez-vous créé les vêtements proposés ? 

Pour développer mes produits, j’ai rencontré des seniors, des familles et des soignants dans des Ehpad. Ainsi, j’ai cherché à comprendre le besoin d’un senior dans l’habillage. Par exemple, j’ai organisé des ateliers de co-design avec une équipe de soignants. Cela m’a permis de comprendre quels étaient les vêtements les plus difficiles à enfiler, et comment les concevoir pour faciliter l’habillage des seniors par un aidant ou un soignant

Les vêtements proposés sur ForEstime, sont des intemporels, modernes et élégants, faciles à fermer. Chaque modèle est décliné en deux versions. Par exemple, pour le modèle de chemise, une 1ère version destinée à un sénior qui commence à rencontrer des problèmes de dextérité ou de préhension, et a donc du mal à fermer les boutons de  ses vêtements. C’est un modèle sans boutons, qui se ferme grâce à des aimants cachés, beaucoup plus pratiques et rapides pour s’habiller. Ensuite, une deuxième version est proposée, identique à la première mais qui est développé pour un senior dépendant pour s’habiller. Celle-ci facilite l’habillage par le soignant qui ferme la chemise dans le dos. Et c’est ainsi pour tous les vêtements de la marque, qui se ferment par des aimants.

Pourquoi avoir souhaité participer à Fashion Green Christmas ?

Je trouvais intéressant de pouvoir faire des cadeaux pour tout le monde, y compris pour les seniors. Ensuite, je produis dans les Hauts de France ; les foulards ont d’ailleurs été produits sur le plateau fertile. Enfin je trouve cela pertinent de se regrouper à plusieurs pour faire un événement qui promeut le made in France.

Qu’est-ce que vous prévoyez pour forESTIME ?

Sur le moyen terme, j’aimerais développer des modèles mais avant tout réaliser des intemporels. Je ne compte pas faire pleins de chemisiers de modèles différents, je n’en ai que deux. Pour autant je souhaiterais compléter mon offre avec les indispensables de la garde-robe.

J’espère ensuite devenir une marque référente pour les seniors.

Enfin je souhaiterais l’internationaliser et peut-être réussir plus tard à faire une gamme plus accessible en termes de prix.

Retrouvez ses produits su notre boutique en ligne https://fashiongreenlab.fr

 

Vous pouvez aussi lire notre article sur La France qui se mouche tôt ICI