Les projets du cursus Fashion Green Business – 5

Les projets du cursus Fashion Green Business – 5

Candidats FGB

La suite des présentations des porteurs de projet engagés pour 4 mois dans le cursus Fashion Green Business : un mix de Formation-Echanges avec 12 experts et de séances de coaching individuel ainsi que l’entraide de tout le réseau Fashiongreenhub. Nous sommes maintenant 270 entreprises engagées.

Se lancer dans un projet d’entrepreneuriat c’est un cap parfois difficile et courageux : changer de position de salarié(e) à chef d’entreprise est une métamorphose à la fois compliquée et incroyablement formatrice.

Émilie – Son identité sera bientôt révélée

Qu’est-ce que tu aimes ?

Le tricot, la laine et autres fibres animales, tricotables bien entendu.
Marcher à la campagne, en ville, en France ou ailleurs, en plaine, en montagne et par extension, voyager.
Capter ce qui se passe dans ce monde (et notamment ce qui va dans le bon sens).
Sinon lire, écrire, écouter de la musique ou des podcasts aussi, regarder des séries et documentaires, les making-of ou “how-to”, tenter des trucs que j’ai imaginés ou trouvés, apprendre des choses, savourer la cuisine du monde

Avatar Emilie

Quel est ton projet ?

Imaginer des accessoires textiles pour supportrices sur de grands évènements sportifs.
Développer et montrer la visibilité et la singularité des supportrices aux côtés des supporters et refléter la beauté de leur enthousiasme, de leur passion et de leur joie de vivre l’évènement.
Donner à l’accessoire de supportrice une vie plus durable et responsable de sa conception en passant par sa fabrication et son utilisation.
Lui offrir une seconde vie sous sa forme ou sous une autre. L’éloigner de la fast fashion et de l’image de mauvais goût (qui lui colle souvent à la peau).

Qu’attends-tu de ce cursus ?

Etre accompagnée pour :

  • Clarifier mes interrogations et structurer mon projet, optimiser mes choix que ce soit en terme de stratégie, vision, stylisme, marketing, com, finance, CRS… pour que mon projet soit viable et que je le sois aussi en tant qu’entrepreneuse. Etre cadrée, avoir une écoute, des échanges, bénéficier d’un soutien des profesionnels et experts.
  • Acquérir les compétences et connaissances nécessaires.
  • M’éclater

Sophie Faura – projet LABIFELOM

Sophie qui es tu ?

Étudiante en MBA à 47 ans et demandeur d’emploi dans l’intervalle. 

J’ai démissionné de la fonction publique pour réaliser un rêve : créer une entreprise dans la mode éthique. Je suis particulièrement sensible à l’environnement et particulièrement aux déchets mais n’y connais rien en stylisme et matières textiles.

Qu’est-ce que tu aimes ?

J’aime la vie et profite chaque jour de tous les petits plaisirs qu’elle m’offre au quotidien. Je suis curieuse de presque tout mais mon esprit vagabond me joue des tours. J’ai du mal à me fixer sur un objectif précis et parfois me perd dans les détails.

sophie faura portrait

Quel est ton projet ?

Un Tiers lieu dans lequel on pourrait consommer une mode durable depuis la seconde main et de créations jusqu’à la création de cousettes personnelles du type “DIY”. Mon objectif est que “rien ne se perde que tout se transforme” pour optimiser la réutilisation de vêtements et de matières afin de limiter les déchets textiles au maximum.

Qu’attends-tu de ce cursus ?

J’attends de bien connaître le consommateur, d’identifier les compétences qui me manquent pour avancer, d’échanger sur les lancements d’opérations concrètes que j’ai déjà identifiées et qui demandent peu d’investissement pour tester le consommateur et faire des choix d’investissements rentables et impactant. Trouver le modèle économique du Tiers Lieu.

 

 

Au total : 12 projets qui ont emballé les coachs à découvrir ces prochaines jours.

Et un deuxième cursus de formation-coaching prévu en septembre.

Découvrez sans plus tarder, les coachs qui aideront à ce que tous ces projets se concrétisent.

Plus d’informations sur : hello@fashiongreenhub.org

 

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Les projets du cursus Fashion Green Business -4

Les projets du cursus Fashion Green Business -4

Julien dubois, Loïc Debradander

Au commencement était la matière 

Un des enjeux pressants de la Mode est de remplacer deux matières polluantes et ou trop consommatrices d’eau : le coton et le polyester.

La nécessité de réduire l’élevage afin de baisser la production de CO2 et le sujet de la maltraitance animale entraînent recherche et solutions nouvelles.

Deux des projets entrant dans le cursus Fashion Green Business sont centrés sur la matière.

Julien Dubois – projet Pholcus (le lin)

Qui es-tu Julien ?

Je suis Julien Dubois, urbaniste de formation et je suis fonctionnaire territorial en disponibilité.

Après avoir été adjoint au maire de Lille, j’ai pu comprendre que si l’action politique est nécessaire, elle ne suffit pas à changer le monde. De plus, après plusieurs expériences professionnelles et militantes, j’ai aussi besoin “d’entreprendre”. Cette réelle envie de créer une entreprise et d’installer une activité économique pour m’accomplir personnellement. Pourtant je n’ai pas fait d’école de commerce, ni d’école d’ingénieur textile.

 

 

Julien Dubois - projet Pholcus

Qu’est-ce que tu aimes ?

J’aime les gens… mais pas la foule. J’apprécie ma ville mais je me désole de la voir peu à peu se dévitaliser économiquement. Et surtout, j’aime l’idée que les habitants consomment et produisent localement afin de devenir plus autonomes et plus prospères.

Quel est ton projet ?

Je porte un projet d’une marque-fabricante en circuit-court : Pholcus.

Je souhaite mettre en place une unité de production de proximité qui pourra tricoter, couper et confectionner des tee-shirts en lin à Lille.

Les consommateurs pourront acquérir un vêtement écologique, beau et abordable tout en contribuant à la création d’emplois locaux. Pour adapter la production aux besoins des clients et pour promouvoir les savoir-faire des acteurs de la filière du lin, les ateliers seront situés en ville et seront ouverts au public.

Qu’attends-tu de ce cursus ?

Pour réussir ce projet industriel et commercial, je n’y arriverai pas tout seul et j’aurai besoin  :

    • de m’entourer en mobilisant une communauté de citoyens-consommateurs dans la perspective de créer la coopérative Pholcus ;
    • de constituer une équipe salariée pour combler toutes les compétences que je n’ai pas. Par exemple : stylistes, couturiers, conducteurs de métier à tricoter, marketeurs, etc ;
    • d’explications sur certaines étapes du processus de fabrication du jersey lin et de la confection de vêtements à partir de ce matériau ;
    • de me constituer un réseau pour boucler enfin le budget de mon étude-action FIDESS. Et pour trouver les bonnes personnes de la future équipe salariée, pour l’acquisition des machines, pour faire connaitre le projet.

 

Loïc Debrabander – projet Vegskin

Qui es-tu Loïc ?

Je me présente Loïc, après avoir gravi quelques strates de postes commerciaux, un burn out, c’est finalement un licenciement économique qui aura été l’élément déclencheur de ma volonté d’entreprendre refrénée depuis des années.

Qu’est-ce que tu aimes ?

Je veux trouver des solutions et essayer.
J’aime m’évader de longues heures durant à vélo pour prendre du recul et réfléchir.
J’apprécie faire découvrir les beautés de la nature à ma fille de 3 ans et demi.

Loic Debrabandere - projet Vegskin

Quel est ton projet ?

Je porte avec ma compagne un projet : Vegskin est une solution végétale low-tech alternative au cuir. Cette matière nouvelle est issue de la valorisation de fruits impropres à la consommation. Nous pouvons lui adosser un backing de Lin ou de coton sans aucuns solvants.

 

Qu’attends-tu de ce cursus ?

    • Continuer à trouver des solutions, techniques essentiellement ;
    • Acquérir des compétences dans ces domaines pour fabriquer des produits sur mesure en fonction des cahiers des charges. N’étant pas issue de l’univers textile ou cuir, ni chimiste ;
    • Me faire aider sur la structuration et d’autres petites astuces.

Tous les projets de la formation FASHION GREEN BUSINESS sont accompagnés par 12 coachs entrepreneurs et experts des différents métiers indispensables.

Un accompagnement spécifique de 1 an est mis en place sur leurs indicateurs durables.

Nous souhaitons à Julien et Loïc de progresser intensément durant ces 4 mois de formation et coaching.

Une deuxième session démarre en septembre.

Pour obtenir des infos : hello@fashiongreenhub.org.

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Re-industrialiser ?

Re-industrialiser ?

Atelier Plateau Fertile

Nous lisons et voyons en ce moment beaucoup d’échanges et d’histoires fantasmées sur la relocalisation de la confection textile.

Voici notre point de vue :

La comparaison de prix est mortifère

Non un article fabriqué en France ne coûtera pas le même prix qu’un article fabriqué en Chine ou en Moldavie en coût de confection. Parce que le salaire mensuel chargé est trois à cinq fois plus élevé. Ni en coût d’exploitation (loyers, charges…).

Il est donc mortifère de tenter d’obtenir ce « même prix » sur le territoire. Cela ne peut conduire qu’à des ateliers misérabilistes aux conditions de sécurité dangereuses.

Oui il faut l’assumer, la production française sera plus chère. Non le coût minute n’est pas de 25€ par heure : le coût minute (prix de la minute vendue à un client) doit comprendre l’intégralité des coûts de l’usine loyer, encadrement, charges, formation, investissements, développement de produits (gradations voire patronages). Il est de 50 à 60 centimes la minute donc 30 à 36€ de l’heure avec des équipes professionnelles dans un atelier aux normes (pas de tas de cartons ou tissus et un système électrique sécurisé).

La production française sera plus chère. De 30% à 300% pour des articles usuels t-shirts chemises ou robes selon le temps nécessaire. Elle sera peut-être de qualité équivalente mais elle sera là. Idéalement répartie sur tout le territoire au plus près des marchés, sans risques de transport ou de guerre géopolitique, sans risque d’exploitation.

Elle sera à proximité capable de travailler en « circuit court »  ce qui donne un avantage « zéro risque » très fort dans les années à venir.  La proximité permet également de créer plus vite et à moindre coût de meilleurs produits.

Quand les têtes et les mains sont ensemble, les produits sont mieux pensés et conçus jusqu’au bout.

Co-création Plateau Fertile

Le volume est mortifère

Il est tout aussi mortifère de tenter de faire des productions à grand volume. Notamment « remplir » des ateliers avec beaucoup de salariés et donc décrocher des subventions à l’emploi. C’est une vue court-termiste qui transforme des personnes sans qualification en robots et met en comparaison forcément défavorable par rapport à l’Europe de l’Est.

La recherche de volume est une stratégie du passé qui conduit à la surproduction, à la démarque de produits à peine portés et encombrants entrepôts et circuits de déchets municipaux. On le voit bien avec le développement des ateliers de la honte à Leicester.

L’avenir est aux productions mieux adaptées à la demande en continu, donc aux ateliers experts agiles capables de fabriquer plusieurs produits et de répondre vite aux demandes (prix, industrialisation, circuit de production). L’avenir est à la formation experte et sur les lieux de production de couturiers polyvalents, à l’utilisation des outils de production numériques.

Il faut changer la répartition de marges et l’expliquer au consommateur

Il faut cesser de multiplier les prix de production par 5 à 10 pour démarquer ensuite 30 à 50% du stock à 50%. Si un T-shirt coûte 10€, vendons le 30€ toute l’année et expliquons toute la chaîne de valeur.

Dépensons moins en coûts inutiles comme de trop grands magasins surstockés ou des organisations compliquées.

Il faut des ateliers répartis experts et créatifs

Créons davantage : les petites séries permettent de prendre plus de petits risques.

La mode de demain est frugale souple et inventive, elle est répartie et en réseau sur tout le territoire. Elle :

    • Intégrera des technologies déjà matures et efficaces de conception coupe et impression numérique ;
    • Offrira un lieu de travail évolutif au travail varié, des possibilités créatives et de création de son propre business ;
    • S’adapter sans peine à toutes conditions de marchés.

Un système à tisser

Les entreprises et les collectivités doivent ensemble bâtir avec les industriels existants. En collaboration avec les fablabs, les tiers lieux, les associations, il faut bâtir un système humain et éco-responsable comme éco-rentable. Il ne faut pas faire revenir les « Sweatshops » sur le territoire. Nous ne devons pas produire du Made in France vendeur dans des conditions au rabais.

Tiers lieu animation 1

Affichez vos convictions et portez un t-shirt éco-conçu en circuit court et dans un rayon de 65km dans les Hauts de France!
FashionGreenHub lance sa première campagne de crowdfunding afin de démontrer qu’un t-shirt 100% éco-local au juste prix est possible.
En ce moment sur Kisskissbankbank

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

10  qualités pour être un bon entrepreneur de mode éco-responsable

10 qualités pour être un bon entrepreneur de mode éco-responsable

À la veille de démarrer le cursus coaching Fashion Green Business et après avoir échangé avec pas mal de porteurs de projet candidats mais surtout avec une bonne centaine de membres porteurs de projet de Fashion Green Hub depuis cinq ans, j’avais envie de refaire un point sur les qualités d’un porteur de projet, celles qui vont favoriser sa réussite.

C’est-à-dire mettre en œuvre une entreprise suffisamment rentable pour au moins assurer son propre emploi et le plus souvent en créer d’autres, mais surtout être heureux et rendre heureux son entourage !

Tempérance

Une qualité peut-être un peu désuète mais la fréquentation assidue des réseaux sociaux nous entraine plus à réagir fortement sur le coup de l’émotion. Souvent de manière disproportionnée.

Attendre pour réagir est souvent la meilleure chose à faire.

Décider et assumer

Oui il faut sans cesse décider. Penser les risques et les possibilités.

Assumer ses décisions et s’y tenir !

Rien de pire qu’une girouette.

Fiabilité

Oui le business se fait dans la confiance et une des qualités clé, c’est de tenir ses engagements !

Promettre ce que l’on est certain de tenir. Réfléchir avant de s’engager. Donc savoir jauger le temps nécessaire pour accomplir toutes les taches nécessaires.

Se laisser de la marge, et donc au final respecter sa parole !

fiabilité - make a plan

Responsabilité

C’est parfois la qualité la plus difficile à développer lorsqu’on sort du salariat. La responsabilité finale est celle de l’entrepreneur. Il faut accepter aussi dans les mauvais moments.

Simplicité

Dire et faire simple.

Cela économise tellement de temps, permet de se faire comprendre, tant d’erreurs et dysfonctionnements  sont dues à un défaut de compréhension

On ne peut pas tout simplifier mais on peut faire au mieux ! Et se rappeler que ce qui est simple pour nous ne l’est peut-être pas pour tous 

conviction - there is no planet B

Conviction

La Mode responsable est viable si elle est assise sur des convictions profondes et stables. Ce n’est pas une tendance.

Il doit y avoir une cohérence entre sa vie et son entreprise dans la volonté de réduire son empreinte CO2. Polluer le moins possible, réduire sa consommation de ressources neuves et s’engager dans des actions communes.

Franchise

S’exprimer sans rien cacher. Dire ce qui va et ne va pas. Avec respect bien sûr. Demander aux autres ce qu’ils pensent.

La franchise permet de faire moins d’erreurs. D’exprimer ses doutes ou ses enthousiasmes et d’attirer des alliés dans l’aventure de l’entreprise.

Prendre le temps de bien faire

C’est une qualité capitale. La mode durable repose sur des fondations bien bâties, il y a un long travail de mise en place car les ressources sont moins faciles à trouver.

L’entreprise et les produits doivent être pensés pour durer et cela prend du temps. Du temps de préparation et du temps d’exécution.

Doser ses efforts

Il n’est pas efficace de trop travailler, cela nous abime et nous empêche de progresser en pensant et en développant notre réflexion sur nous même et notre entreprise. 

50H par semaine c’est déjà beaucoup !

Se laisser du temps inoccupé dans son planning pour sortir marcher ou appeler un ami, faire un jeu de société avec ses enfants ou lire.

doser ses efforts

Se décentrer

Il n’y a pas que notre projet.  Il faut aussi s’intéresser a ceux des autres, prendre le temps de donner de son temps précieux. Le mono centrage continu sur notre projet nous assèche et souvent nous angoisse.

Faire autre chose nous fait relativiser et relance notre créativité. Apprendre non stop et s’en donner le temps !

Les idées viennent souvent de mix entre des choses connues et des choses nouvelles (que ce soit une recette de cuisine ou un article sur une nouvelle technologie, ou une discussion avec un jeune enfant).

 

Toutes ces qualités se cultivent bien sûr. Aucun entrepreneur n’est parfait au démarrage, c’est une des formidables apports de l’entrepreneuriat : la transformation continue de soi.

L’important c’est de cultiver sans cesse cette progression, parfois invisible, parfois lente et de se faire confiance !

Chacun a son chemin il n’y a aucune recette.

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub

Les projets du cursus Fashion Green Business -3

Les projets du cursus Fashion Green Business -3

Candidats FGB

Le premier Cursus Fashion Green Business démarre ! Les jeunes marques bénéficient d’un accompagnement particulier : une formule à la carte. En effet elles sont lancées et savent quels sont les sujets à renforcer. Nous leurs proposons donc de choisir à la carte parmi les formations et les Expertises des Coachs du cursus Fashion Green Business ainsi qu’un diagnostic stratégique en début de cursus.Elles vont bien sûr bénéficier de tout l’Écosystème Fashion Green Hub : 300 entreprises engagées et solidaires.

Aujourd’hui je vous propose de faire connaissance avec deux des 4 jeunes marques qui intègrent ce cursus : Sondes Jarraya et BEHARE de Paul Grandvillemin.

Plusieurs sont déjà candidates pour la session de septembre.

Sondes Jarraya – projet Jarraya

Sondes qui es-tu ?

Je m’appelle Sondès Jarraya, je suis fille et petite fille de couturière et j’ai 55 ans. Après un BEP couture et un DEUG en droit, que j’ai obtenu dans mon pays natal la Tunisie, je suis arrivée en France, fin des années 80 et depuis, je travaille dans la confection du vêtement.
J’ai commencé en intérim par des missions au BON MARCHÉ, en tant que retoucheuse, essayeuse, puis première main dans les plus grandes maisons de couture parisiennes, avant d’intégrer la maison Chanel.

Qu’est-ce que tu aimes ?

J’aime la musique orientale et techno, la danse pour m’évader et faire du vélo. En rapport avec mon métier j’adore préparer des déguisements et me déguiser.

JARRAYA LOUATI_Sondes

Quel est ton projet ?

Pendant les quelques années passées chez Chanel, j’ai eu l’opportunité de tester et d’apprendre les méthodes de travail haute couture et prêt à porter haute gamme. J’ai aussi fait des formations de perfectionnement toile, coupe à plat et broderie.
Curieuse, méthodique et passionnée de couture, j’aime beaucoup réfléchir à des astuces pour mieux faire et plus vite.
J’ai ensuite voulu comprendre comment on construit un vêtement, comment l’adapter, et tant d’autres problématiques que j’ai voulu résoudre.
En tant que première main, je n’avais pas accès à l’étape du modélisme mais je voulais comprendre la toile, ce qu’est un vêtement d’aplomb, à quoi sert un droit fil, le sens du tissu etc… J’ai donc fait appel à la matière : le tissu. Des nuits blanches comme j’aime m’ont permis de mieux comprendre et d’imaginer d’autres possibilités de conception. C’est ainsi que j’ai créé un procédé de confection d’articles de vêtement. De fil en aiguille j’avais besoin de mesures exactes et j’ai fini par également inventer un instrument de prise de mesures.

Mon projet est donc né d’une volonté de comprendre et surtout de vouloir apporter une solution. La vêtement peut ainsi, être adapté à quelqu’un, tout genre et morphologie confondus. De mes origines, j’ai appris à partir de très peu pour créer, en évitant tout gâchis. Autant d’éléments qui font sens dans cette démarche d’une mode éthique.
Le projet, je le porte depuis quelques années. Le temps nécessaire pour moi de tester, de chercher de nouvelles techniques, à mon rythme pour aller jusqu’au bout de ma réflexion.

Qu’attends-tu de ce cursus ?

Depuis quelque temps, je réfléchis à qui pourra m’accompagner pour permettre à ce projet de franchir une étape et pas la moindre, celle du développement. Plus que jamais j’ai besoin d’être accompagnée, et d’avoir accès à d’autres expertises.

Paul Grandvillemin – projet Bahare

Paul qui es tu ?

Issu d’une famille de voyageurs (mes parents étaient professeurs), j’ai grandi en Guyane avant de revenir en Métropole pour mes études. Mes expériences dans le monde de l’entreprise m’ont fait prendre conscience de l’intensité de mon besoin de création. J’ai décidé de développer ma propre marque, en accord avec mes valeurs, en écho de mon histoire métissée et des nouveaux enjeux pour la mode, sa responsabilité à l’égard de notre planète.

Qu’est-ce que tu aimes ?

La nature sous toutes ses formes, la vie. Je suis curieux de toute rencontre, des expériences enrichissantes qui nourrissent mon travail et le portent plus loin. J’aime être entouré d’objets qui font sens et portent une histoire, les objets exotiques, les vieilles photos, les costumes et les folklores. J’aime le temps passé dans l’atelier à glaner les influences diverses qu’il faudra ensuite marier. J’apprécie l’élégance subtile d’une pièce bien façonnée.

Paul Grandvillemin

 Quel est ton projet ?

Je porte le projet d’un vestiaire féminin et responsable, pour la cliente comme pour la chaîne des acteurs qui ont pris part à son développement. Un vestiaire qui allie le souci d’esthétique et de confort à une exigence éthique. Une éthique où les matériaux naturels et responsables sont mis en œuvre par des partenaires eux-mêmes respectés dans leur travail. C’est un projet sain, qui se veut bienveillant pour tous et dans sa globalité, avec la mission de tout réaliser au plus proche de nous et de présenter une offre totalement verte.

Qu’attends-tu de ce cursus ?

Un accompagnement optimisé, où chaque aspect de mon projet peut être développé sous le prisme de sa spécialité. D’un coaching bienveillant me permettant d’évaluer la justesse des décisions prises et à prendre. D’un regard extérieur qui va m’aider à ne pas trop dériver et m’orienter quand cela est nécessaire. De nouer des contacts et développer un réseau aux intérêts communs et complémentaires.

 

Au total : 12 projets qui ont emballé les coachs à découvrir ces prochaines jours.

Et un deuxième cursus de formation-coaching prévu en septembre.

Découvrez sans plus tarder, les coachs qui aideront à ce que tous ces projets se concrétisent.

Plus d’informations sur : hello@fashiongreenhub.org

 

Annick Jehanne

Annick Jehanne

Présidente Fashion Green Hub